Mau­vais per­dant!

(NDLR) Ré­agis­sant mal à la dé­faite, Ste­ven Hom­bra­dos, can­di­dat aux der­nières élec­tions mu­ni­ci­pales, n’a rien trou­vé de mieux à faire au len­de­main du vote qui lui a été dé­fa­vo­rable, que de faire ré­fé­rence à des «zom­bies» en par­lant de ses conci­toyens et de

L'Informateur - - NEWS - Va­le­rie R. Car­bon­neau

L’In­for­ma­teur a dé­cou­vert des pro­pos mal pla­cés, iro­niques et par­fois même un peu gros­siers que Ste­ven Hom­bra­dos avait pu­bliés en an­glais sur les ré­seaux so­ciaux au len­de­main de sa dé­faite aux élec­tions mu­ni­ci­pales du 3 no­vembre. Il écri­vait no­tam­ment que Pro­jet Mon­tréal, le par­ti pour le­quel il bri­guait les suf­frages à titre de conseiller d’ar­ron­dis­se­ment pour le dis­trict de Ri­vière-desP­rai­ries, avait beau avoir une jeune équipe dy­na­mique, mais que les Prai­ri­vois, eux, pré­fé­raient faire du sur­place. Les ré­si­dents de RDP ne sont pas prêts à al­ler de l’avant, ils pré­fèrent plu­tôt res­ter dans leurs cocons et je suis tan­né d’at­tendre pour du chan­ge­ment po­si­tif, pour pa­ra­phra­ser ce der­nier, qui me­na­çait même de dé­mé­na­ger. Comme quoi l’amer­tume peut par­fois l’em­por­ter sur l’in­hi­bi­tion...

Or, la semaine der­nière, le Jour­nal joi­gnait M. Hom­bra­dos pour avoir le pouls de la si­tua­tion et ain­si l’en­tendre sur sa dé­faite. Un peu sur­pris par cet ap­pel, une di­zaine de jours après sa dé­faite, ce­lui qui cherche ac­ti­ve­ment à se lan­cer vers d’autres dé­fis a quand même ac­cep­té de se confier...

Ste­ven Hom­bra­dos est en­ga­gé au sein de Pro­jet Mon­tréal de­puis trois ans. An­cien em­ployé de la raf­fi­ne­rie Shell de Mon­tréal, le tech­ni­cien en gé­nie mé­ca­nique de for­ma­tion a éga­le­ment été pom­pier vo­lon­taire et fait par­tie des fi­gures connues du mi­lieu com­mu­nau­taire prai­ri­vois. « Or, il est vrai que la dé­faite est tou­jours dure à prendre », a par­ta­gé ce­lui qui n’en est pas à sa pre­mière ex­pé­rience po­li­tique, alors qu’il se pré­sen­tait aux der­nières élec­tions pro­vin­ciales sous la ban­nière de l’Union ci­toyenne du Qué­bec (UCQ).

Pour­tant, il avoue avoir été très em­bal­lé par son porte-à-porte tout au long de la cam­pagne. « Les gens ont peur du chan­ge­ment... C’est nor­mal, c’est un ca­rac­tère hu­main. Mais, je trouve qu’ils sont sou­vent mal in­for­més, d’au­tant plus que dans les mé­dias, on parle beau­coup des chefs de par­ti et très peu des can­di­dats lo­caux... J’ai d’ailleurs consta­té à quel point la plu­part mêle po­li­tique et en­jeux mu­ni­ci­paux, pro­vin­ciaux et fé­dé­raux. »

Ste­ven Hom­bra­dos a été dé­çu des ré­sul­tats, car ses nom­breuses dis­cus­sions avec les ré­si­dents lui avaient en­voyé le mes­sage clair qu’ils vou­laient d’un réel chan­ge­ment. Mais, les ré­sul­tats n’ont pas eu rai­son de ses ap­pré­hen­sions. Il a entre autres ou­ver­te­ment trai­té ses conci­toyens de « zom­bies » sur sa page Fa­ce­book et a même fait part qu’il en­ten­dait dé­mé­na­ger dans un autre quar­tier mon­tréa­lais, là où c’est plus « pro­gres­siste ». Il ajoute qu'il fau­dra en at­ten­dant se com­por­ter en «lê­che­cul pour ra­mas­ser des miettes».

Photo: gra­cieu­se­té).

Amère de sa dé­faite, Ste­ven Hom­bra­dos pu­blie des pro­pos sur­pre­nants sur les ré­seaux so­ciaux.(

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