La Pointe-de-l’Île dit non au ta­bac

Une cen­taine de pro­fes­sion­nels de la san­té, d’in­ter­ve­nants, d’or­ga­nismes de la com­mu­nau­té, d’hô­pi­taux et d’en­tre­prises du ter­ri­toire ont par­ti­ci­pé au pre­mier ren­dez-vous pour contrer le ta­ba­gisme or­ga­ni­sé par le Centre de san­té et des ser­vices so­ciaux (CS

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Pré­oc­cu­pés par les der­nières sta­tis­tiques, dont celles sur la san­té res­pi­ra­toire des jeunes en­fants du ter­ri­toire, le CSSS et sa di­rec­tion lo­cale de san­té pu­blique ont dé­ci­dé de dé­voi­ler un por­trait du ta­ba­gisme.

« La ni­co­tine créé une dé­pen­dance ex­trê­me­ment forte et ça de­vient la prin­ci­pale rai­son pour la­quelle les gens conti­nuent de fu­mer. Elle est as­so­ciée à plus de 30 % des can­cers dé­tec­tés chez les pa­tients », ex­plique la di­rec­trice lo­cale de san­té pu­blique, des soins in­fir­miers et de l’en­sei­gne­ment, Da­nielle Sas­se­ville.

La Pointe-de-l’Île, au-des­sus des moyennes ré­gio­nales

Des études confirment que la Pointe-de-l’Île est l’un des ter­ri­toires mon­tréa­lais où l’on trouve le plus grand nombre de fu­meurs et où la po­pu­la­tion est la plus aux prises avec des ma­la­dies pul­mo­naires chro­niques.

« À la Pointe-de-l’Île, nous avons 30 000 fu­meurs, nous sommes au-des­sus de la moyenne mont­réa­laise, ré­vèle Mme Sas­se­ville. Ce qui nous pré­oc­cupe da­van­tage, c’est l’âge de la clien­tèle qui se trouve à être entre 15 et 24 ans, donc on peut conclure que nos jeunes fument deux fois plus que dans le reste de la ville. »

Ce pre­mier ren­dez-vous sur le ta­ba­gisme com­por­tait un im­por­tant vo­let sur la mise en com­mun des res­sources d’aide dis­po­nible et des ini­tia­tives lo­cales té­moignent de l’im­por­tance de mieux in­ter­ve­nir en­semble. Ain­si les par­ti­ci­pants ont pu en ap­prendre da­van­tage sur les res­sources ré­gio­nales de la Di­rec­tion de san­té pu­blique, comme la ligne d’aide « J’ar­rête, j’y gagne » ou le centre d’aban­don du ta­ba­gisme.

« Les centres sont là pour ai­der ceux qui le dé­si­rent à faire la ces­sa­tion ta­ba­gique. Il s’agit d’un ser­vice d’ac­com­pa­gne­ment gra­tuit où plu­sieurs res­sources sont mises à la dis­po­si­tion de ceux qui veulent ar­rê­ter de fu­mer, si­gnale Mme Sas­se­ville. Il n’est ja­mais trop tard pour se prendre en main. Les sta­tis­tiques in­diquent qu’un fu­meur perd en moyenne 10 an­nées d’es­pé­rance de vie, alors nous en­cou­ra­geons les gens à ar­rê­ter. »

Cette der­nière af­firme qu’à la suite de cette pre­mière ren­contre, il y au­ra un nou­veau mou­ve­ment de concer­ta­tion avec les ac­teurs clés du sec­teur. Le CSSS de la Pointe-de-l’Île pense éga­le­ment dif­fu­ser plus lar­ge­ment le por­trait de la réa­li­té ac­tuelle ain­si que bo­ni­fier tout le ré­per­toire des par­te­naires qui sont en­ga­gés dans la lutte au ta­ba­gisme pour le rendre ac­ces­sible aux pro­fes­sion­nels de la san­té et aux ci­toyens.

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