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une mau­vaise com­bi­nai­son pour la STM.

Une dame a por­té plainte au­près de la So­cié­té de trans­port de Mon­tréal ( STM), après avoir aper­çu un conduc­teur de bus de la 449 Est uti­li­ser son té­lé­phone cel­lu­laire pen­dant qu’il condui­sait. Plu­sieurs usa­gers d’au­to­bus ont dé­jà été té­moins de ce même genre de si­tua­tion et ne se sentent plus en sé­cu­ri­té.

C’est dans l’au­to­bus 449 Ex­press Ri­viè­resdes-Prai­ries que la dame a consta­té que le chauf­feur de bus en­voyait des tex­tos au vo­lant. Cho­quée par ce com­por­te­ment, la dame en ques­tion a pris une photo pour l’en­voyer à la STM.

« Nous avons re­çu la photo et la plainte de la dame. Dans le cas qui nous concerne, c’est dif­fi­cile d’iden­ti­fier le chauf­feur d’au­to­bus mais, une fois qu’il se­ra iden­ti­fié, il se­ra convo­qué par son ges­tion­naire », ex­pli­quait la semaine der­nière Amé­lie Ré­gis, con­seillère cor­po­ra­tive à la STM.

In­ter­ro­gés à la sor­tie du bus 449 Ex­press, cer­tains usa­gers de la ligne ont té­moi­gné avoir dé­jà aper­çu plu­sieurs fois des chauf­feurs d’au­to­bus uti­li­ser leur cel­lu­laire en condui­sant.

« J’en vois pas beau­coup des chauf­feurs qui uti­lisent leur cel­lu­laire, mais à l’oc­ca­sion j’en aper­çois. Une fois, j’ai même por­té plainte à la STM, mais je ne sais pas ce qui s’est pas­sé par la suite. Je trouve que ce n’est vrai­ment pas sé­cu­ri­taire, parce que l’at­ten­tion du chauf­feur n’est plus là. Puis, il y a beau­coup de jeunes dans l’au­to­bus, c’est vrai­ment dan­ge­reux », ex­prime Louise De Roy.

Bien que la STM dé­nonce ce genre de com­por­te­ment, les me­sures dis­ci­pli­naires ap­pli­cables à ce type d’in­frac­tion peuvent va­rier en fonc­tion du dos­sier du chauf­feur.

« Tout dé­pend du dos­sier du conduc­teur. Ce­la peut al­ler à une jour­née de sus­pen­sion comme à des me­sures dis­ci­pli­naires moins im­por­tantes », com­mente Mme Ré­gis.

Une pas­sa­gère du bus 449 Ex­press pense que le manque de concen­tra­tion des chauf­feurs n’est pas seule­ment dû à l’uti­li­sa­tion de leur cel­lu­laire.

« Une fois j’étais dans l’au­to­bus et j’ai re­mar­qué que le chauf­feur n’ar­rê­tait pas de par­ler avec une autre per­sonne et on a presque eu un ac­ci­dent parce qu’il n’était pas concen­tré. Mon ami et moi, nous avions dé­ci­dé de prendre la plaque de l’au­to­bus pour por­ter plainte. Fi­na­le­ment on ne l’a pas fait », avoue Sa­rah.

Pour­tant, ce n’est pas la pre­mière fois que des usa­gers for­mulent des plaintes au­près de la STM, pour rap­por­ter ce genre d’in­frac­tion. En ef­fet, de jan­vier à oc­tobre 2013, 91 plaintes si­mi­laires ont été com­mu­ni­quées à la STM. Tou­te­fois, cette an­née, il y a eu 36 % moins de plaintes que l’an pas­sé. Pour re­mé­dier à la si­tua­tion, la STM as­sure que des ren­contres pour contrer l’uti­li­sa­tion des té­lé­phones au vo­lant sont of­fertes aux nou­veaux chauf­feurs.

« Avec la po­pu­la­ri­té des té­lé­phones in­tel­li­gents, on doit sen­si­bi­li­ser les chauf­feurs de bus en­core plus qu’au­pa­ra­vant sur la sé­cu­ri­té et la dis­trac­tion au vo­lant. Chaque mois, on fait une cam­pagne pour sen­si­bi­li­ser tous les chauf­feurs à la dis­trac­tion au vo­lant », sou­ligne Amé­lie Ré­gis.

Rap­pe­lons que l’ar­ticle 439.1 du Code de la sé­cu­ri­té rou­tière in­ter­dit de te­nir en main un té­lé­phone en condui­sant.

( Photo :pa­co­pho­to.ca)

Une dame a por­té plainte au­près de la STM après avoir aper­çu un chauf­feur de bus en­voyer des tex­tos au vo­lant.

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