Le soc­cer : plus po­pu­laire que le ho­ckey?

L'Informateur - - FONDATION DE L'INSTITUT PHILIPPE-PINEL - Au­drey.gauthier@tc.tc

L’aug­men­ta­tion de la po­pu­la­ri­té du soc­cer dans la Belle pro­vince ne cesse d’aug­men­ter, no­tam­ment avec l’ar­ri­vée de l’Im­pact de Mon­tréal au sein de la Ligue ma­jeure de soc­cer (MLS), en 2012. Au point que cette dis­ci­pline pour­rait, un jour, dé­pas­ser le sport na­tio­nal ca­na­dien.

« Pour ce qui a trait au nombre d’ins­crip­tions, nous avons dé­jà bat­tu le ho­ckey. Nous en avons 200 000 et ils en ont en­vi­ron 90 000 au Qué­bec. Nous nous at­ten­dons à voir ce chiffre aug­men­ter for­te­ment avec les grands évé­ne­ments spor­tifs qui s’en viennent, dont la Coupe du Monde », ré­vèle Mi­chel Dugas, co­or­don­na­teur des com­mu­ni­ca­tions chez Soc­cer Qué­bec.

Se­lon le co­or­don­na­teur, ce ne se­rait qu’une ques­tion de cou­ver­ture mé­dia­tique et d’ar­gent pour que le sport de ballon de­vance ce­lui de la ron­delle.

« L’ar­gent et la vi­si­bi­li­té na­tio­nale sont en­core au ho­ckey. Les res­sources ne sont pas les mêmes, no­tam­ment au su­jet des com­man­dites. Quand les jeunes ath­lètes vont être cou­verts dans les grands quo­ti­diens et qu’il y au­ra en­core plus de monde dans nos es­trades, ça va chan­ger la donne. L’en­goue­ment pour le soc­cer est là. Ça s’en vient », af­firme M. Dugas.

Une re­con­nais­sance in­ter­na­tio­nale

Les per­for­mances des équipes mont­réa­laises de soc­cer au sein des ligues pro­vin­ciales, na­tio­nales et in­ter­na­tio­nales ajoutent à la no­to­rié­té de ce sport, au point où des ath­lètes ain­si que des re­cru­teurs ins­crivent la mé­tro­pole dans leur ca­len­drier.

« Lors de notre camp de sé­lec­tion du mois de jan­vier, un peu plus de 500 joueurs de par­tout dans le monde y ont par­ti­ci­pé. Ils viennent de plus en plus loin, no­tam­ment de l’Eu­rope, de l’Amé­rique du Sud et même de la Nou­velle-Zé­lande. De plus en plus de jeunes croient que la voie pour de­ve­nir un joueur pro­fes­sion­nel, c’est de ve­nir à Mon­tréal », laisse sa­voir le di­rec­teur de l’Aca­dé­mie de l’Im­pact, Phi­lippe Eul­laf­froy.

De plus en plus de jeunes croient que la voie pour de­ve­nir un joueur pro­fes­sion­nel, c’est de ve­nir à Mon­tréal.

– Phi­lippe Eul­laf­froy

La si­tua­tion a aus­si été consta­tée par Soc­cer Qué­bec. Même si les ins­crip­tions os­cil­lent entre 185 000 et 200 000 membres an­nuel­le­ment, de plus en plus de joueurs ten­te­raient de se tailler une place au sein des équipes élites.

« De­puis trois ou quatre ans, il y a beau­coup plus d’équipes AAA (de ca­té­go­rie élite). Il faut aus­si ajou­ter que de plus en plus de jeunes de­meurent dans le soc­cer. Au­pa­ra­vant, plu­sieurs ath­lètes ve­naient seule­ment pour jouer au soc­cer et non pour faire car­rière. Au­jourd’hui, avec la Ligue de soc­cer élite du Qué­bec, qui a vu son nombre de for­ma­tions doubler, le sport-étude, pré­sent dans toutes les ré­gions de la pro­vince, la Pre­mière ligue de soc­cer du Qué­bec et l’Aca­dé­mie de l’Im­pact à Mon­tréal, il y a un dé­ve­lop­pe­ment de haut ni­veau. On sou­haite don­ner des ou­tils à ces jeunes pour qu’ils puissent se dé­ve­lop­per », in­dique M. Dugas.

(Pho­to : gra­cieu­se­té)

L’Aca­dé­mie et la pré-aca­dé­mie de l’Im­pact, qui com­porte des équipes de U8 à U23, ap­proche les 200 membres.

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