Fer­me­ture du CLSC de Ri­vière-des-Prai­ries la fin de se­maine

Une ma­nière de mieux ré­par­tir les res­sources

L'Informateur - - LA UNE - Si­mon.bous­quet-ri­chard@ tc.tc

Les centres lo­caux de ser­vices com­mu­nau­taires (CLSC) de Ri­vière-des-Prai­ries et de Mer­cier-Est- An­jou se­ront do­ré­na­vant fer­més la fin de se­maine, une dé­ci­sion qui per­met­tra d’éco­no­mi­ser 120  000  $ par an­née. Les em­ployés se­ront tou­te­fois af­fec­tés à d’autres tâches as­sure Hé­lène Bar­ral, di­rec­trice au Centre ré­gio­nal de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de la Pointe-de-l’Île.

L’In­for­ma­teur de Ri­vière-des-Prai­ries a ap­pris que le CSSS s’ap­prête à mo­di­fier ses heures d’ou­ver­ture de fin de se­maine en di­mi­ nuant ses ef­fec­tifs de moi­tié, du­rant cette pé­riode.

Le CSSS re­groupe trois CLSC. Jus­qu’à main­te­nant, deux infirmières et une ad­jointe ad­mi­nis­tra­tive étaient pos­tées dans chaque éta­blis­se­ment du­rant la fin de se­maine. Do­ré­na­vant, les CLSC de Ri­vière-des-Prai­ries et de Mer­cier-Est–An­jou se­ront fer­més du­rant cette pé­riode. Tous les ser­vices se­ront alors re­grou­pés à Pointe-aux- Trembles où quatre infirmières et une ou deux ad­jointes ad­mi­nis­tra­tives se­ront en poste.

« Nous ne vou­lons pas éco­no­mi­ser, mais mieux gé­rer nos res­sources pour mieux ser­vir les ci­toyens, in­siste Mme  Bar­ral. C’est une dé­ci­sion qui a été prise dans un contexte où nous de­vons es­sayer de mieux gé­rer nos res­sources et d’évi­ter le gas­pillage. Res­ter ou­vert avec deux em­ployées pour soi­gner seule­ment quelques per­sonnes, ce n’est pas uti­li­ser les fonds pu­blics de ma­nière in­tel­li­gente. »

Pas un ser­vice es­sen­tiel

La di­rec­tion jus­ti­fie sa dé­ci­sion par le faible acha­lan­dage de ces éta­blis­se­ments du­rant la fin de se­maine. Du­rant cette pé­riode, une moyenne de 20 per­sonnes par jour se pré­sentent dans cha­cun des CLSC.

Les trois quarts sont des ren­dez-vous afin de re­ce­voir, prin­ci­pa­le­ment, des trai­te­ments in­tra­vei­neux par an­ti­bio­tique, des chan­ge­ments de pan­se­ment ou des vac­cins.

« Les soins in­fir­miers qui sont don­nés dans les CLSC sont ra­re­ment ur­gents. La plu­part de ces ren­dez-vous pour­ront être pla­ni­fiés le lun­di ou le ven­dre­di. Les gens ont ac­cès à des ser­vices, alors ils doivent les uti­li­ser à bon es­cient  », af­firme Mme  Bar­ral. Elle sou­ligne que les CLSC sont ou­verts jus­qu’à 20  h, la se­maine.

Une plus faible pro­por­tion de la clien­tèle qui fré­quente le CLSC

la fin de se­maine concerne des cas im­pré­vi­sibles, dont les bles­sures, la grippe ou en­core de jeunes femmes qui veulent se pro­cu­rer la « pi­lule du len­de­main  ».

« Le CSLC n’offre pas de ser­vices ex­clu­sifs. Pour les bles­sures im­pré­vues, les gens pour­ront al­ler dans une cli­nique et les gens qui ont des ques­tions pour­ront contac­ter la ligne in­fo-San­té  », ex­plique Mme  Bar­ral. Elle sou­ligne que les « pi­lules de len­de­main  » sont éga­le­ment dis­tri­buées gra­tui­te­ment dans toutes les phar­ma­cies.

Ser­vices al­ter­na­tifs

Une liste des ser­vices al­ter­na­tifs se­ra d’ailleurs pu­bliée sur le site CSSSPointe.ca.

Cons­cient qu’il faut comp­ter une heure d’au­to­bus entre le CLSC de Ri­vière-des-Prai­ries et ce­lui de Pointe-aux-Trembles, le CSSS don­ne­ra des soins à do­mi­cile ou or­ga­ni­se­ra le trans­port de cer­tains pa­tients. Dans ces cas, il fe­ra ap­pel à des bé­né­voles ou paie­ra une course de taxi.

Ce ser­vice se­ra seule­ment offert en cas de réelle né­ces­si­té. Les fa­milles sans voi­ture de­vront donc faire le tra­jet en au­to­bus.

Sans op­po­si­tion

Même si le CSSS n’a pas en­core dif­fu­sé l’an­nonce à la ma­jo­ri­té de sa clien­tèle, la di­rec­tion as­sure avoir aver­ti ceux qui fré­quentent les CLSC la fin de se­maine.

« Nous n’avons re­çu au­cune pro­tes­ta­tion. Tout le monde peut se rendre à Pointe-aux-Trembles  » se ré­jouit, Mme Bar­ral.

Des usa­gers ren­con­trés le 30 mai der­nier contre­disent tou­te­fois la ver­sion de la di­rec­tion.

« Moi je dois ve­nir au CLSC de­puis deux mois tous les jours, in­cluant la fin de se­maine, pour chan­ger mes pan­se­ments et je n’ai pas été avi­sée. Vous me l’ap­pre­nez. Heu­reu­se­ment que j’ai une voi­ture, car je ne trou­ve­rais pas ce­la drôle  », in­dique Mme  Poi­rier, une ré­si­dente d’An­jou, une usa­gée du CSSS.

La di­rec­tion es­time que cette fer­me­ture ne fe­ra pas plus de vague que la dé­ci­sion vi­sant les ser­vices d’aide psy­cho­so­ciaux. De­puis un an et de­mi, ces soins sont of­ferts seule­ment à Pointe-aux-Trembles, du­rant la fin de se­maine.

C’est d’ailleurs l’une des rai­sons qui ont mo­ti­vé le choix de ce CLSC comme cli­nique de fin de se­maine.

Mal­gré tout, le CSSS s’en­gage à sur­veiller la ré­ac­tion des uti­li­sa­teurs. Le centre a donc mis une ligne té­lé­pho­nique (514 356-2572, poste 73073) en place pour les per­sonnes qui vou­draient por­ter plainte ou ob­te­nir des in­for­ma­tions.

Les ci­toyens mé­con­tent peuvent contac­ter Pierre Jo­lin, le com­mis­saire lo­cal aux plaintes, au 514 356-2572, poste 73251, ou pierre.jo­lin.pdi@ssss.gouv.qc.ca.

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