Des pa­tients et des em­ployés s’in­quiètent

L'Informateur - - DES DU CLSC DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES LA FIN DE SEMA - si­mon.bous­quet-ri­chard@tc.tc

Des pa­tients et des em­ployés du centre lo­cal de ser­vices com­mu­nau­taires (CLSC) de Ri­vière-des-Prai­ries s’étonnent et s’in­quiètent de la fer­me­ture de l’éta­blis­se­ment du­rant la fin de se­maine.

« Ce n’est ja­mais une bonne nou­velle. Dé­jà qu’il faut at­tendre long­temps quand on va à l’hô­pi­tal et tout le monde va se di­ri­ger au même en­droit alors, ça va en­gor­ger les ur­gences. », Chan­tal Du­puis, ré­si­dente du quar­tier. Comme toutes les per­sonnes ren­con­trées aux portes du CLSC, cette mère de fa­mille s’est pro­non­cée contre cette dé­ci­sion.

Dès la fin de se­maine pro­chaine, les pa­tients de­vront se rendre à Pointe-aux-Trembles pour re­ce­voir des soins.

« Si mon pe­tit se fait mal et que je ne sais pas si c’est grave, c’est beau­coup trop loin de se rendre à Pointe- aux- Trembles  » , ex­plique Patricia Desou­sa, une mère mo­no­pa­ren­tale sans voi­ture.

Il n’y a pas que les fa­milles qui craignent de souf­frir de cette dé­ci­sion à en croire le té­moi­gnage d’une dame âgée qui tient à gar­der l’ano­ny­mat. Elle s’in­quiète de la dis­pa­ri­tion d’un ser­vice de proxi­mi­té es­sen­tiel pour elle.

Manque d’in­for­ma­tion

Par­mi la clien­tèle in­ter­ro­gée, per­sonne n’était in­for­mé des nou­velles heures d’ou­ver­ture. D’ailleurs, au­cune af­fiche n’en fait état sur les portes du CLSC.

« Ça au­rait dû être an­non­cé parce que les gens vont peut-être se dé­pla­cer pour rien  », dé­plore Tanya Cee. La jeune femme s’in­quiète par­ti­cu­liè­re­ment du sort des per­sonnes âgées et à mo­bi­li­té ré­duite. Elle craint que le trans­port jus­qu’à Pointe-aux-Trembles en­traîne des com­pli­ca­tions aux per­sonnes dont la san­té est dé­jà fra­gile.

Cer­tains em­ployés aus­si s’in­quiètent de cette dé­ci­sion du CSSS.

« C’est mal­hon­nête de la part de l’ad­mi­nis­tra­tion de ne pas avoir in­for­mé la po­pu­la­tion. Ce n’est peut-être pas une coupe, mais ça ré­duit tout de même le ser­vice à la po­pu­la­tion  » , es­time une employée qui tient à gar­der l’ano­ny­mat.

Elle ob­serve une di­mi­nu­tion dans la qua­li­té des ser­vices, no­tam­ment du temps consa­cré à chaque pa­tient, au cours des der­nières an­nées.

« Alors qu’il y a une aug­men­ta­tion du nombre de cadres, la charge de travail des em­ployés ne cesse d’aug­men­ter. Ça nous laisse moins de temps pour avoir un contact hu­main avec les pa­tients et pour faire de l’en­sei­gne­ment  », conclut-elle.

Du cô­té des élus, Chan­tal Rou­leau s’est éga­le­ment dite éton­née de la dé­ci­sion du CSSS. La mai­resse de l’ar­ron­dis­se­ment pré­voit contac­ter la di­rec­tion du centre afin de com­prendre la dé­ci­sion.

« Je ne suis pas en fa­veur d'une telle dé­ci­sion, a pour sa part com­men­té le dé­pu­té pro­vin­cial Marc Tan­guay. Je vais ren­con­trer le di­rec­teur gé­né­ral du CSSS au mi­lieu de la se­maine pour en dis­cu­ter. Je sou­haite que les Prai­ri­vois aient ac­cès aux meilleurs soins pos­sible. »

La cli­nique mé­di­cale 8260, seul groupe de mé­de­cine fa­mi­liale ou­vert la fin de se­maine dans le quar­tier, n’a pas ré­pon­du à notre de­mande d’en­tre­vue.

(Pho­to TC Me­dia – Si­mon Bous­quet)

Chan­tal Du­puis craint que la fer­me­ture des centres lo­caux de ser­vices com­mu­nau­taires en­gorge les hô­pi­taux.

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