Des ins­ti­tu­tions de l’Est en mode so­lu­tion

L'Informateur - - LA UNE - (Col­la­bo­ra­tion: Si­mon Bousquet-ri­chard, Steve Ca­ron et Fré­dé­rique Cha­rest)

Afin de pré­ve­nir les dos­siers de har­cè­le­ment psy­cho­lo­gique en mi­lieu de tra­vail, plu­sieurs em­ployeurs de l’est de Mon­tréal se sont do­tés d’une po­li­tique in­terne stricte et ne prennent pas les choses à la lé­gère.

C’est no­tam­ment le cas à l’Hô­pi­tal Ri­viè­redes-Prai­ries, où l’on mise d’abord et avant tout sur la pré­ven­tion.

« Le res­pect est l’une de nos va­leurs or­ga­ni­sa­tion­nelles fon­da­men­tales. Dans notre pro­gramme d’ac­cueil des nou­veaux em­ployés, nous pre­nons le temps de leur ex­pli­quer notre po­li­tique en ma­tière de vio­lence et de har­cè­le­ment psy­cho­lo­gique afin qu’elle soit bien com­prise par tous », in­dique Gi­sèle Car­pen­tier, di­rec­trice du dé­ve­lop­pe­ment or­ga­ni­sa­tion­nel et de la ges­tion des res- sources hu­maines à l’Hô­pi­tal Ri­vière-des-Prai­ries.

Chaque an­née, l’éta­blis­se­ment de san­té or­ga­nise une ac­ti­vi­té en lien avec la vio­lence et le har­cè­le­ment psy­cho­lo­gique et tous les deux ans, un grand sa­lon est or­ga­ni­sé pour trai­ter de ce su­jet.

L’hô­pi­tal a aus­si mis sur pied un co­mi­té consul­ta­tif de pré­ven­tion et un co­mi­té de trai­te­ment des plaintes.

À la pre­mière étape du pro­ces­sus, les em­ployés sont in­vi­tés à dé­non­cer les si­tua­tions li­ti­gieuses au­près d’une per­sonne res­source spé­cia­le­ment for­mée à cet ef­fet. L’éta­blis­se­ment de san­té compte une ving­taine de ces per­sonnes res­sources. Des gens qui ne sont pas des membres de la di­rec­tion et qui se sont por­tés

Dès qu’une si­tua­tion est rap­por­tée, des dis­cus­sions s’en­clenchent pour ten­ter de cor­ri­ger le tout. Sou­vent, il peut s’agir de mé­sen­tente entre em­ployés et le fait d’en dis­cu­ter avec les per­sonnes concer­nées en com­pa­gnie de la per­sonne res­source per­met de ré­gler la si­tua­tion.

Dans le cas contraire, c’est au co­mi­té de trai­te­ment des plaintes de prendre le re­lais et d’en­ta­mer les in­ves­ti­ga­tions né­ces­saires.

Tou­te­fois, les ef­forts de pré­ven­tion semblent bien fonc­tion­ner puis­qu’au cours des trois der­nières an­nées, au­cun cas avé­ré ne s’est re­trou­vé de­vant les tri­bu­naux.

CSSS de la Pointe-de-l’Île

Du cô­té du Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux ( CSSS) de la Pointe- de- l’Île, des me­sures ont été mises en place dès 2002, lors de l’in­tro­duc­tion de la no­tion de har­cè­le­ment psy­cho­lo­gique dans la Loi sur les normes du tra­vail. De­puis, les cadres sont for­més sur la fa­çon d’agir en cas de plainte.

Il n’existe pas de ser­vice par­ti­cu­lier pour ré­pondre à ce genre de plaintes au CSSS. Lors­qu’un em­ployé se dit vic­time d’har­cè­le­ment, il doit d’abord en faire part à la per­sonne concer­née, puis à son su­pé­rieur im­mé­diat. S’il se dit vic­time de ce­lui-ci, il peut alors s’adres­ser di­rec­te­ment aux res­sources hu­maines. Une en­quête est alors me­née pour éva­luer s’il s’agit ef­fec­ti­ve­ment de har­cè­le­ment.

Même si au­cune plainte n’a che­mi­né jus­qu’à Com­mis­sion des normes du tra­vail, 18 plaintes ont été gé­rées à l’in­terne. De ce nombre, trois n’étaient pas re­ce­vables d’em­blée, alors que les 15 autres ont été aban­don­né à la suite de l’en­quête.

« Cer­taines de ces plaintes concer­naient da­van­tage des cas d’in­ci­vi­li­té ou de manque de tact, ex­plique De­nis Bé­nard, di­rec­teur ad­joint au CSSS. Même si ce ne sont pas des cas de har­cè­le­ment, ça ne veut pas dire que nous n’agis­sons pas, car ce sont des comportements contraires à notre code de conduite. Notre ob­jec­tif est que nos em­ployés soient heu­reux au tra­vail. »

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