Vieillir sans de­ve­nir vieux

L'Informateur - - BIEN DANS SA PEAU - Denise Car­di­nal Au­teure, confé­ren­cière, re­la­tion­niste, en­sei­gnante cer­ti­fiée de L’École In­ter­na­tio­nale de Rêves Ni­cole Grat­ton

Que si­gni­fie pour vous le mot « re­traite »? Voi­ci quelques dé­fi­ni­tions in­té­res­santes trou­vées dans le dic­tion­naire : « Ac­tion de se re­ti­rer en ar­rière, de s’écar­ter, ac­tion de se re­ti­rer de la vie ac­tive ». Le mot re­traite était em­ployé à la guerre pour « re­ti­rer » les hommes bles­sés et les re­tour­ner au foyer. Mot par la suite em­ployé pour re­ti­rer les per­sonnes du mar­ché du tra­vail. Est-ce votre dé­fi­ni­tion? Votre vi­sion de cette nou­velle étape de votre vie? Pour moi, la re­traite n’existe pas; c’est la vie qui conti­nue avec de nou­veaux pro­jets, moins de res­pon­sa­bi­li­tés et un ba­gage de connais­sances à en faire rê­ver plu­sieurs. Pour vivre une re­traite heu­reuse, réus­sie, on doit la pré­pa­rer quelques an­nées à l’avance, je ne parle pas ici mo­né­tai­re­ment seule­ment, mais aus­si psy­cho­lo­gi­que­ment, avoir une vi­sion de ce que l’on dé­sire être, faire. Et vous, qu’elle est votre vi­sion? Votre but? Une fois à la re­traite, nous res­tons tous avec nos ta­lents, nos com­pé­tences, nos pas­sions, nos rêves non réa­li­sés, nos peurs et nos craintes, mais aus­si avec le dé­sir in­tense d’être heu­reux, ac­tif, ai­mé et en san­té. C’est le mo­ment de ré­or­ga­ni­ser sa vie, tout comme nous l’avons fait à l’ado­les­cence lors­qu’il est ve­nu le mo­ment de faire un choix de car­rière, et en­suite lorsque nous avons dé­bu­té sur le mar­ché du tra­vail. N’avons-nous pas aus­si fait le choix de nous ma­rier ou de res­ter cé­li­ba­taire? Nos choix nous ont-ils com­blés? Peut-être au­rions­nous pré­fé­ré ac­com­plir autre chose, mais les res­pon­sa­bi­li­tés, les en­ga­ge­ments, nous en em­pê­chaient. Qu’en est-il alors de l’or­ga­ni­sa­tion de cette nou­velle phase de notre vie? Nos ob­jec­tifs? Nos as­pi­ra­tions ? Nos grands rêves? La re­traite n’est pas la fin, mais le pro­lon­ge­ment de la vie, une tran­si­tion. Que fe­rons-nous de ce temps libre qui nous est of­fert? Quelle vi­sion en avons-nous? Voya­ger, ma­ga­si­ner, jouer au bridge, faire du sport ? N’avons-nous pas aus­si be­soin de nous sen­tir utile, d’avoir ce sen­ti­ment d’ac­com­plis­se­ment? De réus­sir notre vie jus­qu’à la fin? La re­traite est une tran­si­tion im­por­tante, une pé­riode qui fa­vo­rise l’en­ri­chis­se­ment et qu’il faut bien pré­pa­rer si l’on veut la vivre dans l’har­mo­nie et en san­té. Quelle sorte de re­traite vou­lez-vous vivre? On crée sa vie, on crée aus­si sa re­traite. Cette nou­velle pé­riode de notre vie nous offre une oc­ca­sion ex­cep­tion­nelle de réa­li­ser nos plus grands dé­si­rs. Si vous pré­voyez vous re­ti­rer du mar­ché du tra­vail d’ici quelques an­nées ou si vous avez dé­jà fran­chi cette étape, quel est votre plus grand rêve? Votre plus grand dé­sir? Qu’est-ce qui vous pas­sionne le plus? Pour­quoi rê­ver di­rez-vous? Pour évi­ter l’en­nui, la so­li­tude, mais aus­si pour ne pas avoir ce sen­ti­ment d’in­uti­li­té qui nous guette en vieillis­sant et pour res­ter en san­té phy­si­que­ment, émo­ti­ve­ment et in­tel­lec­tuel­le­ment. Si chaque jour qui passe nous nous ques­tion­nons au ré­veil sur ce que nous al­lons faire pour pas­ser le temps, ce­la au­ra des ré­per­cus­sions sur notre san­té men­tale et phy­sique Re­mar­quez au­tour de vous et vous ver­rez que les per­sonnes qui sont le plus en forme et rem­plies d’éner­gie sont celles qui cultivent des in­té­rêts et réa­lisent leurs rêves.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.