Lutte à deux à la pré­si­dence

Élec­tions sco­laires

L'Informateur - - LA UNE - Ma­rie-Claude Chiasson (En col­la­bo­ra­tion avec Si­mon Bous­quet)

Vincent Ar­ci­re­si se targue d’être à la tête de la com­mis­sion sco­laire la mieux ad­mi­nis­trée au Qué­bec. Le pré­sident sor­tant de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) sou­haite en­ta­mer son qua­trième man­dat à l’is­su de l’élec­tion sco­laire qui se tien­dra le 2 no­vembre.

« Nous sommes en très bonne san­té fi­nan­cière. J’ad­mi­nistre la CSPÎ comme si c’était mon en­tre­prise et en res­pec­tant le per­son­nel », ex­plique ce­lui qui est pré­sident de la com­mis­sion sco­laire res­pon­sable de l’est de Mon­tréal de­puis 1990.

Il es­time avoir be­soin de trois an­nées sup­plé­men­taires pour as­su­rer la pros­pé­ri­té de la com­mis­sion sco­laire pour les 20 pro­chaines an­nées.

Re­dres­ser les fi­nances

Au cours de ses man­dats, M. Ar­ci­re­si sou­tient avoir amé­lio­ré les in­fra­struc­tures sco­laires du ter­ri­toire de la CSPÎ.

« À mon ar­ri­vée, j’ai consta­té qu’il y avait beau­coup de tra­vail à faire. Il y avait des pro­blèmes de moi­sis­sure, d’amiante, etc. J’ai tra­vaillé avec achar­ne­ment et au­jourd’hui, on peut dire que nos écoles sont cinq étoiles », es­time le pré­sident.

Cette opi­nion est d’ailleurs par­ta­gée par Jean-Fran­çois Bou­chard, di­rec­teur de l’école se­con­daire Hen­ri-Bourassa à Mon­tréal-Nord.

« L’état de nos écoles à la Pointe-de-l’Île est ma­gni­fique, sou­tient M. Bou­chard. Nous sommes par­ti­cu­liè­re­ment gâ­tés de­puis sept ans. Les ca­siers, la can­tine, le ca­fé jeu­nesse, les fe­nêtres, les portes, les toi­lettes, la ven­ti­la­tion, etc. ont tous été chan­gés. »

Il n’y a pas que dans l’immobilier que M. Ar­ci­re­si a por­té ses ef­forts. Il as­sure avoir pris de bonnes dé­ci­sions afin de re­dres­ser les fi­nances et que beau­coup de pro­grès ont été réa­li­sés dans les écoles du sec­teur.

« J’ai trou­vé 5 M$ de dettes, alors j’ai com­men­cé à cou­per par le bu­reau du pré­sident lui-même. J’ai no­tam­ment cou­pé deux postes, soit ce­lui de se­cré­taire au pré­sident de même que ce­lui d’agent d’in­for­ma­tion, énu­mère-t-il. En tout et par­tout, les chan­ge­ments ap­por­tés re­pré­sentent 500 000 $ d’éco­no­mie dans le bu­reau du pré­sident », ra­conte-t-il.

M. Ar­ci­re­si sou­tient aus­si avoir fait le mé­nage dans ce qu’il ap­pelle le « contrat des pho­to­co­pieuses ».

« C’était des contrats dif­fé­rents pour chaque école. Cer­tains s’éle­vaient à 35 000 $ d’autres 15 000 $. On a eu droit à des dé­fi­cits ex­cep­tion­nels. Main­te­nant, c’est ter­mi­né. Tout le monde paye le même mon­tant, une éco­no­mie pour la CSPÎ d’un autre 500 000 $ par an­née », main­tient-il.

Sous sa gou­verne, M. Ar­ci­re­si rap­pelle que les écoles pour adultes ont été re­struc­tu­rées et qu’elles fonc­tionnent mieux.

« Elles aus­si étaient dé­fi­ci­taires. C’était va­riable d’une an­née à l’autre. Non seu­le­ment il n’y a plus de dé­fi­cit au­jourd’hui, mais les ré­sul­tats aca­dé­miques sont bien meilleurs », main­tient-il.

L’ave­nir en pé­riode d’aus­té­ri­té

Mal­gré les coupes bud­gé­taires de 1 G$ an­non­cées par le mi­nistre de l’Édu­ca­tion, Yves Bol­duc, le pré­sident de la CSPÎ est loin d’être in­quiet pour l’ave­nir des écoles du sec­teur.

Même s’il af­firme avoir éli­mi­né toutes les dé­penses su­per­flues au cours de ses man­dats, M. Ar­ci­re­si es­time que les coupes bud­gé­taires de 1 G$ an­non­cées par le mi­nistre de l’Édu­ca­tion, Yves Bol­duc, ne for­ce­ront pas de di­mi­nu­tion de per­son­nel, ni de ser­vice aux élèves.

« Il faut s’or­ga­ni­ser et pré­voir à long terme. Nous avons une ré­serve pour des pro­jets qu’on doit réa­li­ser », af­firme M. Ar­ci­re­si qui n’a tou­te­fois pas vou­lu pré­ci­ser la na­ture de cette ré­serve.

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives)

Vincent Ar­ci­re­si, pré­sident sor­tant de la CSPÎ.

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