Vincent Ar­ci­re­si se dé­fend

L'Informateur - - NEWS - Ma­rie-Claude Chiasson

Le pré­sident sor­tant de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île, Vincent Ar­ci­re­si, a ré­agi à la plainte lo­gée au Di­rec­teur gé­né­ral des élec­tions (DGE) par son ad­ver­saire dans cette cam­pagne, Mi­ville Bou­dreault, au su­jet d’une pos­sible «uti­li­sa­tion de fonds pu­blics à des fins par­ti­sanes».

D’en­trée de jeu, Vincent Ar­ci­re­si ne se dé­file pas. Il a bel et bien com­mu­ni­qué avec le maire de Mon­tréal-Est, Ro­bert Cou­tu, afin qu’il lui sug­gère des can­di­dats pour les élec­tions.

« Je l’ai fait pour l’ave­nir de Mon­tréal-Est et ce­lui de la Com­mis­sion sco­laire », lance-t-il.

Mais il sou­tient du même souffle qu’il y a toute une his­toire der­rière ce­lui qui a son­né l’alarme et laisse en­tendre que M. Cou­tu au­rait gar­dé une cer­taine ran­cune à son en­droit.

« Avant les élec­tions gé­né­rales (de 2009), il y avait un projet d’agran­dis­se­ment de gym­nase à l’école Saint-Oc­tave. Nous avons donc com­men­cé à faire des tra­vaux, prin­ci­pa­le­ment les plans et de­vis, qui s’éle­vaient à 140 000 $. Mais, une fois ar­ri­vée au pou­voir, M. Cou­tu a vou­lu abo­lir le projet et nous sommes al­lés en Cour pour qu’il nous re­paye les frais en­cou­rus. Fi­na­le­ment, ça s’est ré­glé à l’amiable au coût d’en­vi­ron 120 000 $, ra­conte M. Ar­ci­re­si. Je l’ai har­ce­lé au moins 20 fois après ce rè­gle­ment pour qu’on se re­voie afin de dis­cu­ter des op­tions à mettre de l’avant pour ai­der cette école, mais il n’a ja­mais re­tour­né mes ap­pels.»

Il ne porte pas Ar­ci­re­si dans son coeur

Le maire de Mon­tréal-Est, Ro­bert Cou­tu avoue qu’il ne porte pas M. Ar­ci­re­si dans son coeur de­puis cette his­toire de gym­nase.

« Le gym­nase coû­tait 1.2 M$ et la Ville de­vait dé­frayer la moi­tié des coûts, soit 600 000 $. J’étais dans l’op­po­si­tion à ce mo­ment-là. Je trou­vais que c’était du vrai gas­pillage de fonds pu­blics. Au fi­nal, ce fût un rè­gle­ment ga­gnant-per­dant. Le ga­gnant: la com­mis­sion sco­laire et le per­dant: Mon­tréal-Est, sou­tient-il. Quand j’ai vu pas­ser la lettre de M. Ar­ci­re­si, je me suis dit qu’il ne fal­lait pas lais­ser pas­ser ça. Il fal­lait le dé­non­cer.»

M. Cou­tu sou­hai­te­rait clai­re­ment voir son ad­ver­saire, Mi­ville Bou­dreault, l’em­por­ter.

«M. Bou­dreault re­pré­sente la jeu­nesse et le chan­ge­ment. Ça fe­rait un grand bien à la CSPÎ », croit-il.

Fonds pu­blics ?

Vincent Ar­ci­re­si avoue aus­si avoir en­voyé des lettres aux autres maires de Mon­tréal, mais seu­le­ment pour « leur si­gni­fier qu’il comp­tait se pré­sen­ter comme can­di­dat à la pré­si­dence et qu’il avait du res­pect pour eux ».

« Il n’y a qu’à M. Cou­tu à qui j’ai de­man­dé de me sug­gé­rer des can­di­dats, mais c’était par voie de cour­riel. Était-ce vrai­ment du gas­pillage de fonds pu­blics ? Oui, j’ai en­voyé une lettre aux autres, mais c’était il y a des mois et fait sim­ple­ment par res­pect », clame-t-il.

À pro­pos de son ad­ver­saire, Mi­ville Bou­dreault, M. Ar­ci­re­si sou­tient qu’il n’a au­cun en­ne­mi en po­li­tique.

« Je res­pecte beau­coup mes ad­ver­saires. Vous ne m’en­ten­drez ja­mais par­ler contre lui. Lais­sons main­te­nant la dé­mo­cra­tie s’ex­pri­mer », sug­gère-t-il.

Le DGE n’au­rait, par ailleurs, pas en­core pris contact avec M. Ar­ci­re­si au su­jet de cette plainte.

Ce der­nier a tou­te­fois fait par­ve­nir une mise en de­meure à l’at­ten­tion de Ro­bert Cou­tu et Mi­ville Bou­dreault le ven­dre­di 1er oc­tobre der­nier dans la­quelle il leur de­mande de « mo­dé­rer leurs ar­deurs dans le cadre de la cam­pagne élec­to­rale (…) », au­tre­ment des re­cours ju­di­ciaires se­ront en­tre­pris. Au­cune ré­trac­ta­tion n’a pour au­tant été de­man­dée.

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