Mi­ville Bou­dreault sou­haite in­car­ner l’ave­nir de la CS­PÎ

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Élu pour la pre­mière fois en tant que com­mis­saire in­dé­pen­dant lors des élec­tions sco­laires de 2003, Mi­ville Bou­dreault ten­te­ra de se faire élire en tant que pré­sident de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CS­PÎ) lors des pro­chaines élec­tions sco­laires du 2 no­vembre.

Au to­tal, 11 per­sonnes font par­tie de l’équipe Mi­ville Bou­dreault pour la réus­site, avec la­quelle le can­di­dat es­père ga­gner les pro­chaines élec­tions sco­laires.

« J’ai une équipe équi­li­brée et re­pré­sen­ta­tive de notre clien­tèle à la CS­PÎ, si­gnale le can­di­dat. Notre ter­ri­toire est de plus en plus mul­ti­cul­tu­rel, alors je consi­dère qu’il est im­por­tant d’avoir des com­mis­saires qui re­pré­sentent bien les fa­milles qui ha­bitent nos quar­tiers. »

En ef­fet, l’équipe de M. Bou­dreault compte six hommes et six femmes en l’in­cluant, par­mi ses rangs. Plu­sieurs de ces can­di­dats re­pré­sentent des com­mu­nau­tés cultu­relles, avec des per­sonnes en pro­ve­nance de l’Ita­lie, Haï­ti et des pays magh­ré­bins.

Du chan­ge­ment

M. Bou­dreault, qui ha­bite le quar­tier de Poin­teaux-Trembles de­puis 24 ans, in­dique qu’il est temps d’ap­por­ter des chan­ge­ments ma­jeurs au sein du conseil des com­mis­saires de la CS­PÎ.

« Je n’ai rien contre mon ad­ver­saire Vincent Ar­ci­re­si, mais je pense qu’après 25 ans à la pré­si­dence, il est temps de voir un nou­veau vi­sage, confie le can­di­dat. À mon humble avis, il n’est pas sain qu’une ins­ti­tu­tion pu­blique soit di­ri­gée par la même per­sonne pen­dant trop long­temps. »

D’ailleurs, s’il est élu, M. Bou­dreault s’en­gage à quit­ter ses fonc­tions en tant que pré­sident au terme de deux man­dats.

« Si en deux man­dats, on n’est pas ca­pable de réa­li­ser les pro­jets qu’on a pro­po­sés au mo­ment de l’élec­tion, c’est très dif­fi­cile de le faire par la suite », dit-il.

Ses prio­ri­tés

Le can­di­dat, qui sou­haite ap­por­ter des chan­ge­ments ma­jeurs au ni­veau de la com­mu­ni­ca­tion et de l’image de la CS­PÎ, s’en­gage à être un pré­sident ac­tif et pré­sent au sein de la com­mu­nau­té.

« Si la plu­part des ci­toyens sont pour l’abo­li­tion des com­mis­sions sco­laires, c’est parce qu’ils ne savent pas comment ça fonc­tionne. Je veux pou­voir don­ner un vi­sage à CS­PÎ pour que les gens soient au cou­rant des dé­ci­sions qui sont prises ici et qui nous concernent tous », dé­clare M. Bou­dreault.

Le can­di­dat dé­sire aus­si ins­tau­rer une « nou­velle vi­sion de la pé­da­go­gie » en éta­blis­sant des ob­jec­tifs concrets. Il mise, entre autres, sur les ac­ti­vi­tés pa­ra­sco­laires ain­si que sur la ré­duc­tion de tâches ad­mi­nis­tra­tives dans les écoles.

« Les di­rec­tions des écoles sont tel­le­ment oc­cu­pées à faire de la pa­pe­rasse, qu’elles ne peuvent pas se concen­trer sur la réus­site des élèves, dit-il. Il faut faire confiance au mi­lieu et lui lais­ser carte blanche sur cer­tains as­pects. »

Il an­nonce qu’il mè­ne­ra une ba­taille fé­roce contre le dé­cro­chage sco­laire et af­firme qu’il tra­vaille­ra da­van­tage pour amé­lio­rer les re­la­tions de la CS­PÎ avec les ar­ron­dis­se­ments du ter­ri­toire.

Fi­na­le­ment, en ce qui concerne les com­pres­sions an­non­cées par le gou­ver­ne­ment, il in­dique qu’il fe­ra front com­mun avec les com­mis­saires, les écoles et les ci­toyens afin « d’arrêter l’hé­mor­ra­gie. »

« La meilleure fa­çon de dire non aux com­pres­sions, c’est d’al­ler vo­ter. Ce qui ar­rive aux com­mis­sions sco­laires concerne tous les ci­toyens, je les in­vite à al­ler vo­ter en grand nombre », conclut-il.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Mi­ville Bou­dreault, can­di­dat à la pré­si­dence de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île.

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