Don­ner du sang, c'est don­ner la vie P.5

L'Informateur - - LA UNE - Steve.ca­ron@ tc.tc

Pour Jacques Roy, don­ner du sang est l’un des plus beaux ca­deaux qu’une per­sonne peut faire. Avec plus de 385 dons de pla­quettes et de plas­ma à son ac­tif, des cen­taines de per­sonnes ont ain­si re­çu la vie en ca­deau.

Même s’il ne connaît pas et qu’il ne peut voir la ré­ac­tion du des­ti­naire, le ré­sident de l’est de Mon­tréal sait que son ca­deau est fort ap­pré­cié.

«Qui au­rait dit que j’en se­rais ren­du à près de 400 dons de sang, moi qui a peur des ai­guilles. Avec le temps, on peut dire que je m’y suis ha­bi­tué.»

C’est lors d’une vi­site d’Hé­ma-Qué­bec, à l’époque la Croix-Rouge, au sein de l’en­tre­prise pour la­quelle il tra­vaille que M. Roy a été sen­si­bi­li­sé à l’im­por­tance de don­ner du sang.

«J’y ai fait mon pre­mier don de sang, il y a plus de 30 ans, se rap­pelle-t-il et de­puis j’ai tou­jours conti­nué. Une fois par mois, se­lon mes dis­po­ni­bi­li­tés, je me rends au centre des don­neurs Glo­bule, à la place Ver­sailles, pour que l’on me pré­lève des pla­quettes et du plas­ma.»

Les pla­quettes pré­le­vées se­ront très utiles aux per­sonnes qui suivent des trai­te­ments de chi­mio­thé­ra­pie dans leur lutte contre le can­cer. Le plas­ma, lui, se­ra d’un grand se­cours pour les grands brû­lés.

«Le sang est un ou­til de tra­vail pour les mé­de­cins. Pour être en me­sure de bien ac­com­plir leurs tâches, ils en ont be­soin. Ce sen­ti­ment d’ai­der les autres est une source de mo­ti­va­tion. Si ma contri­bu­tion peut per­mettre de sau­ver des vies, c’est mi­nime comme ef­fort à faire», croit M. Roy.

472 dons de sang

Cla­rence Mi­ner, de Mon­tréal-Est, est aus­si un grand don­neur de sang. Il a fait plus de 470 dons à Hé­ma-Qué­bec

Toutes les deux se­maines, il se rend au centre des don­neurs de la place Ver­sailles pour of­frir pla­quettes et plas­ma.

Au fil du temps, ça fait plus de 20 ans qu’il donne du sang, il est de­ve­nu un membre de la fa­mille. Il connaît plu­sieurs em­ployés d’Hé­maQué­bec par leur pré­nom et ceux-ci le re­con­naissent éga­le­ment.

Le di­manche ma­tin, sur le coup de 8h, ne le cher­chez pas; il est sur une ci­vière en train de faire son don de sang. Et son ren­dez-vous est sa­cré.

«J’ai connu dans mon en­tou­rage des per­sonnes qui ont eu be­soin de trans­fu­sion de pla­quettes pour pas­ser à tra­vers des mo­ments dif­fi­ciles. Ce­la a été le dé­clic. De­puis, je suis un don­neur ré­gu­lier.»

M. Mi­ner in­vite d’ailleurs les gens à ne pas hé­si­ter à faire des dons de sang. En fai­sant un don de pla­quettes par aphé­rèse, le don­neur peut contri­buer à la sur­vie de per­sonnes souf­frantes jus­qu’à 24 fois par an­née.

L’or­ga­nisme peut fa­bri­quer des mil­lions de pla­quettes par mi­nute. La ra­pi­di­té avec la­quelle celles-ci se ré­gé­nèrent per­met au don­neur de re­trou­ver ra­pi­de­ment une for­mule san­guine com­plète. Com­pa­ra­ti­ve­ment, on ne peut faire que six dons de sang to­tal an­nuel­le­ment.

Les pla­quettes ont une du­rée de conser­va­tion de cinq jours seu­le­ment. Il faut cinq don­neurs de sang to­tal pour ob­te­nir une quan­ti­té de pla­quettes équi­va­lente à celle ob­te­nue avec un seul don par aphé­rèse.

De plus, cette forme de don ré­duit les risques de re­jet par l’or­ga­nisme du re­ce­veur, puisque la trans­fu­sion de pla­quettes pro­vient d’un seul don­neur. Le don de pla­quettes par aphé­rèse s’ef­fec­tue dans l’un des centres des don­neurs de sang Glo­bule d’Hé­ma-Qué­bec, sous la su­per­vi­sion en tout temps d’une in­fir­mière pro­fes­sion­nelle.

La for­mule pour le plas­ma par un ap­pa­reil d’aphé­rèse est éga­le­ment si­mi­laire à celle du pro­ces­sus pour les pla­quettes. Elle per­met de pré­le­ver un vo­lume de plas­ma plus éle­vé (500ml) que ce­lui is­su d’un don de sang to­tal (250ml).

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