Évé­ne­ment co­ro­na­rien et sexua­li­té

L'Informateur - - NEWS - Dr Mar­tin Ju­neau Car­dio­logue

Comme c’est le cas avec les activités quo­ti­diennes et l’ac­ti­vi­té phy­sique, il est nor­mal d’être crain­tif quant à la re­prise d’activités sexuelles suite à un in­farc­tus ou à des pon­tages. Ras­su­rez-vous, il est plu­tôt rare que les activités sexuelles dé­clenchent une nou­velle crise. Con­trai­re­ment à ce que l’on croit, l’ac­ti­vi­té sexuelle n’est pas aus­si exi­geante pour notre coeur qu’on le pense. En terme d’ef­fort, elle équi­vaut à mon­ter deux pa­liers d’es­ca­liers, faire du vé­lo ou de la marche ra­pide. Une re­la­tion sexuelle peut en­traî­ner une ac­cé­lé­ra­tion de la fré­quence car­diaque, cor­res­pon­dant ap­proxi­ma­ti­ve­ment à 130 bat­te­ments par minute, et une lé­gère aug­men­ta­tion de la ten­sion ar­té­rielle. La plu­part des pa­tients se sentent prêts à re­prendre leurs activités sexuelles entre 3 jours et deux se­maines après leur re­tour à la mai­son se­lon leur condi­tion. Comme pour toutes les activités phy­siques mo­dé­rées, il est pré­fé­rable d’at­tendre au moins une heure ou deux après un gros re­pas. Et rap­pe­lez-vous que pour toute ac­ti­vi­té phy­sique mo­dé­rée, vé­lo, marche ou autre, il est pré­fé­rable d’at­tendre au moins une heure ou deux après les re­pas pour la clien­tèle car­diaque.

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