Les élus et les mé­dias so­ciaux: la pru­dence est de mise

L'Informateur - - PLITIQUE 2.0 - Jean-marc.gil­bert@ - Avec la collaboration de Sa­man­tha Ve­lan­dia et de Steve Ca­ron

Les élus de Ri­vière-des-Prai­ries sont pré­sents sur les mé­dias so­ciaux, que ce soit sur Fa­ce­book ou Twit­ter, mais ils se donnent le de­voir d’être ex­trê­me­ment pru­dents et de se re­lire à plu­sieurs re­prises avant d’ap­puyer sur le fa­meux bou­ton «pu­blier».

Se­lon le dé­pu­té de La­Fon­taine, Marc Tan­guay, le mot d’ordre sur les mé­dias so­ciaux est pru­dence. «Je m’oc­cupe ex­clu­si­ve­ment de Twit­ter. Pour Fa­ce­book, j’ai l’aide de mon équipe, mais je de­mande tou­jours de voir le mes­sage avant qu’il soit pu­blié.»

Même s’il fait confiance en son équipe, il veut avoir le mot fi­nal puis­qu’il est conscient des risques de dé­ra­pages. «C’est fa­cile de cli­quer sur pu­blier , mais il faut vrai­ment y pen­ser plus qu’une fois.»

C’est d’ailleurs pour évi­ter la contro­verse qu’il n’échange pas beau­coup avec les gens qui l’in­ter­pellent, que ce soit sur Twit­ter ou Fa­ce­book.

«Je re­garde ce que les gens disent, mais je ré­ponds ra­re­ment pour ne pas ali­men­ter ceux qui cherchent la confron­ta­tion. Par­fois il faut aus­si blo­quer les gens hai­neux», ajoute le dé­pu­té.

La mairesse de l’ar­ron­dis­se­ment Ri­viè­redes- Prai­ries– Pointe- aux- Trembles, Chan­tal Rou­leau, abonde dans le même sens.

«Il faut être co­hé­rent entre ce que l’on dit et ce que l’on écrit. J’évite de créer des po­lé­miques ou des con­tro­verses sur les mé­dias so­ciaux car je n’aime pas émettre mon opi­nion sur ces pla­te­formes, in­dique-t-elle. Je les uti­lise prin­ci­pa­le­ment pour te­nir in­for­més les ci­toyens sur ce qui se passe dans leur ter­ri­toire. Je ne pense pas que ce­la soit la place pour te­nir des dé­bats.»

La co­lère, une mau­vaise conseillère

Si Marc Tan­guay avait un conseil à don­ner à un po­li­ti­cien qui hé­site à s’af­fi­cher sur Fa­ce­book ou sur Twit­ter en rai­son des risques que ça com­prend, M. Tan­guay ré­pète le mot pru­dence. «Sou­vent, les meilleurs tweets sont ceux que l’on n’en­voie pas. Aus­si, il ne faut ja­mais pu­blier un com­men­taire sur le coup de la co­lère», in­siste-t-il.

Même son de cloche pour la dé­pu­tée fé­dé­rale d’Ho­no­ré-Mer­cier, Pau­li­na Aya­la

«Fa­ce­book et Twit­ter dé­passent lar­ge­ment les fron­tières de ma cir­cons­crip­tion. Il faut être pru­dent avec ce que l’on écrit. C’est pour­quoi quand je suis fâ­chée, je m’abs­tiens d’écrire sur les mé­dias so­ciaux. Je pré­fère m’ac­cor­der une pause et re­ve­nir sur le su­jet plus tard » , note-t-elle.

Elle ne sou­haite pas non plus y éta­ler sa vie pri­vée. «Je fais une grande dis­tinc­tion entre ma vie pri­vée et ma vie pu­blique. Ce sont deux choses bien dif­fé­rentes et je ne mé­lange pas les deux. Par exemple, vous ne re­trou­ve­rez pas de pho­to­gra­phies de mes en­fants sur mes pages pu­bliques. Au même titre que mes en­fants ne m’ac­com­pagnent pas lors de mes évé­ne­ments.»

Mme Aya­la croit donc que «les mé­dias so­ciaux sont une belle vi­trine qu’il faut ap­pri­voi­ser».

Chan­tal Rou­leau tente aus­si de se rap­pro­cher de ses ci­toyens en uti­li­sant les mé­dias so­ciaux, mais ap­pré­cie moins cette fa­çon plu­tôt in­for­melle de com­mu­ni­quer.

«J’ai­me­rais être plus ac­tive car je sais que beau­coup de ci­toyens se sentent moins in­ti­mi­dés de com­mu­ni­quer avec les élus à tra­vers les ré­seaux so­ciaux, mais de l’autre cô­té, ça reste un moyen de com­mu­ni­ca­tion in­for­mel et pas très hu­main. De plus, je dois avouer qu’il m’ar­rive très sou­vent d’ou­blier les mots de passe, alors, quand je veux écrire quelque chose, c’est com­pli­qué, et il se peut tout sim­ple­ment que je laisse tom­ber.»

(Pho­to TC Me­dia)

Les élus de Ri­vière-des-Prai­ries sont pré­sents sur les ré­seaux so­ciaux, mais se montrent très pru­dents pour évi­ter de faire l’ob­jet de con­tro­verses.

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