Les en­sei­gnants de la Pointe-de-l’Île dé­noncent les de­mandes gou­ver­ne­men­tales

L'Informateur - - NEWS - Aman­tha.ve­lan­dia@ tc.tc

De­puis le 7 avril et jus­qu’à la fin de l’an­née sco­laire, les 3200 en­sei­gnants de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) ap­pli­que­ront des moyens de pres­sion dans les dif­fé­rents éta­blis­se­ments du ter­ri­toire.

Les syn­di­qués dé­noncent ain­si les de­mandes et pro­po­si­tions gou­ver­ne­men­tales en pré­vi­sion du re­nou­vel­le­ment de leur pro­chaine conven­tion col­lec­tive qui se né­go­cie de­puis la mi-jan­vier.

«Si nous de­vions ac­cep­ter les offres du gou­ver­ne­ment telles qu’elles nous sont pro­po­sées main­te­nant, ce­la équi­vau­drait à faire un re­tour de 40 ans en ar­rière dans les condi­tions de tra­vail des en­sei­gnants», aver­tit Luc Fer­land, pré­sident du Syn­di­cat de l’en­sei­gne­ment de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ).

Le ser­vice aux élèves tou­ché

Il ajoute que les ser­vices aux élèves se­raient éga­le­ment af­fec­tés si ce scé­na­rio s’avé­rait.

«En uti­li­sant le pré­texte de la ri­gueur bud­gé­taire et de la mo­der­ni­sa­tion de la conven­tion col­lec­tive, le gou­ver­ne­ment s’at­taque di­rec­te­ment aux condi­tions de tra­vail des en­sei­gnants qui, à leur tour, in­fluencent né­ga­ti­ve­ment la qua­li­té des ser­vices aux les élèves», mar­tèle le pré­sident.

M. Fer­land, qui pro­tège les en­sei­gnants des éta­blis­se­ments sco­laires de Saint-Léo­nard, Mon­tréal-Nord, Ri­vière-des-Prai­ries, Poin­teaux- Trembles, Mon­tréal- Est et An­jou, in­dique que les élèves des mi­lieux dé­fa­vo­ri­sés se­ront par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés par les pro­po­si­tions gou­ver­ne­men­tales.

«Voi­là quelques an­nées, nous avions réus­si à bais­ser le ra­tio d’élèves en mi­lieu dé­fa­vo­ri­sé afin de pou­voir leur of­frir un ser­vice plus per­son­na­li­sé et les ai­der dans leur ap­pren­tis­sage, ra­conte le pré­sident. Cette an­née, le gou­ver­ne­ment nous pro­pose d’abo­lir les an­nexes qui traitent d’une fa­çon ou d’une autre des ra­tios, ce qui veut dire qu’on pour­rait fa­ci­le­ment se re­trou­ver avec des classes avec beau­coup plus d’élèves que main­te­nant.»

Il ajoute que le gou­ver­ne­ment s’at­taque éga­le­ment aux en­ca­dre­ments de la conven­tion col­lec­tive qui ga­ran­tissent un mi­ni­mum de ser­vices aux élèves.

Condi­tions de tra­vail

Les syn­di­qués dé­noncent la très basse aug­men­ta­tion de sa­laire qui est pro­po­sée par le Sé­cré­ta­riat du Conseil du tré­sor.

«Nos sa­laires sont dé­jà en re­tard par rap­port à l’in­dice des prix à la consom­ma­tion, en rai­son des faibles aug­men­ta­tions que nous avons eues de 2005 à 2010, in­dique le pré­sident. Ce qui est pro­po­sé main­te­nant, c’est d’avoir une aug­men­ta­tion de 3 % sur cinq ans, donc, des gels de sa­laire pen­dant les deux pre­mières an­nées. De plus, on veut aug­men­ter nos heures de tra­vail et pas­ser de 32h à 35h de tra­vail.»

Le syn­di­cat, ré­gi par la Fé­dé­ra­tion au­to­nome de l’en­sei­gne­ment (FAE), vise plu­tôt à avoir des aug­men­ta­tions de 13,5 % sur les trois pro­chaines an­nées.

«Nous pro­po­sons une aug­men­ta­tion de 4,5 % pour rat­tra­per le re­tard des 10 der­nières an­nées, 6 % d’aug­men­ta­tion pour les an­nées en cours, ain­si que 3 % afin d’at­ti­rer et re­te­nir des nou­veaux en­sei­gnants car près de 25 % d’entre eux quittent lors des pre­mières an­nées de tra­vail. Il faut trou­ver un moyen de les re­te­nir » , si­gnale M. Fer­land.

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