Des bé­né­voles dé­voués

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

Si les Haï­tiens de Mon­tréal ont eu beau­coup de dif­fi­cul­té à ras­sem­bler tous les do­cu­ments né­ces­saires pour en­voyer leurs de­mandes de ré­si­dence per­ma­nente à temps, ils ont au moins pu comp­ter sur l’aide de bé­né­voles dé­voués, qui n’ont pas comp­té leurs heures.

À la Mai­son d’Haï­ti, Ka­tie Cher­meil a ai­dé des di­zaines d’Haï­tiens de­puis qu’elle a com­men­cé à faire du bé­né­vo­lat, au mois de mars.

«Au dé­but, les gens n’étaient pas trop ner­veux, mais au fur et à me­sure que la date li­mite ap­pro­chait, ils de­ve­naient de plus en plus an­xieux.»

Mme Cher­meil ex­plique que cer­taines in­for­ma­tions, qui pa­raissent simples à col­lec­ter, à pre­mière vue, peuvent fi­na­le­ment s’avé­rer plus dif­fi­ciles à re­tra­cer.

«Il y a plu­sieurs per­sonnes âgées qui, par exemple, ne se sou­viennent plus de la date de nais­sance de leurs pa­rents ou à qui il manque cer­taines pièces jus­ti­fi­ca­tives pour rem­plir les do­cu­ments.»

Il n’est pas rare qu’elle ar­rive à la Mai­son d’Haï­ti vers 9h pour quit­ter vers 21h. «Il y a beau­coup de don de soi dans la com­mu­nau­té, nous pre­nons ce­la très à coeur», ajoute une autre bé­né­vole.

De­man­deur… et bé­né­vole

Evens Dor­vil fait lui-même par­tie des Haï­tiens qui a dû ache­mi­ner une de­mande au gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, mais il agit aus­si à titre de bé­né­voles pour ai­der d’autres Haï­tiens.

«Le temps est res­treint. Il n’est pas rare de voir les gens par­tir d’ici [la Mai­son d’Haï­ti] à 22h ou 23h le soir», in­dique-t-il.

«Les bé­né­voles sont constam­ment at­te­lés à la tâche, mais par­fois, les gens que nous ai­dons doivent prendre une pause, car c’est dif­fi­cile pour eux. Il faut être ca­pable de se mettre dans la peau des autres pour com­prendre leur si­tua­tion», ajoute M. Dor­vil.

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