La séance tourne au vi­naigre

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

La der­nière séance du conseil d’ar­ron­dis­se­ment de Ri­vière- desP­rai­ries–Pointe-aux-Trembles avant la sai­son es­ti­vale a dé­gé­né­ré, le 7 juillet, alors qu’une es­car­mouche a écla­té entre des cols bleus et un at­ta­ché po­li­tique de l’ar­ron­dis­se­ment.

Un ci­toyen de l’ar­ron­dis­se­ment et conseiller syn­di­cal pour le syn­di­cat ca­na­dien de la fonc­tion pu­blique, Pierre-Guy Syl­vestre, s’est pré­sen­té au mi­cro pour po­ser une ques­tion à la mai­resse Chan­tal Rou­leau.

La mai­resse avait ré­pon­du à de nom­breuses ques­tions de re­pré­sen­tants syn­di­caux d’em­ployés mu­ni­ci­paux au cours de la séance. Elle a ré­pon­du une pre­mière fois à M. Syl­vestre, mais lorsque ce­lui-ci s’est mon­tré in­sis­tant, la mai­resse lui a de­man­dé de quit­ter la salle et a de­man­dé qu’on ferme le mi­cro.

Les em­ployés mu­ni­ci­paux, au­tant cols bleus que cols blancs, ont cha­hu­té avant de quit­ter en bloc.

Avant que les em­ployés mu­ni­ci­paux quittent la salle, l’at­ta­ché po­li­tique au ca­bi­net de la mai­resse Rou­leau, Sé­bas­tien Otis, qui pre­nait des pho­tos avec son cel­lu­laire, a eu un ac­cro­chage avec un col bleu, ce qui a for­cé la mai­resse Rou­leau à sus­pendre la séance mo­men­ta­né­ment.

«On a vou­lu m’ar­ra­cher mon té­lé­phone cel­lu­laire des mains parce que je pre­nais des pho­tos. J’ai seule­ment in­sis­té pour qu’on me rende mon ap­pa­reil», ex­plique M. Otis.

Lorsque TC Me­dia a d’abord ten­té d’ob­te­nir des ré­ac­tions de cols bleus, à l’ex­té­rieur de la salle du conseil, des syn­di­qués ont for­te­ment conseillé à l’au­teur de ces lignes de re­tour­ner à l’in­té­rieur. « On le sait bien, tu tra­vailles pour [Chan­tal] Rou­leau», a lan­cé une tra­vailleuse.

Ap­pe­lé à com­men­ter l’in­ci­dent im­pli­quant M. Otis, plus tard en soi­rée, Pierre- Guy Syl­vestre n’a pas vou­lu s’étendre sur le su­jet.

«Nos gens sont émo­tifs parce que les cols bleus sont mé­con­tents. Est-ce que [Denis] Co­derre es­saye d’im­po­ser sa vi­sion aux ar­ron­dis­se­ments? C’est un peu notre im­pres­sion, puis­qu’on s’en­tend bien, ha­bi­tuel­le­ment, avec la di­rec­tion de l’ar­ron­dis­se­ment», in­dique-t-il.

Ques­tion­né à sa­voir pour­quoi les em­ployés mu­ni­ci­paux étaient plus nom­breux qu’à l’ha­bi­tude à se pré­sen­ter au conseil, M. Syl­vestre ré­pond que c’est en rai­son de la len­teur de l’avan­ce­ment des dis­cus­sions.

«On s’as­soit avec la par­tie pa­tro­nale, mais pas as­sez sou­vent et ça ne va pas as­sez vite à notre goût», dé­plore-t-il.

Chose cer­taine, Mme Rou­leau n’a vrai­ment pas ap­pré­cié l’at­ti­tude des em­ployés mu­ni­ci­paux, la ju­geant « to­ta­le­ment in­ap­pro­priée».

L’in­ci­dent a du­ré en­vi­ron cinq mi­nutes. Mal­gré la vive ten­sion, les po­li­ciers n’ont pas eu à in­ter­ve­nir.

M. Otis a dit qu’il al­lait ré­flé­chir à l’idée de dé­po­ser une plainte contre ce­lui qui a vou­lu lui ar­ra­cher son té­lé­phone des mains.

(Pho­to TC Me­dia – Jean-Marc Gil­bert)

La der­nière séance du conseil d’ar­ron­dis­se­ment de RDP-PAT a été mar­quée par une dis­pute entre élus et syn­di­qués.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.