So­lu­tion tem­po­raire au chan­tier Gouin

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

Après des se­maines de ter­gi­ver­sa­tions, un com­pro­mis tem­po­raire a été trou­vé sur le bou­le­vard Gouin, à Ri­vière- des- Prai­ries. Le tron­çon exis­tant a été as­phal­té en par­tie et rou­vert à la cir­cu­la­tion pour per­mettre une ren­trée sco­laire plus har­mo­nieuse, pen­dant que l’ar­ron­dis­se­ment et l’en­tre­pre­neur dis­cutent de la suite des choses pour le chan­tier de 1,4 M$ à re­faire en en­tier.

Éric Ro­bert, le pré­sident de E2R, l’en­tre­prise char­gée de réa­li­ser les tra­vaux s’est fi­na­le­ment plié à la de­mande de l’ar­ron­dis­se­ment de Ri­vière-des-Prai­ries-Pointe-auxT­rembles, d’as­phal­ter une pe­tite par­tie du vieux tron­çon du bou­le­vard.

«Juste ce­la, ça coûte 40 000 $. Et je dois le payer de ma poche. On ne le fait pas parce que l’ar­ron­dis­se­ment le de­mande, mais plu­tôt pour les ci­toyens, car ils n’ont pas à payer pour ça [le conflit entre l’en­tre­pre­neur et l’ar­ron­dis­se­ment]», se dé­sole Éric Ro­bert, qui croit qu’un che­min en gra­vier au­rait été suf­fi­sant, plu­tôt que de po­ser de l’as­phalte qui de­vra pro­ba­ble­ment être dé­mo­li dans quelques mois, si le chan­tier doit être re­fait à neuf.

Avant que l’en­tre­pre­neur ac­cepte de re­pa­ver tem­po­rai­re­ment, plu­sieurs pa­rents d’élèves du Col­lège St- Jean- Vian­ney étaient in­quiets de sa­voir comment les élèves al­laient pou­voir se rendre à des­ti­na­tion avec les au­to­bus de la STM. Ils crai­gnaient que les au­to­bus aient à faire un long dé­tour de plu­sieurs ki­lo­mètres en pas­sant par l’au­to­route 40, dé­jà conges­tion­née ma­tin et soir.

Tra­vaux à re­com­men­cer

Rap­pe­lons que le 14 août, TC Me­dia a ré­vé­lé que l’ar­ron­dis­se­ment exige à l’en­tre­pre­neur, E2R inc., «de pro­cé­der à la dé­mo­li­tion et à la re­prise com­plète, à [ses] frais, des tra­vaux d’égout et d’aque­duc», puisque ceux-ci ne ré­pon­daient pas aux exi­gences de qua­li­té de l’ar­ron­dis­se­ment.

Une ren­contre au­ra lieu mar­di après-mi­di, entre l’ar­ron­dis­se­ment et l’en­tre­pre­neur pour dis­cu­ter de l’en­semble du chan­tier.

Éric Ro­bert conti­nue de dire que le chan­tier du bou­le­vard Gouin a été bien exé­cu­té et qu’il ré­pond aux exi­gences. Il en­tend pré­sen­ter deux contre-ex­per­tises lors de sa ren­contre avec les gens de RDPPAT qui «contre­disent com­plè­te­ment ce que l’ar­ron­dis­se­ment avance».

Avant de dé­voi­ler le conte­nu de ces contreex­per­tises, il pré­fère at­tendre de voir les rap­ports sur les­quels l’ar­ron­dis­se­ment se base pour lui de­man­der de re­com­men­cer le chan­tier.

«Nous ne sa­vons même pas ce qu’il nous re­proche. C’est un peu dif­fi­cile d’ac­cep­ter de re­faire le chan­tier dans ces cir­cons­tances», conclut l’en­tre­pre­neur.

Ul­ti­ma­tum

Dans une en­tre­vue ac­cor­dée au 98.5 FM, la mai­resse de l’ar­ron­dis­se­ment Chan­tal Rou­leau avait lan­cé, en quelque sorte, un ul­ti­ma­tum à l’en­tre­pre­neur en di­sant que le tron­çon de­vait ab­so­lu­ment être ou­vert lun­di ma­tin, en vue de la ren­trée.

Elle est ra­vie de la dé­ci­sion de l’en­tre­pre­neur.

«C’est tout à son avan­tage et tout en son hon­neur. C’était es­sen­tiel que ce tron­çon soit as­phal­té et être car­ros­sable pour les éco­liers», a-t-elle dit à TC Me­dia.

En ce qui concerne, les tra­vaux d’égout et d’aque­duc à re­faire dans le cadre de la re­lo­ca­li­sa­tion du bou­le­vard Gouin, la mai­resse es­time que la re­prise com­plète des tra­vaux est es­sen­tielle.

«Il y avait des fuites et plu­sieurs autres pro­blèmes. Une conduite a ha­bi­tuel­le­ment une du­rée de vie de 100 ans à Mon­tréal. Ces conduites-là étaient neuves, mais elles étaient dans le même état que si elles avaient 30 ans de vé­cu. C’est comme si vous ache­tez un lave-vais­selle neuf, mais que vous vous aper­ce­vez qu’il est usa­gé et a été uti­li­sé pen­dant 15 ans», illustre-t-elle.

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