Oc­cu­pa­tion illé­gale du do­maine pu­blic L'ar­ron­dis­se­ment serre la vis

L'Informateur - - LA UNE - Sa­man­tha.ve­lan­dia@ tc.tc

Ri­vière- des- Prai­ries – Poin­teaux- Trembles ( RDP- PAT) en­tend ser­rer la vis aux ci­toyens et com­mer­çants du sec­teur oc­cu­pant le do­maine pu­blic de fa­çon illé­gal. Une di­zaine de cas com­pro­met­tant la sé­cu­ri­té pu­blique et les opé­ra­tions de l’ar­ron­dis­se­ment ont dé­jà été re­cen­sés par l’ad­mi­nis­tra­tion qui a en­voyé des lettres d’aver­tis­se­ment aux ré­si­dents fau­tifs.

Ber­nard Do­na­to, chef de di­vi­sion à la di­rec­tion des tra­vaux pu­blic et de l’in­gé­nie­rie, in­dique que les cas à prio­ri­ser se­ront ceux qui com­pro­mettent la sé­cu­ri­té des ci­toyens ou les opé­ra­tions de l’ar­ron­dis­se­ment.

«Nous avons un cas d’un ci­toyen qui a fait construire une grande clô­ture en ci­ment sur le do­maine pu­blic, à la li­mite de sa pro­prié­té. La clô­ture a été bâ­tie sur le ré­seau d’aque­duc, alors si ja­mais nous avons à in­ter­ve­nir il se­ra im­pos­sible de le faire, dit-il. De plus, la clô­ture est tel­le­ment grande, qu’elle li­mite la vi­si­bi­li­té des au­to­mo­bi­listes qui cir­culent dans le sec­teur, puis­qu’elle se trouve en fa­çade dans une in­ter­sec­tion du quar­tier.»

Sta­tion­ne­ments illé­gaux

Les équipes de l’ar­ron­dis­se­ment ont fait des ins­pec­tions au cours des der­niers mois. Elles ont re­mar­qué que des ci­toyens se sont «ap­pro­priés» des par­celles de terre ad­ja­centes aux parcs pour construire des sta­tion­ne­ments.

«Il y a des com­mer­çants et des ci­toyens qui ont pa­vé une par­tie des parcs pour ga­rer leurs voi­tures. Même si ce­la ne nuit pas à nos opé­ra­tions, nous ne pou­vons pas le per­mettre. Ce sont des biens pu­blics qui ap­par­tiennent à tous les ci­toyens qui paient des im­pôts et qui ont le droit de les uti­li­ser», dit M. Do­na­to.

Un sen­tier pé­destre d’un parc de l’ar­ron­dis­se­ment au­rait même été mo­no­po­li­sé par deux pro­prié­taires qui ont agran­di leurs ter­rains en le blo­quant avec des clô­tures.

«C’est le genre de si­tua­tion que nous vou­lons cor­ri­ger et évi­ter à l’ave­nir. Même si ça fait 20 ou 30 ans que c’est comme ça, il n’y a pas de droits ac­quis dans ces cas, les ci­toyens de­vront s’y confor­mer», sou­tient le chef de di­vi­sion.

Deux mois pour se confor­mer

En ef­fet, les ci­toyens ayant re­çu des lettres de l’ar­ron­dis­se­ment au­ront 60 jours pour se confor­mer. Des ins­pec­teurs vé­ri­fie­ront par la suite que les lieux sont lais­sés dans le même état dans le­quel ils étaient avant les mo­di­fi­ca­tions faites par les pro­prié­taires fau­tifs.

«Ils ne se­ront pas contents car ils de­vront dé­bour­ser des sommes pour cor­ri­ger les chan­ge­ments qu’ils ont fait, mais nous n’avons pas le choix si nous vou­lons faire preuve d’équi­té en­vers tous les autres ci­toyens», si­gnale M. Do­na­to.

Des ter­rains à vendre ou à louer

Le chef de di­vi­sion in­dique que dans cer­tains cas très pré­cis, il se­ra pos­sible de né­go­cier avec l’ar­ron­dis­se­ment afin que les ci­toyens puissent ache­ter ou louer des ter­rains à la mu­ni­ci­pa­li­té.

«Il y a des ruelles par exemple, au bout des rues qui sont in­uti­li­sables pour les autres ci­toyens puisque per­sonne d’autre que les pro­prié­taires ad­ja­cents ne les uti­lisent. Dans ce cas-là, on peut pro­po­ser aux ci­toyens de les ache­ter afin que ces der­niers puissent agran­dir leurs ter­rains » , conclut M. Do­na­to.

(Pho­to Ar­chives)

Tous les pro­prié­taires qui ont re­çu une lettre au­ront deux mois pour se confor­mer.

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