L’im­por­tance d’avoir de bons sou­liers

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Même si la loi du Qué­bec oblige les au­to­mo­bi­listes qué­bé­cois à rou­ler sur des pneus d’hi­ver entre le 15 dé­cembre et le 15 mars, en­core nom­breux sont ceux à s’aven­tu­rer dans la froide sai­son avec des pneus quatre sai­sons, ou pire, d’été.

Mais pour­quoi, au juste, est-il si im­por­tant de chaus­ser son vé­hi­cule avec des pneus d’hi­ver? Pour plu­sieurs rai­sons.

Tout d’abord, c’est une ques­tion de ca­ou­tchouc. En ef­fet, la gomme qui com­pose les pneus d’été est conçue de sorte à res­ter ef­fi­cace, même lorsque la tem­pé­ra­ture s’élève à plus de 40 de­grés Cel­sius sur l’as­phalte. Cette gomme n’est donc pas faite pour les temps froids…

Les gens qui pensent que la gomme des pneus quatre sai­sons sont mieux, dé­trom­pez-vous. Sa­chez qu’à par­tir de 7 de­grés Cel­sius, et en des­cen­dant, elle perd de son adhé­rence. Par exemple, un pneu d’hi­ver, à cette tem­pé­ra­ture, s’ar­rête sur une dis­tance de 30 à 40 % plus courte.

Pa­reille­ment en ce qui a trait à l’éva­cua­tion de l’eau. Lorsque le pneu écrase la glace et la neige, les couches su­pé­rieures de la neige se trans­forment en mi­nus­cule couche d’eau. Or, cette eau doit être éva­cuée, et les pneus quatre sai­sons n’ont pas suf­fi­sam­ment de rai­nures pour ef­fec­tuer la tâche en toute sé­cu­ri­té.

Pour fi­nir, même les voi­tures de per­for­mance ont ac­cès à d’ex­cel­lents pneus d’hi­ver, qu’au­cun pneu quatre sai­sons de per­for­mance ne pour­ra éga­ler.

Être bien chaus­sé est d’une im­por­tance ca­pi­tale dans toute sorte d’ac­ti­vi­té, et il en va de même pour son au­to­mo­bile.

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