Des ten­sions, mais pas de guerre

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

Les dé­cla­ra­tions du pré­sident de la Fra­ter­ni­té des po­li­ciers de Mon­tréal à l’ef­fet qu’une guerre de gangs a dé­bu­té à Mon­tréal-Nord et Ri­viè­redes-Prai­ries font bon­dir les élus et les or­ga­nismes des deux quar­tiers, qui dé­plorent son ton «alar­miste».

Yves Fran­coeur, de la Fra­ter­ni­té des po­li­ciers, avait qua­li­fié «d’ex­plo­sive» la si­tua­tion à Mon­tréal-Nord et Ri­vière-desP­rai­ries, es­ti­mant que la vague d’in­ci­dents vio­lents était symp­to­ma­tique d’une re­prise des hos­ti­li­tés entre bandes cri­mi­na­li­sées.

Pier­re­son Va­val, di­rec­teur de l’or­ga­nisme Équipe RDP, qui tra­vaille en pré­ven­tion de la cri­mi­na­li­té, s’est in­di­gné en pre­nant connais­sance des pro­pos de M. Fran­coeur.

«On ins­tru­men­ta­lise nos com­mu­nau­tés pour des in­té­rêts cor­po­ra­tifs. C’est ir­res­pon­sable», lance M. Va­val, rap­pe­lant le conflit de tra­vail qui op­pose les po­li­ciers à la Ville de Mon­tréal.

«Oui, il y a des ten­sions, mais il ne faut pas tom­ber dans la dé­ma­go­gie. Quand on dit qu’il y a une guerre et que Ri­vière-desP­rai­ries est une pou­drière, c’est com­plè­te­ment faux», in­siste-t-il.

Ces pro­pos re­joignent ceux de Gilles De­guire, maire de Mon­tréal-Nord.

«Mon­tréal-Nord n’est pas pire qu’ailleurs», dit-il.

La pré­ven­tion

La conseillère de Ri­vière- des- Prai­ries, Na­tha­lie Pierre- An­toine, n’a, quant à elle, pas vou­lu com­men­ter di­rec­te­ment les pro­pos de M. Fran­coeur, mais as­sure que Ri­vière- des- Prai­ries est un en­droit sé­cu­ri­taire.

«Il y a eu quelques évé­ne­ments, mais quand on parle aux par­te­naires com­mu­nau­taires ou aux res­pon­sables de tous les postes de quar­tier de l’est, il ne semble pas y avoir de re­cru­des­cence » , avance- t- elle.

Elle rap­pelle que l’ar­ron­dis­se­ment in­ves­tit des mon­tants im­por­tants dans la lutte à l’adhé­sion aux gangs.

Du cô­té du PDQ 45, le com­man­dant Ma­rin es­time que les res­sources sont suf­fi­santes et que, quand la si­tua­tion l’exige, des po­li­ciers de postes de quar­tiers li­mi­trophes peuvent être ap­pe­lés en renfort.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

Les élus et or­ga­nismes es­timent que, mal­gré cer­tains évé­ne­ments en peu de temps, il est exa­gé­ré de par­ler d’une guerre de gangs de rue.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.