Une cli­nique offre l’ins­crip­tion té­lé­pho­nique

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

Fi­ni, l’at­tente d’une heure à l’ex­té­rieur à -20 de­grés Cel­sius pour es­pé­rer voir un mé­de­cin sans ren­dez­vous. Une cli­nique du bou­le­vard Mau­rice-Du­ples­sis, à Ri­vière-desP­rai­ries, lance un nou­veau ser­vice d’ins­crip­tion té­lé­pho­nique, à comp­ter du 2 no­vembre.

Le concept pro­po­sé par la cli­nique mé­di­cale GMF 8260 existe dé­jà dans cer­taines cli­niques de Mon­tréal et ailleurs au Qué­bec, mais il s’agit d’une pre­mière pour l’est de la mé­tro­pole.

«Ça ar­ri­vait par­fois, même en at­ten­dant une heure de­hors, que lorsque son tour ar­ri­vait, un pa­tient se fai­sait dire que la cli­nique était com­plète pour la jour­née», ad­met Pa­trice Pha­neuf, ges­tion­naire de la cli­nique GMF 8260 et ins­ti­ga­teur de ce pro­jet.

Ce der­nier avait lan­cé un cri du coeur, en 2014, pour dé­crier la pénurie de mé­de­cins qui af­flige Ri­vière-des-Prai­ries. De­puis, quatre nou­veaux mé­de­cins de fa­mille se sont gref­fés à sa cli­nique.

Dès 7h

Une quan­ti­té de places se­ra dé­ter­mi­née chaque jour en fonc­tion du nombre de mé­de­cins dis­po­nibles pour le sans ren­dez­vous et du rythme de cha­cun. Dès 7h du ma­tin, le pa­tient pour­ra ap­pe­ler au 438 386-7172 et on lui di­ra in­di­que­ra vers quelle heure il doit se pré­sen­ter à la cli­nique.

En plus d’évi­ter les dé­pla­ce­ments in­utiles, le ges­tion­naire croit que les avan­tages de ce nou­veau ser­vice sont nom­breux. Cette fa­çon de fonc­tion­ner pour­rait di­mi­nuer le stress chez les em­ployés de la cli­nique qui doivent sou­vent gé­rer la co­lère ou l’im­pa­tience de cer­tains.

Mais sur­tout, cette ligne té­lé­pho­nique per­met­tra de mieux di­ri­ger le pa­tient.

«Nous al­lons de­man­der aux gens qui ap­pellent s’ils ont dé­jà un dos­sier ici et s’ils sont sui­vis par un mé­de­cin de la cli­nique. Si oui, et si ce mé­de­cin fait du sans ren­dez­vous cette jour­née-là, nous al­lons ten­ter, au­tant que pos­sible, de lui faire voir son propre mé­de­cin», ex­plique M. Pha­neuf.

Si­mi­li­tudes avec d’autres pro­grammes

Le ges­tion­naire ex­plique qu’il y a plu­sieurs si­mi­li­tudes entre ce qu’il pro­pose et d’autres pro­grammes qui existent dé­jà, tels que Bon­jour-san­té et Ch­ro­no­me­triq, à l’ex­cep­tion que M. Pha­neuf l’offre sans frais sup­plé­men­taire.

Ad­ve­nant que son sys­tème fonc­tionne bien, le ges­tion­naire a l’in­ten­tion d’ap­pro­cher d’autres cli­niques du quar­tier pour sa­voir si elles sou­haitent im­plan­ter le même sys­tème.

Les ges­tion­naires de cer­taines cli­niques semblent dé­jà se mon­trer ré­cep­tifs, as­sure M. Pha­neuf.

«Tout le monde est ga­gnant»

Le Centre in­té­gré uni­ver­si­taire de san­té et de ser­vice so­ciaux (CIUSSS) de l’est de l’Île de Mon­tréal sa­lue l’ini­tia­tive.

«C’est ga­gnant pour les pa­tients, pour les mé­de­cins, pour tout le monde. Ça va aug­men­ter l’ac­ces­si­bi­li­té aux mé­de­cins, et sans frais», sou­ligne Ma­ria Fi­lia, conseillère à la table de coor­di­na­tion des ser­vices mé­di­caux de pre­mière ligne de la Pointe-de-l’île.

Elle croit aus­si que ce genre d’ini­tia­tive fa­vo­ri­se­ra le re­cru­te­ment d’un plus grand nombre de mé­de­cins, dans un sec­teur où la pénurie se fait bien sen­tir.

«Plu­sieurs re­cherchent des cli­niques bien struc­tu­rées qui offrent un bon sou­tien ad­mi­nis­tra­tif», ex­pose Mme Fi­lia.

(Pho­to TC Me­dia – Jean-Marc Gil­bert)

Le nou­veau ser­vice entre en fonc­tion à par­tir du 2 no­vembre.

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