50 000 $ pour in­ci­ter les élèves de la CSPÎ à lire

L'Informateur - - LA UNE - Sa­man­tha.ve­lan­dia@ tc.tc

Les 42 écoles pri­maires de la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) se ver­ront re­mettre une en­ve­loppe de 50 000 $ afin de sti­mu­ler l’ap­pren­tis­sage de la lec­ture aux jeunes élèves du ter­ri­toire. Mi­ville Bou­dreault, pré­sident de la CSPÎ, as­sure que ce­ci au­ra pour ef­fet d’amé­lio­rer le taux de réus­site des élèves au se­con­daire et de di­mi­nuer le taux de dé­cro­chage sco­laire.

Cette ini­tia­tive réa­li­sée en col­la­bo­ra­tion avec la Fon­da­tion de la Pointe-del’Île, per­met­tra à chaque éta­blis­se­ment sco­laire de re­ce­voir une aide maxi­male de 1000 $ pour dif­fé­rents pro­jets vi­sant à en­cou­ra­ger la lec­ture.

«La lec­ture est un fac­teur clé de la réus­site édu­ca­tive. Cette ini­tia­tive nous per­met­tra de mieux outiller nos en­fants pour que leurs ré­sul­tats soient op­ti­maux au se­con­daire», ex­plique M. Bou­dreault.

Se­lon les sta­tis­tiques four­nies par la CSPÎ, entre 2011 et 2012, le taux de réus­site à l’épreuve de fran­çais, vo­let lec­ture au 3e cycle du pri­maire, a aug­men­té de fa­çon consi­dé­rable pas­sant de 71 % à 80 %.

«Nous te­nons à ce que nos élèves réus­sissent bien tout au long de leur par­cours sco­laire. Ce­ci com­mence au pri­maire et c’est pour cette rai­son qu’au­jourd’hui nous fai­sons de la lec­ture une prio­ri­té dans tous nos éta­blis­se­ments pri­maires», dit-il.

«Plus de pé­da­go­gie et moins de pa­pe­rasse»

M. Bou­dreault qui tient à «ré­duire les tâches ad­mi­nis­tra­tives au sein des écoles», tel qu’ex­pli­qué lors de la cam­pagne élec­to­rale des élec­tions sco­laires à l’au­tomne 2014, in­dique que cette ini­tia­tive est un exemple concret de ce qu’il vou­drait ins­tau­rer à la CSPÎ.

«Nous vou­lons don­ner plus de li­ber­té à nos écoles pour que la pé­da­go­gie soit la prio­ri­té et non la pa­pe­rasse, dit-il. De plus, nous nous sommes aper­çus que des idées in­no­va­trices sur­gissent lors­qu’il y a moins d’en­ca­dre­ment dans les pro­jets sco­laires.»

Ain­si, les écoles qui par­ti­ci­pe­ront à cette ini­tia­tive, n’au­ront pas à sou­mettre un pro­jet au préa­lable afin de re­ce­voir les sommes pro­mises. Elles ne de­vront pas non plus rendre des comptes à la CSPÎ une fois que le pro­jet se­ra ter­mi­né.

«Nous vou­lons que les conseils d’éta­blis­se­ment, les directions et les en­sei­gnants se concentrent sur l’en­sei­gne­ment, plu­tôt que de pas­ser leur temps à rem­plir des rap­ports pour nous, confie M. Bou­dreault. Oui, nous vou­lons sa­voir ce qu’ils font pour voir si nous pou­vons nous ins­pi­rer des meilleures pra­tiques, mais il suf­fit de nous l’ex­pli­quer briè­ve­ment dans une page.»

Il ajoute que d’autres ini­tia­tives comme celle- ci se­ront éga­le­ment à pré­voir au cours des pro­chains mois, no­tam­ment, en ce qui concerne les ac­ti­vi­tés pa­ra­sco­laires au se­con­daire.

«Nous ne dé­lais­se­rons pas les élèves au se­con­daire. Nous avons un plan d’ac­tion qui cible leurs be­soins et qui se­ra dé­voi­lé bien­tôt», conclut M, Bou­dreault.

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives )

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.