«J’ai eu la peur de ma vie»

L'Informateur - - LA UNE - Jean-marc.gil­bert@ tc.tc

Jean-Fran­çois et Ti­zia­na ont eu toute une frousse lorsque la fillette de cette der­nière, âgée de 3 ans, a été vic­time d’une forte fièvre qui a dé­clen­ché une convul­sion fé­brile, le 28 no­vembre der­nier. La mère d’Yle­nia tient au­jourd’hui à re­mer­cier deux po­li­ciers du poste de quar­tier 45 pour leur in­ter­ven­tion ra­pide.

Il était en­vi­ron 22h30 lorsque Ti­zia­na et son conjoint Jean-Fran­çois ont en­ten­du Yle­nia pous­ser un fort cri de sa chambre à cou­cher.

«On croyait qu’elle avait fait un cau­che­mar, mais en en­trant dans la chambre, on a vu qu’elle ne res­pi­rait plus et qu’elle avait les lèvres bleues, ra­conte la mère. Elle avait les yeux à l’en­vers et les membres raides. Tout s’est pas­sé très vite. Nous lui avons fait le bouche-à-bouche en at­ten­dant l’ar­ri­vée des ser­vices d’ur­gence», ajoute-t-elle, en­core très ébran­lée, quelques jours après l’in­ci­dent.

In­ter­ven­tion mar­quante

Maxime Beaudoin et Da­vuth Ch­huok, deux po­li­ciers au poste de quar­tier 45, ont été les pre­miers à ar­ri­ver sur les lieux. En at­ten­dant l’ar­ri­vée des am­bu­lan- ciers, l’agent Ch­huok s’est im­mé­dia­te­ment di­ri­gé vers la pe­tite, qui avait tou­jours un pouls.

«J’ai sim­ple­ment ap­pli­qué ma main sur l’ab­do­men de la fillette et au même mo­ment elle a sur­sau­té et s’est mise à pleu­rer», ex­plique M. Ch­huok.

Lui-même père de fa­mille, il sou­ligne que «toutes les in­ter­ven­tions qui touchent des en­fants en bas âge sont les plus mar­quantes».

Yle­nia a en­suite été trans­por­tée à l’hô­pi­tal. C’est à cet en­droit que le per­son­nel mé­di­cal a ex­pli­qué à Ti­zia­na et Jean-Fran­çois que la pe­tite avait fait une convul­sion fé­brile.

À peine une heure après son ad­mis­sion, la pe­tite a re­çu son congé de l’hô­pi­tal. Les pro­fes­sion­nels de la san­té ont alors in­di­qué à la mère et son conjoint quoi faire si un nou­vel épi­sode sur­vient (voir autre texte).

Au len­de­main des évé­ne­ments, les po­li­ciers sont re­tour­nés à la ré­si­dence de la fa­mille pour re­mettre une pe­luche à la fillette, qui se por­tait dé­jà beau­coup mieux.

Ti­zia­na et Jean-Fran­çois dorment plu­tôt mal de­puis les évé­ne­ments, de crainte que la si­tua­tion ne se re­pro­duise.

«On va voir dans sa chambre trois ou quatre fois par nuit pour être cer­tain qu’elle va bien», in­dique la mère, qui se sent tou­te­fois main­te­nant mieux ou­tillée si un de ses en­fants vi­vait une nou­velle crise.

Qu’est- ce qu’une convul­sion fé­brile

Une convul­sion fé­brile se ca­rac­té­rise par des «mou­ve­ments in­vo­lon­taires de tous les membres du corps ou seule­ment d’une par­tie et qui sont dé­clen­chés par la fièvre. L’en­fant peut perdre conscience ou avoir un épi­sode d’ab­sence pour une courte pé­riode», in­dique-t-on dans un dé­pliant pro­duit par le CHU Sainte-Jus­tine, un hô­pi­tal spé­cia­li­sé en pé­dia­trie. Une crise peut du­rer jus­qu’à 15 mi­nutes. On pro­pose une marche à suivre aux pa­rents dont un en­fant vi­vrait une convul­sion fé­brile. - Sé­cu­ri­ser l’en­vi­ron­ne­ment en éloi­gnant les ob­jets dan­ge­reux, cou­cher l’en­fant sur le plancher et l’em­pê­cher de se frap­per la tête en la sup­por­tant lé­gè­re­ment. - Ne rien lui in­tro­duire dans la bouche. - Tour­ner l’en­fant sur le cô­té pour évi­ter

qu’il ne s’étouffe - Ne pas ten­ter d’ar­rê­ter les convul­sions. - Ap­pe­ler le 911 si la convul­sion dure plus

de 5 mi­nutes. - Ne rien lui don­ner à boire ou à man­ger si

l’en­fant est som­nolent. - Lui ad­mi­nis­trer de l’acé­ta­mi­no­phène s’il fait de

la tem­pé­ra­ture.

(Source: CHU Sainte-Jus­tine)

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Jean-Fran­çois a eu bien peur pour Yle­nia, la fille de sa conjointe.

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