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L'Informateur - - LA UNE -

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d’af­faires, n’est pour­tant pas payée par tous les or­ga­nismes.

Ceux pos­sé­dant leur propre im­meuble, ain­si que ceux lo­gés dans des bâ­ti­ments mu­ni­ci­paux en sont exemp­tés. Les or­ga­nismes lo­ca­taires doivent s’ac­quit­ter de cette somme qui est exi­gée aux lo­ca­teurs qui se chargent en­suite de leur fac­tu­rer.

«On nous taxe comme des en­tre­prises lu­cra­tives»

«Nous ve­nons en aide aux gens et nous, on ne nous aide pas, sou­pire Sil­va­na Sal­va­tore. On nous taxe comme des en­tre­prises lu­cra­tives, comme des com­merces voi­sins, alors qu’on ne fait pas d’ar­gent.»

«Il n’y a pas as­sez de place pour nous dans un lo­cal de la Ville, re­prend Nan­cy Ar­cham­beault, di­rec­trice du centre de jour de RDP si­tué sur le bou­le­vard Mau­ri­ceDu­ples­sis. Dans un tel es­pace, nous de­vrions nous conten­ter d’un bu­reau, or nous avons be­soin de plu­sieurs salles pour re­ce­voir chaque jour jus­qu’à 60 adultes qui ont des pro­blèmes de san­té men­tale.»

Pour Sil­va­na Sal­va­tore, une ques­tion de confi­den­tia­li­té les pri­ve­rait éga­le­ment de re­joindre un es­pace com­mu­nau­taire, oc­cu­pé par de mul­tiples or­ga­nismes.

«Cer­taines femmes, vic­times de vio­lence conju­gale, veulent res­ter ano­nymes, ex­plique Sil­va­na Sal­va­tore. Dif­fi­cile d’en­vi­sa­ger l’in­té­gra­tion dans un tel centre alors qu’on pour­rait les iden­ti­fier. Ache­ter notre lo­cal pour ne pas payer cette taxe ? Nous n’en avons pas les moyens et nous n’avons pas de re­ve­nus né­ces­saires pour convaincre les banques.»

Cou­pure de poste et li­mi­ta­tion d’heures

La sup­pres­sion de cette taxe, ré­cla­mée de­puis plu­sieurs an­nées à tra­vers de mul­tiples de­mandes en­voyées à Chan­tal Rou­leau, mai­resse d’ar­ron­dis­se­ment, ain­si qu’à De­nis Co­derre, est sou­te­nue par le dé­pu­té pro­vin­cial Marc Tan­guay, même si ce der­nier avoue être im­puis­sant «dans un dos­sier qui re­lève d’une dé­ci­sion mu­ni­ci­pale.»

«J’en ai par­lé aux élus mu­ni­ci­paux et je les in­vite à re­con­si­dé­rer cette taxe. La re­quête de ces or­ga­nismes est jus­ti­fiée, confirme le dé­pu­té de La Fon­taine. Cette si­tua­tion est pro­blé­ma­tique, ils n’ont pas de marge de ma­noeuvre fi­nan­cière.»

«Payer cette taxe est une in­jus­tice. Mme Rou­leau nous a fait des pro­messes dé­but 2014, mais sans suite», in­dique Nan­cy Ar­cham­beault, avant d’évo­quer les pos­si­bi­li­tés en cas d’exo­né­ra­tion.

«Avec cette éco­no­mie, nous pour­rions of­frir plus d’ac­ti­vi­tés, plus de ser­vices. Notre clien­tèle est la prin­ci­pale vic­time.»

En rai­son de l’aug­men­ta­tion conti­nue de cette taxe, les deux or­ga­nismes as­surent avoir été contraints de ré­duire leurs heures d’ou­ver­ture et le temps de tra­vail de leurs in­ter­ve­nants.

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