En­fant VIVRE AVEC UN AT­TEINT D’UN TDA/H N’EST PAS TOU­JOURS FA­CILE!

L'Informateur - - SUPER HEBDO -

Pas de pa­nique, il existe des moyens simples pour les ai­der. Le TDA/H, ce n’est ni un ca­price, ni un signe de fai­blesse. C’est un trouble neu­ro­lo­gique qui af­fecte un très grand nombre d’en­fants au Qué­bec. Ma pro­fes­sion d’or­tho­pé­da­gogue m’a ame­né à col­la­bo­rer avec dif­fé­rentes fa­milles où le TDA/H est le centre des pré­oc­cu­pa­tions. Tou­te­fois, je peux vous af­fir­mer que plus le TDA/H est diag­nos­ti­qué tôt, mieux c’est pour votre en­fant. Dans cet ar­ticle, je vous par­tage des élé­ments es­sen­tiels et des pistes de so­lu­tions pour mieux com­prendre cer­tains com­por­te­ments de votre pro­gé­ni­ture.

Les signes et symp­tômes d’un TDA/H

il a du mal à res­ter en place que ce soit à l’école ou à la mai­son, sur une chaise ou à table …

• L’agi­ta­tion :

il a de la dif­fi­cul­té à suivre une consigne et se laisse fa­ci­le­ment dis­traire pour un oui ou pour un non…

• Le manque de concen­tra­tion :

il est im­pul­sif, a des sautes d’hu­meur, des co­lères...

• Le manque de contrôle de ses hu­meurs :

il coupe sans cesse la pa­role, n’écoute pas, parle trop…

• L’in­ca­pa­ci­té à écou­ter les autres :

il rentre à la mai­son sans ses ca­hiers, ses crayons ou ses ma­nuels…

• Les ou­blis ré­pé­tés :

il lui est dif­fi­cile d’or­ga­ni­ser ses de­voirs, de prio­ri­ser les tâches à ef­fec­tuer pour dé­bu­ter et me­ner à terme un pro­jet, ses études…

il évite au maxi­mum tout ce qui sol­li­cite un ef­fort men­tal sou­te­nu comme l’étude, la mé­mo­ri­sa­tion, faire un casse-tête …

• Le désordre :

• L’aver­sion pour les tâches men­tales : Les im­pacts d’un trouble de l’at­ten­tion avec ou sans hy­per­ac­ti­vi­té sur la vie de l’en­fant

Un trouble du dé­fi­cit de l’at­ten­tion avec hy­per­ac­ti­vi­té peut avoir plu­sieurs ef­fets dans la vie de votre en­fant. Bien sûr, ils peuvent va­rier en fonc­tion de son âge, de sa condi­tion et de plu­sieurs fac­teurs. Voi­ci quelques exemples qui amènent les pa­rents de mes élèves à me consul­ter :

l’un des ef­fets les plus di­rects du TDA/H s’ob­serve sou­vent à l’école. Nous par­lons ici d’une chute des ré­sul­tats sco­laires qui en­traine mal­heu­reu­se­ment un re­tard.

• Pro­blèmes sco­laires :

l’en­fant qui fait face à plu­sieurs dé­cep­tions et échecs a en­suite du mal à se faire confiance. Son es­time de lui en est im­mé­dia­te­ment af­fec­tée ain­si que sa mo­ti­va­tion à pour­suivre son che­mi­ne­ment sco­laire.

l’en­fant a, par exemple, de la dif­fi­cul­té à in­ter­agir avec les autres, que ce soit à l’école ou à la mai­son. Un

• Mau­vaise es­time de soi :

• Per­tur­ba­tion du com­por­te­ment :

L’en­fant qui fait face aux dif­fi­cul­tés d’un trouble du dé­fi­cit de l’at­ten­tion dé­ve­loppe sou­vent du stress, de l’an­xié­té condui­sant par­fois à la mu­ti­la­tion, des troubles ali­men­taires…

• Trouble de l’an­xié­té :

Un autre im­pact col­la­té­ral d’un TDA/H peut être le dé­ve­lop­pe­ment de la dys­lexie, la dys­or­tho­gra­phie, la dys­cal­cu­lie, la dys­praxie ou d’autres dif­fi­cul­tés d’ap­pren­tis­sage né­ces­si­tant des sui­vis ré­gu­liers.

• Troubles as­so­ciés :

Il peut éga­le­ment avoir des im­pacts dans la vie de votre fa­mille de même que dans l’in­ti­mi­té de votre vie de couple. Tou­te­fois, si vous ou­vrez l’oeil et que vous êtes vi­gi­lants, vous pou­vez in­ter­ve­nir et consul­ter des pro­fes­sion­nels, dès les pre­miers signes! Le psy­cho­logue, le neu­ro­psy­cho­logue et l’or­tho­pé­da­gogue pour­ront mettre à votre dis­po­si­tion des ou­tils adap­tés afin d’agir sur la mo­ti­va­tion sco­laire, l’es­time de soi et donc les ré­sul­tats de votre en­fant. Les dif­fé­rentes ap­proches et as­tuces per­met­tront d’ob­te­nir des ac­com­mo­da­tions ap­pli­cables en classe, au­to­ri­sées par le Mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.