28 nou­veaux lits pour l’est de Mon­tréal

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Alors que les lits en soins pal­lia­tifs ne suf­fisent pas à la de­mande sur le ter­ri­toire du Centre in­té­gré uni­ver­si­taire de san­té et de ser­vices so­ciaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Mon­tréal, le gou­ver­ne­ment du Qué­bec en ajoute 28 dans deux hô­pi­taux du sec­teur.

Le pa­villon L’Oa­sis de paix, de l’Hô­pi­tal Ma­rie-Cla­rac, comp­te­ra do­ré­na­vant 36 lits ( 18 nou­veaux lits), alors que l’Hô­pi­tal Santa Ca­bri­ni dou­ble­ra éga­le­ment son nombre qui se­ra dé­sor­mais de 20 (10 nou­veaux lits).

Un in­ves­tis­se­ment glo­bal du mi­nis­tère de la San­té qui re­pré­sente une somme de 2,6 M$ et qui vient dou­bler l’offre de ser­vice exis­tante.

«Cet ajout de lits nous per­met d’être dans les normes pres­crites par les ex­perts en soins pal­lia­tifs, soit un lit pour 10 000 per­sonnes. C’est une ex­cel­lente nou­velle pour tous ceux qui sou­haitent ter­mi­ner leurs jours en toute sé­ré­ni­té dans un en­ca­dre­ment cha­leu­reux», de dire le mi­nistre de la San­té, Gaé­tan Bar­rette, en confé­rence de presse ce lun­di.

Avec les 16 lits de l’Hô­pi­tal Mai­son­neuve-Ro­se­mont, le CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Mon­tréal dis­pose d’un to­tal de 72 lits en soins pal­lia­tifs pour ré­pondre aux be­soins de sa po­pu­la­tion.

De­mandes crois­santes

Mais ils sont loin de ré­pondre à tous les be­soins. Pré­sen­te­ment, la liste d’at­tente de Ma­rie-Cla­rac pour ce type de ser­vice est d’une qua­ran­taine de per­sonnes.

Cer­taines at­tendent par­fois jus­qu’à deux mois et même plus avant d’ob­te­nir une place à L’Oa­sis de paix.

«Il nous est ar­ri­vé de rap­pe­ler des gens pour leur of­frir une place et il était trop tard. Les pa­tients étaient dé­jà dé­cé­dés, se dé­sole Soeur Pierre-Anne Man­da­to, di­rec­trice gé­né­rale de l’Hô­pi­tal Ma­rie-Cla­rac. Avec nos nou­veaux lits, nous es­pé­rons ré­duire ce type de si­tua­tion.»

En rai­son du vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion, les res­sources en soins pal­lia­tifs sont ap­pe­lées à croître. Et le mi­nistre en est bien conscient. Il en a fait une prio­ri­té de son gou­ver­ne­ment.

L’im­por­tant pour M. Bar­rette est que les gens puissent avoir le choix, peu im­porte la for­mule pri­vi­lé­giée (à la mai­son ou dans une res­source spé­cia­li­sée).

Le mi­nistre es­père dou­bler le pour­cen­tage de per­sonnes qui ter­minent leurs jours à la mai­son. Ac­tuel­le­ment, ces pa­tients re­pré­sentent 11 % et l’ob­jec­tif est de le faire pas­ser à 22 %.

«Quand une per­sonne ar­rive en fin de vie, les soins pal­lia­tifs re­pré­sentent un ser­vice de proxi­mi­té au­quel tout le monde de­vrait avoir droit, in­siste-t-il. Pour l’en­semble de Mon­tréal, on compte main­te­nant un peu plus de 200 lits en soins pal­lia­tifs.»

Se­lon l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la San­té (OMS), les soins pal­lia­tifs sont l’en­semble des soins ac­tifs et glo­baux dis­pen­sés aux per­sonnes at­teintes d’une ma­la­die avec pro­nos­tic ré­ser­vé.

L’at­té­nua­tion de la dou­leur et de tout pro­blème psy­cho­lo­gique, so­cial et spi­ri­tuel de­vient es­sen­tielle au cours de cette pé­riode de vie. L’ob­jec­tif est d’ob­te­nir pour les usa­gers et leurs proches, la meilleure qua­li­té de vie pos­sible.

L’OMS com­plète sa dé­fi­ni­tion en sou­li­gnant que les soins pal­lia­tifs sou­tiennent la vie et consi­dèrent la mort comme un pro­ces­sus nor­mal. Ils ne hâtent ni ne re­tardent la mort, mais per­mettent aux pa­tients de vivre aus­si ac­ti­ve­ment que pos­sible jus­qu’à la mort.

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