In­sultes ho­mo­phobes sur les murs de Jean-Grou

L'Informateur - - LA UNE - RO­MAIN SCHUÉ Ro­main.schue@tc.tc

Plu­sieurs in­sultes ho­mo­phobes, qui évoquent no­tam­ment la tue­rie d’Or­lan­do en juin der­nier, ont été re­pé­rées par TC Me­dia sur les murs de l’école se­con­daire Jean-Grou, à Ri­vière-des-Prai­ries.

Le mot «ta­pette» ap­pa­raît à deux re­prises sur la fa­çade ar­rière du gym­nase de l’éta­blis­se­ment sco­laire. Il vise la dis­co­thèque de Flo­ride, le Pulse, dans la­quelle 50 per­sonnes ont per­du la vie au cours de la pire fu­sillade de l’his­toire des États-Unis au cours de la nuit du 11 au 12 juin.

L’hu­mo­riste et co­mé­dien Alex Per­ron, ou­ver­te­ment ho­mo­sexuel, fait éga­le­ment l’ob­jet d’un com­men­taire ho­mo­phobe sur ce même mur.

«On condamne toute forme de vio­lence et de dis­cri­mi­na­tion, af­firme Pascal Vaillancourt, pré­sident de Gai Écoute. L’ho­mo­pho­bie, il y en a par­tout, dans tous les pays. Et il ne faut pas se leur­rer, il y en a aus­si au Qué­bec.»

Deux croix gam­mées des­si­nées gros­siè­re­ment – cer­tains traits sont des­si­nés à l’en­vers – ap­pa­raissent éga­le­ment sur la fa­çade.

LE MAIRE CO­DERRE VI­SÉ

Le maire de Mon­tréal, De­nis Co­derre, est luiaus­si vi­sé. À deux en­droits, sur une porte et sur la fa­çade, il est qua­li­fié de «gros chien sale».

Le mot « pé­do­phile » est aus­si ins­crit, en ré­fé­rence au pro­duc­teur Guy Clou­tier, condam­né en 2004 pour avoir abu­sé sexuel­le­ment de la chan­teuse Nathalie Si­mard lors de son en­fance.

UNE EN­QUÊTE VA S’OU­VRIR

In­for­mé par TC Me­dia, le poste de quar­tier 45 pro­met une en­quête. «On ne to­lère pas ces actes. On va vi­sion­ner les images des ca­mé­ras de sur­veillance de l’école et pro­cé­der, si on le peut, à des in­ter­pel­la­tions», af­firme le com­man­dant Da­ny Ma­rin qui in­dique n’avoir connu au­cun in­ci­dent de ce genre de­puis son ar­ri­vée dans l’ar­ron­dis­se­ment en oc­tobre 2015.

Di­rec­teur de l’or­ga­nisme Équipe RDP, si­tué à quelques mètres de l’école Jean- Grou, Pier­re­son Va­val n’est quant à lui pas sur­pris. «Ce n’est pas la pre­mière fois, ré­vèle- t- il. Par le

VAN­DA­LISME. Je suis tou­jours cho­qué de l’uti­li­sa­tion de la croix gam­mée. Nous lais­se­rons le SPVM et la nou­velle es­couade contre les crimes et les in­ci­dents hai­neux faire leur tra­vail.»

-De­nis Co­derre, maire de Mon­tréal

pas­sé, no­tam­ment à la fin des an­nées 90 et au dé­but des an­nées 2000, il y a eu de nom­breux graf­fi­tis par­fois hai­neux. Mal­heu­reu­se­ment, des jeunes se sont ra­di­ca­li­sés et cer­tains tiennent ce genre de mes­sage par rap­port à tout ce qui est dif­fé­rent dans la com­mu­nau­té.»

Il n’a ce­pen­dant pas été pos­sible de dé­ter­mi­ner la date de ces mé­faits.

Alors que la di­rec­tion de l’éta­blis­se­ment, ac­tuel­le­ment fer­mé, est res­tée in­joi­gnable, la Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île n’a pas ré­agi.

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