Bou­ger pour chan­ger sa vie

L'Informateur - - LA UNE - RO­MAIN SCHUÉ ro­main.schue@tc.tc

Âgé de 28 ans, le Prai­ri­vois Hec­tor Per­le­ra a lan­cé sa propre fon­da­tion pour per­mettre aux jeunes les plus dé­mu­nis de conci­lier les études et le sport. Il es­père ap­por­ter son aide aux ado­les­cents de l’est de l’île.

« Par­fois, l’im­por­tance du sport est mi­ni­mi­sé. Lors­qu’on pra­tique du sport ou des arts, en plus des études, on garde l’es­prit le plus ac­tif pos­sible. Ça rend la vie plus belle, on est heu­reux. On se fait éga­le­ment des amis qui par­tagent la même pas­sion », ex­plique Hec­tor Per­le­ra.

Na­tif de Ri­vière-des-Prai­ries, ce cour­tier hy­po­thé­caire de 28 ans a lan­cé sa fon­da­tion, qui porte son nom, en 2012. Étu­diant à l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal en sciences po­li­tiques, avant de dé­cro­cher un bac en ad­mi­nis­tra­tion des af­faires au prin­temps der­nier à l’UQAM, il se réunit alors avec un ami et sa soeur.

« On vou­lait tra­vailler en­semble, ser­vir une cause com­mune et mon­ter une struc­ture qui ne cherche pas le pro­fit à tout prix. On veut ai­der, c’est ce qui nous mo­tive », as­sure-t-il.

LUT­TER CONTRE L’INJUSTICE SO­CIALE

Fils d’un couple de Sal­va­do­riens ar­ri­vés à Mon­tréal au mi­lieu des an­nées 1980 « pour nous of­frir de la sé­cu­ri­té et une meilleure édu­ca­tion », ce pas­sion­né de soc­cer a été mar­qué, dès son ado­les­cence, par l’injustice so­ciale.

« Dans mon club, les trois en­fants les plus doués n’ont pas été re­pé­rés, se sou­vient ce­lui qui a dé­bu­té ce sport à l’âge de 9 ans au Club de soc­cer de RDP. Mais ce­lui qui a pu comp­ter sur les res­sources de sa fa­mille pour avoir un en­traî­neur pri­vé a pu par­tir faire des tests en Eu­rope. »

Un exemple qui a mo­ti­vé le lan­ce­ment de sa fon­da­tion.

« Je me suis ren­du compte que de nom­breux jeunes ne pou­vaient réa­li­ser leur pas­sion ou leur rêve, sim­ple­ment car il n’y avait pas d’ar­gent ou qu’ils ne connais­saient pas les bonnes per­sonnes. Ça peut en­traî­ner de la frus­tra­tion qui se re­flète en­suite dans les notes sco­laires, le com­por­te­ment ou dans de mau­vais choix de vie, par la suite. »

« IL FAUT PROMOUVOIROIR L’EN­GA­GE­MENT DANS LE SPORT »

En 2013, avec sa pe­ti­tete équipe, il or­ga­nise une pre­mière soi­rée dan­san­tete dans la Pe­tite-Pa­trie. Les fonds ré­col­tés per­met­tront met­tront en­suite à plus d’une cen­taine de jeu­neses en dif­fi­cul­té dans l’ar-l’ar­ron­dis­se­ment de bé­né­fi­cier,cier, une fois par se­maine, de cours de danse du­rantnt un tri­mestre.

L’an­née sui­vante, c’est’est l’hu­mo­riste Su­gar Sam­my qui est mon­té surr la scène d’un théâtre du Pla­teau-Mont-Royal pou­rour une autre le­vée de fonds. Avant la mise en place d’un pre­mier tour-tour­no ides oc cer­surl es in st al la tionsn st al la t ions du col­lège Saint-Jean Vian­ney, à RDP,DP, qui au­ra per­mis de payer une bourse d’étu­deude de 5 000 $ à une jeune fille de l’ ar­ron­dis­se­ment. dis se ment.

« C’est une bé­né­dic­tionn pour nous, se ré­jouit Cris­ti­na Va­len­zue­la,ela, la mère de Jas­min, 11 ans, qui fré­quente ac­tuel le mentl’ ’ éé­co le De­nise-Pel­le­tier. Ma fille ai­me­rai­ti­me­rait être den­tiste, mais elle ai­meme éga-éga­le­ment des­si­ner, les Man­ga,ga, l’art. Fi­nan­ciè­re­ment, cette bourse au­ra un im­pact pour nous.. »

Heu­reux de la tra­jec­toire prise par sa fon­da­tion de­puis ses dé­buts, Hec­tor Per­le­ra veut pous­ser les jeunes à « s’en­ga­ger ».

« Lors­qu’on donne le meilleur de soi-même, dans le sport ou les arts, ça se re­flète dans le quo­ti­dien. Par­fois, il y a des dé­faites, mais c’est la vic­toire que l’on cherche, pré­cise-t-il. Le sport per­met de se dé­pas­ser, mais son ac­ces­si­bi­li­té peut- être une bar­rière. C’est là où je veux agir : per­mettre aux jeunes de faire ce qu’ils aiment. »

Hec­tor Per­le­ra a lan­cé sa fon­da­tion en 2012, lors­qu’il était en­core étu­diant.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

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