MARC TANGUAY

L'Informateur - - NEWS -

Re­voir la ges­tion contrac­tuelle

La pro­fes­seure spé­cia­liste en ges­tion mu­ni­ci­pale à l’Uni­ver­si­té du Qué­bec à Mon­tréal (UQAM) Da­nielle Pi­lette es­time qu’il ne fau­drait pas re­mettre en ques­tion la règle du plus bas sou­mis­sion­naire, même dans ce genre de si­tua­tion.

« Si on est ren­du à re­mettre en ques­tion cette règle, c’est que notre po­li­tique de ges­tion contrac­tuelle n’est pas bonne », dit-elle.

Elle fait va­loir que la Ville pour­rait amen­der sa po­li­tique de ges­tion contrac­tuelle pour y in­clure une clause sti­pu­lant que des en­tre­pre­neurs ayant contre­ve­nu à un rè­gle­ment mu­ni­ci­pal puissent être ban­nis un cer­tain temps des ap­pels d’offres de la Ville.

Si­non, Mon­tréal pour­rait in­clure dans un plus grand nombre d’ap­pels d’offres une « éva­lua­tion des sou­mis­sion­naires », dé­jà exi­gée dans de gros contrats de construc­tion.

Ces éva­lua­tions exigent des en­tre­prises sou­mis­sion­naires qu’elles res­pectent un cer­tain nombre de cri­tères. « On pour­rait in­clure dans les cri­tères pour un ap­pel d’offre que l’en­tre­prise n’ait pas contre­ve­nu à un rè­gle­ment mu­ni­ci­pal, pro­pose Mme Pi­lette. Si tel était le cas, ça ne veut pas dire qu’elles n’au­raient pas la contrat, mais elles di­mi­nue­raient leurs chances. »

Cette so­lu­tion aug­men­te­rait la fia­bi­li­té des sou­mis­sion­naires, mais di­mi­nue­rait l’ef­fi­ca­ci­té de la Ville en aug­men­tant sa charge de tra­vail.

11977, ave­nue Alexis-Car­rel, MTL 514 648-1007 marc.tanguay-la­fo@ass­nat.qc.ca Dé­pu­té de LaFon­taine

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