Un cu­ré veut lan­cer des messes en es­pa­gnol pour re­lan­cer sa pa­roisse

L'Informateur - - LA UNE - RO­MAIN SCHUÉ ro­main.schue@tc.tc

Un prêtre mul­ti­lingue, ar­ri­vé ré­cem­ment à Ri­vière-des-Prai­ries, veut in­no­ver en pro­po­sant des messes et ser­vices en es­pa­gnol à la pa­roisse Saint-Jo­seph, l’une des plus his­to­riques de Mon­tréal. Il es­père at­tat­ti­rere uneue nou­vel­leouee clien­tè­le­ce­tèe « ttrè­sès een de­mande».

«Une église, c’est un peu comme un com­merce. Si per­sonne ne vient, le com­merce va mal. Comme un com­merce, l’église doit in­no­ver, s’adap­ter à la clien­tèle » , in­dique le prêtre Lau­réot Cou­ture, 72 ans.

Ar­ri­vé en sep­tembre der­nier à Ri­vière-desP­rai­ries après 22 an­nées pas­sées du cô­té de SaintLéo­nard, cet ex-pro­fes­seur de chi­mie au Col­lège Cla­ré­tain de Vic­to­ria­ville veut re­lan­cer cette pa­roisse pa­tri­mo­niale fon­dée en 1687, la troi­sième plus vieille de Mon­tréal, qui a tra­ver­sé ces der­nières an­nées d’im­por­tantes dif­fi­cul­tés fi­nan­cières.

Son idée ? Mettre en place, chaque se­maine, pplu­sieur­su­seus mes­se­sesses een es­paes­pa­gnol, une langue ap­prise aux contacts d’amis his­pa­niques, avant un stage à Bar­ce­lone, du­rant ses quatre an­nées d’études de théo­lo­gie me­né­me­nées à Rome à la fin des an­nées 1960. Un vé­ri­ta­ble­vé­rit be­soin et un «manque criant» dans l’ar­ron­dis­se­ment,l’ar­ron se­lon le cu­ré qui couvre éga­le­ment la pa­roisse Sain­teMarthe, tou­jours à Ri­vière-ddes-Prai­ries.

«Au­cune pa­roisse n’en cé­lèbre dans l’est. Beau­coup de per­sonnes n’at­ten­dentn que ça pour re­ve­nir à l’église», re­pre­re­prend le père Cou­ture, qui, convain­cu du po­ten­tiel et de l’at­trait de sa de­mande, a dé­jà pré­sen­té un rap­port au dio­cè­se­cèse de Mon­tréal.

LEDIOCÈSELEDIOCÈSE «ANA­LYSE LAL SI­TUA­TION.»

Le prêtre prai­ri­vois, qui se dit «prêt à dé­bu­ter ra­pi­de­ment», a fait sa dem­de­mande en sep­tembre. Or, le dio­cèse tarde à do­don­ner sa ré­ponse. Con­tac­té par TC Me­dia, ce­lui- ci in­dique «êtrêtre tou­jours en dis- cus­sion avec le père Lau­réot Cou­ture» et ne sou­haite pas pré­ci­ser de dé­lai.

«Il y a des points ad­mi­nis­tra­tifs à ré­gler, ima­gine le cu­ré de la pa­roisse Saint-Jo­seph. Ac­cueillir de nou­velles per­sonnes amène des ques­tions. Par exemple, si je pars, qui va re­prendre ce groupe. Mais je ne vais pas par­tir de si­tôt.»

«OF­FRIR CE SER­VICE ME PA­RAÎT NOR­MAL»

L’ec­clé­sias­tique vise un pu­blic cible de «7 000 per­sonnes sur notre ter­ri­toire, voire 10 000 si on in­clut les alen­tours avec Ter­re­bonne et Re­pen­ti­gny», et no­tam­ment une cen­taine de ré­si­dents his­pa­no­phobes qui se réunissent chaque di­manche dans un centre de la Com­mu­nau­té des Sa­lé­siens de Don Bos­co.

«On rend ser­vice en at­ten­dant une dé­ci­sion du dio­cèse», as­sure de son cô­té le père Ri­chard Au­thier, di­rec­teur de cet or­ga­nisme, dont la mis­sion est avant tout de ve­nir en aide aux plus jeunes, et qui a pris part à dif­fé­rentes ren­contres avec l’ar­che­vêque de Mon­tréal.

«Cette com­mu­nau­té veut ve­nir prier dans une église, veut s’iden­ti­fier à une pa­roisse. Of­frir ce ser­vice me pa­raît nor­mal, in­siste le père Cou­ture, qui veut «évi­ter de perdre des fi­dèles.»

«Par­fois, cer­taines per­sonnes sont vul­né­rables et vont en­suite voir ailleurs. Moi, je veux qu’elles se sentent ac­cueillies dans notre com­mu­nau­té», ajoute ce­lui qui cé­lèbre dé­jà des «bap­têmes, fu­né­railles ou ma­riages» en ita­lien, mais qui ne peut as­su­rer da­van­tage de ser­vices dans cette langue en rai­son de la pré­sence à proxi­mi­té de la pa­roisse ita­lienne Ma­rie-Auxi­lia­trice.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.