Des dettes ab­sor­bées par plus de ser­vices

L'Informateur - - LA UNE -

Au «re­pos» après un in­farc­tus su­bi en 2013, le père Cou­ture avait ré­pon­du fa­vo­ra­ble­ment à l’ap­pel de sa di­rec­tion pour re­prendre à temps plein cette pa­roisse après le dé­part, pour des en­nuis de san­té, de l’ab­bé Fer­nand Beau­lieu à l’été 2016, après six ans de ser­vice. De­puis son ar­ri­vée, ce cu­ré a mul­ti­plié les ini­tia­tives pour rem­plir à nou­veau les bancs de son église.

En dou­blant le nombre de messes les sa­me­dis et di­manches, le nombre de pra­ti­quants a fait un bond du même ordre, avec près de 400 à 500 per­sonnes présents du­rant cette pé­riode. Un ré­sul­tat «lo­gique» dans un ar­ron­dis­se­ment en constante crois­sance dé­mo­gra­phique.

« Les gens n’étaient pas sa­tis­faits, ils al­laient voir ailleurs. C’est sûr, ça fait plus de tra­vail, mais on est là pour être à leur ser­vice», mar­tèle le prêtre.

Consé­quence im­mé­diate de ce re­tour des pa­rois­siens, une quête de plus en plus fruc­tueuse. «On re­çoit près de 700$ chaque fin de se­maine, soit 200$ de plus qu’avant», pré­cise-t-il, avant de se ré­jouir du rem­bour­se­ment to­tal d’une dette d’en­vi­ron 120 000$, consé­cu­tive à la ré­no­va­tion de la toi­ture du toit du bâ­ti­ment, grâce à dif­fé­rentes actions, une col­lecte men­suelle et des dons.

«On va beau­coup mieux, même si rien n’est par­fait. Les gens sou­haitent plus de ser­vices. Moi, j’ai l’op­por­tu­ni­té de le faire, il y a des be­soins et je parle plu­sieurs langues. Ça me tient à coeur, il faut en pro­fi­ter, sou­rit le père Cou­ture. On se re­po­se­ra dans l’éter­ni­té.»

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