AU RYTHME DE LA MODE

L'Informateur - - LA UNE - LESLIE MEURAILLON leslie.meuraillon@tc.tc

L’École de mode du Cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin est un in­con­tour­nable pour l’in­dus­trie du vê­te­ment à Mon­tréal. Elle compte par­mi ses fi­nis­sants des noms pres­ti­gieux, dont Phi­lippe Du­buc. Por­trait d’un pro­gramme unique au Qué­bec.

L’École de mode du Cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin est le seul éta­blis­se­ment col­lé­gial pu­blic, à of­frir les pro­grammes de mode, au Qué­bec. Mal­gré des par­te­na­riats pres­ti­gieux, l’éta­blis­se­ment se veut comme une mai­son pour les pas­sion­nés de mode.

Unique école pu­blique du Qué­bec a pro­po­sé toute la gamme des do­maines de la mode, à sa­voir de­si­gn, pro­duc­tion et com­mer­cia­li­sa­tion, l’École de mode est aus­si la seule qui pos­sède un centre de re­cherche. Au Ves­tech­pro, des en­tre­prises pro­posent des pro­jets sur les­quels élèves et en­sei­gnants vont tra­vailler, par exemple, dé­ve­lop­per un tex­tile avec des peaux de sau­mon.

Le pa­villon de mode du Cé­gep est aus­si le seul dans toute l’Amé­rique du Nord, qui pro­pose le de­si­gn de four­rure et le seul au Ca­na­da, à être par­te­naire avec Lec­tra, lo­gi­ciel re­con­nu par­tout dans le monde pour des­si­ner des pa­trons.

UNE FA­MILLE

C’est pour toutes ces rai­sons qu’ils sont près de 700, chaque jour, à pous­ser les portes de l’École de mode du Cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin.

Qu’ils aient choi­si com­mer­cia­li­sa­tion ou de­si­gn de mode, les élèves ont tous le sen­ti­ment d’ap­par­te­nir à une même com­pa­gnie. «Dès les portes ou­vertes de l’école, je me suis sen­tie bien. C’était un en­droit cha­leu­reux où j’ai été bien ac­cueillie», se sou­vient Da­niel­la, étu­diante de pre­mière an­née.

Ame­nés à tra­vailler en­semble dans l’in­dus­trie, les étu­diants des dif­fé­rentes fi­lières par­ti­cipent à plu­sieurs pro­jets com­muns, dont le dé­fi­lé an­nuel de l’École. L’idée est de faire naitre une com­mu­nau­té. «À ses dé­buts, en 1993, la di­rec­trice du Cé­gep vou­lait que l’école de mode de­vienne un vé­ri­table mi­cro­cosme, une com­mu­nau­té in­dus­trielle et com­mer­ciale. Au­jourd’hui, nous sommes une fa­mille», ex­plique Ch­ris­tine Le­vrot, en­sei­gnante en com­mer­cia­li­sa­tion.

Et après leur dé­part de Ma­rie-Vic­to­rin, les an­ciens de l’école conti­nuent à han­ter les lieux. Cer­tains sont d’ailleurs af­fi­chés aux murs. Phi­lippe Du­buc, Joan­na Che­va­lier, Lo­li­ta Dan­doy, Ca­ro­lane et Jo­siane Stra­tis, Me­lis­sa Nep­ton…au­tant d’his­toires de réus­site dont le pa­villon de mode est fier. «Nous for­mons des gens qui pour­ront lais­ser leur marque dans l’in­dus­trie», an­nonce Ch­ris­tine Le­vrot.

EN AC­CORD AVEC SON TEMPS

Même si cer­tains pro­fes­seurs de l’École de mode du Cé­gep Ma­rie-Vic­to­rin rêvent d’ou­vrir de nou­veau dé­par­te­ment, comme un centre de for­ma­tion en par­fu­me­rie, la prio­ri­té de l’éta­blis­se­ment est d’abord de res­ter à jour. «Nous fai­sons par­tie d’une in­dus­trie qui se meut toutes les se­condes. Nous n’avons pas le choix d’ame­ner ça dans nos classes, tous les jours», dé­taille Ch­ris­tine Le­vrot. C’est dans cette op­tique que le vo­let de com­mer­cia­li­sa­tion de la mode pré­sen­te­ra un nou­veau pro­gramme, ac­tua­li­sé, l’an­née pro­chaine.

Stage en en­tre­prise en troi­sième an­née, con­fé­rence avec des pro­fes­sion­nels, vi­sites en en­tre­prises, voyages à l’étran­ger… l’école met en place de nom­breux ponts vers le monde du tra­vail pour que ses étu­diants soient tou­jours au fait de ce que l’in­dus­trie pro­pose. Elle bé­né­fi­cie aus­si de nom­breux par­te­na­riats, no­tam­ment avec le Mu­sée McCord, la pla­te­forme de pré­sen­ta­tion et de pro­mo­tion Fa­shion Pre­view, la Grappe mé­tro­po­li­taine mmode, le Fes­ti­val Mode et De­si­gn de Mon­tréal… «Ici, nous pre­nons l’étu­diant par la main, lui don­nons les ou­tils et le pas­sons à l’in­dus­trie en di­sant ‘il est prêt’», conclut Ch­ris­tine Le­vrot.

« Ici, il y a plein de pro­fes­seurs ex­pé­ri­men­tés qui ont vé­cu dans le monde de la mode. Ils ont tous de belles his­toires qui nous mo­tivent»

Ka­lia, étu­diante en pre­mière an­née de com­mer­cia­li­sa­tion de la mode

Plu­sieurs salles de cours sont ou­vertes en fin de se­maine aux étu­diants pour qu’ils puissent dis­po­ser du ma­té­riel de l’école pour leurs tra­vaux.

(Leslie Meuraillon – TC Me­dia)

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