SANIMAX SUR LA SEL­LETTE

L'Informateur - - LA UNE - RALPH-BO­NET SANON

Un dé­ver­se­ment de restes d’ani­maux ra­vive la grogne de ré­si­dents de Ri­vière-des-Prai­ries en­vers l’en­tre­prise de ré­cu­pé­ra­tion de sous-pro­duits ali­men­taires Sanimax.

Un dé­ver­se­ment de restes d’ani­maux ra­vive la grogne de ré­si­dents de Ri­vière-des-Prai­ries en­vers l’en­tre­prise de ré­cu­pé­ra­tion de sous-pro­duits ali­men­taires Sanimax.

Le mar­di soir 23 mai der­nier, le conte­nu d’une re­morque se di­ri­geant à l’usine de Sanimax s’est par­tiel­le­ment dé­ver­sé sur le sol à l’angle des bou­le­vards Mau­rice-Dup­les­sis et Ri­vière-des-Prai­ries.

Plu­sieurs in­ter­nautes ont pu­blié des pho­tos de l’in­ci­dent sur Fa­ce­book. L’une d’eux, Ro­san­na Ang, ra­conte avoir eu « l’es­to­mac à l’en­vers » en voyant et en sen­tant les car­casses. « Sanimax doit chan­ger sa fa­çon de faire les choses, pas juste s’at­ta­quer aux odeurs l’été », a in­di­qué Mme Ang.

« IN­AC­CEP­TABLE », POUR LA MAI­RESSE

La mai­resse de l’ar­ron­dis­se­ment juge le dé­ver­se­ment « ab­so­lu­ment in­ac­cep­table » , « in­to­lé­rable » et in­jus­ti­fiable.

Chan­tal Rou­leau ré­clame de Sanimax un « plan d’ac­tion concret à court terme » afin, no­tam­ment, de ré­soudre les li­tiges ju­di­ciaires qui durent de­puis des an­nées entre la Ville et l’en­tre­prise.

« J’ai ap­pe­lé le pré­sident de Sanimax et lui ai de­man­dé d’agir dès main­te­nant et de don­ner ins­truc­tion à ses avo­cats pour qu’ils contactent ceux de la Ville. »

COU­VRI­RA, COU­VRI­RA PAS

Se­lon Sanimax, la re­morque conduite par le chauf­feur d’un four­nis­seur était cou­verte d’une toile qui s’est dé­chi­rée après que le chauf­feur dut frei­ner brus­que­ment.

Ce­pen­dant, tout était ra­mas­sé par Sanimax en une heure, fait va­loir l’en­tre­prise.

« On com­prend que cer­tains ci­toyens soient dé­çus. Le four­nis­seur a été mis au cou­rant, un plan de me­sures cor­rec­tives lui est de­man­dé et des me­sures ad­mi­nis­tra­tives se­ront prises contre l’en­tre­prise fau­tive », a as­su­ré le di­rec­teur gé­né­ral Éric Ca­pu­to, au len­de­main des faits.

Avec « deux à sept dé­ver­se­ments » sur « 20 000 ca­mions » cir­cu­lant dans le sec­teur chaque an­née, Sanimax a tout de même « une bonne moyenne au bâ­ton », fait va­loir son di­rec­teur gé­né­ral.

De­puis le dé­but mai, des in­ter­nautes si­gnalent le pas­sage de ca­mions de car­casses non couverts près de l’usine de Sanimax. C’est que la Ville veut obli­ger l’en­tre­prise à cou­vrir tous ses ca­mions, ain­si que ceux de ses four­nis­seurs, ce que conteste Sanimax de­vant les tri­bu­naux.

« Ça fait 60 ans qu’on est là et tout d’un coup, ce n’est plus cor­rect que ces ca­mions-là n’aient plus de toit. Pour­quoi ? La ques­tion mé­rite d’être po­sée », af­firme M. Ca­pu­to.

Se­lon ce der­nier, seul un pe­tit nombre de ca­mions ne sont pas couverts, soit ceux qui trans­portent de la ma­tière co­mes­tible pro­ve­nant de bou­che­ries.

« Là, ça suf­fit. Rien ne jus­ti­fie qu’un ca­mion ren­verse son char­ge­ment de car­casses d’ani­maux morts sur un sta­tion­ne­ment ou dans une rue.» Chan­tal Rou­leau

(Photo Fa­ce­book)

Des car­casses d’ani­maux sont tom­bées d’un ca­mion conduit par un four­nis­seur de Sanimax.

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