Sur­vivre à un tueur tou­jours mé­con­nu

L'Informateur - - LE QUARTIER PARLE - RALPH-BONET SANON ralph-bonet.sanon@tc.tc

Une Mont­réa­laise dé­ter­mi­née à se battre contre le can­cer fé­mi­nin le plus mor­tel au Ca­na­da es­père sen­si­bi­li­ser plus de gens à l’im­por­tance de fi­nan­cer la re­cherche sur cette ma­la­die.

Syl­vie Lé­ger, ré­si­dente de l’ar­ron­dis­se­ment Ri­vière-des-Prai­ries - Pointe-aux-Trembles, ra­conte son histoire pour dé­mon­trer le ca­rac­tère in­si­dieux des symp­tômes cou­rants du can­cer de l’ovaire.

«Bal­lon­ne­ment, in­con­fort ab­do­mi­nal, dif­fi­cul­té à man­ger, chan­ge­ment des ha­bi­tudes uri­naires, je les ai tous eus pen­dant des an­nées, dit-elle. Je ne m’en ren­dais pas compte. Le bal­lon­ne­ment, j’avais ça tout le temps, même après avoir man­gé une pe­tite assiette. Je me di­sais que je vieillis­sais.»

Sans vou­loir rendre les autres femmes «hy­po­con­driaques», Mme Lé­ger les in­vite à être vi­gi­lantes et à ne pas hé­si­ter à men­tion­ner tout sou­ci de san­té à leur mé­de­cin.

«Si j’avais eu un mal tou­jours au même en­droit de mon ventre, mon mé­de­cin au­rait peut-être al­lu­mé, mais la dou­leur était en dif­fé­rents en­droits de mon ventre. Je tra­vaillais, je fonc­tion­nais.»

DIAG­NOS­TIC

«Je pre­nais n’im­porte quel an­tiin­flam­ma­toire, an­ti­dou­leur, tout ce que je pou­vais trou­ver en vente libre en phar­ma­cie. J’avais mal à en pleurer. J’étais rou­lée en boule dans mon lit le ma­tin avant d’al­ler tra­vailler», ra­conte l’épouse et mère de fa­mille de 45 ans.

Ex­cé­dé, son ma­ri l’a pous­sée à consul­ter un autre mé­de­cin. Elle a alors ap­pris, après une écho­gra­phie et une ré­son­nance ma­gné­tique, qu’elle avait un can­cer de l’ovaire mé­ta­sta­sé, une masse si grosse qu’elle «dé­pas­sait son utérus».

Mal­gré son mo­ral d’acier, l’ex-conseillère en fi­nance de­ve­nue em­ployée chez Cost­co a «braillé [sa] vie». Elle s’est per­sua­dée de suivre les trai­te­ments im­mé­dia­te­ment pour sa fille alors âgée de 11 ans.

Des gens me di­ront d’ar­rê­ter de par­ler de can­cer et de m’en­ga­ger, mais d’un autre cô­té, si per­sonne n’en parle, ben il n’y au­ra pas d’ar­gent pour la re­cherche.»

Syl­vie Lé­ger

«J’ai per­du ma mère d’un can­cer à 28 ans et je me trou­vais jeune. Alors à 11 ans… Je sais qu’elle a un bon père, qui s’oc­cu­pe­rait d’elle, mais je n’étais pas prête.»

En sep­tembre 2016, elle a amor­cé des trai­te­ments de chi­mio­thé­ra­pie, sui­vis d’une chi­rur­gie et d’un autre trai­te­ment de chi­mio­thé­ra­pie à

(Pho­to TC Me­dia — Ma­rio Beau­re­gard)

Syl­vie Lé­ger pro­fite du mois de sep­tembre pour en­cou­ra­ger tout le monde à sou­te­nir la re­cherche sur le can­cer de l’ovaire.

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