LA SAN­TÉ À SUR­VEILLER

L'Informateur - - LA UNE - RÉ­DAC­TION TC ME­DIA

s’ap­pellent Mi­chel et Syl­vie. Ils sont nés à l’apo­gée du ba­by-boom, entre 1955 et 1960, ap­prochent l’heure de la re­traite, ont une san­té pré­caire, sont tech­nos (un peu), aiment la té­lé (beau­coup) et sou­hai­te­raient de­meu­rer dans leur mai­son pour y vivre leurs vieux jours. Ils sont le por­trait-ro­bot d’une par­tie de la gé­né­ra­tion boo­mers qui conti­nue de mo­de­ler le Qué­bec, ré­vèlent les don­nées com­pi­lées par TC Me­dia.

Entre 1946 et 1966, ils sont 2,6 mil­lions à avoir en­va­hi les pou­pon­nières du Qué­bec. Avec un spectre aus­si large, im­pos­sible de faire un seul por­trait unique dé­fi­ni des ba­by-boo­mers. C’est pour­quoi TC Me­dia a choi­si de se concen­trer sur les 848 726 per­sonnes nées dans la deuxième moi­tié des an­nées 1950.

Mi­chel et Syl­vie, les deux pré­noms les plus po­pu­laires de l’époque, sont au­jourd’hui âgés de 57 à 62 ans. Ils sont en­core sur le mar­ché du tra­vail, mais pas pour long­temps. Si on se fie à la moyenne qué­bé­coise, Syl­vie par­ti­ra pour la re­traite à 61 ans tan­dis que Mi­chel at­ten­dra jus­qu’à 63 ans. Leur re­traite ne res­sem­ble­ra pas à celle de leurs pa­rents. Ils ré­in­ven­te­ront un nou­veau mo­dèle, car ils pour­raient vivre en­core long­temps: jus­qu’à 80 ans pour Mi­chel et 84 pour Syl­vie. Ayant com­bi­né, loi­sir, tra­vail et fa­mille toute leur vie, ils n’at­ten­dront pas la mort sans rien faire.

Pour vivre vieux, Mi­chel et Syl­vie de­vront faire at­ten­tion à leur san­té. Même si notre couple de ba­by-boo­mers ne fume plus, il est moins ac­tif phy­si­que­ment et a plus de pro­blèmes de cho­les­té­rol et d’hy­per­ten­sion que la gé­né­ra­tion pré­cé­dente. S’il ne change pas ses ha­bi­tudes de vie, ses pro­jets de re­traite risquent d’être contre­car­rés par la ma­la­die, mettent en garde les spé­cia­listes. Même s’ils vivent plus long­temps, les don­nées de Sta­tis­tique Ca­na­da in­diquent qu’il existe un écart de dix ans entre la du­rée de vie et la du­rée de vie en san­té. Dé­jà, à leur âge, ils ont per­du plu­sieurs amis em­por­tés par le can­cer, cause de dé­cès nu­mé­ro un dans cette tranche d’âge.

LE PRÉ­CIEUX NID DOUILLET

S’il y a une chose à la­quelle Mi­chel et Syl­vie sont fi­dèles, c’est bien leur ré­si­dence. Ils pos­sèdent en moyenne leur mai­son de­puis 12 ans, et pour 44 % des gens de leur âge, c’est d’ailleurs la seule pro­prié­té qu’ils ont pos­sé­dée au cours de leur vie. At­ta­chés à ce lieu où ils ont éle­vé leurs deux en­fants, ils comptent y vivre en­core 14 ans, à moins que leur état de san­té ne les en em­pêche. Quand ils ne re­çoivent pas pa­rents ou amis à sou­per à la mai­son, Mi­chel et Syl­vie aiment bien bri­co­ler ou jar­di­ner, his­toire de bien en­tre­te­nir leur pe­tit nid d’amour. Autre passe-temps qu’ils af­fec­tionnent par­ti­cu­liè­re­ment : la té­lé­vi­sion ! Que soit pour s’in­for­mer ou pour s’éva­der en re­gar­dant leur té­lé­ro­man fa­vo­ri, le pe­tit écran est leur loi­sir pré­fé­ré.

Cô­té tech­no, il va sans dire qu’ils n’ar­rivent pas à la che­ville de leurs en­fants, qui, eux, ont gran­di avec l’ar­ri­vée d’In­ter­net et la mul­ti­pli­ca­tion des pla­te­formes. Mais, Mi­chel et Syl­vie ne sont pas com­plè­te­ment dé­con­nec­tés pour au­tant. Ils passent en moyenne

14,5 heures par se­maine sur In­ter­net, soit six heures de moins que l’en­semble des Qué­bé­cois. Ils na­viguent prin­ci­pa­le­ment sur le Web pour consul­ter leurs cour­riels, ob­te­nir des in­fos sur les voyages, la ré­no­va­tion et le jar­di­nage.

Même si près de la moi­tié des gens de leur âge pos­sèdent main­te­nant un té­lé­phone mo­bile, Mi­chel et Syl­vie pré­fèrent de loin, le bon vieux té­lé­phone ré­si­den­tiel pour ap­pe­ler fa­mille et amis. Pour na­vi­guer, ils af­fec­tionnent ce­pen­dant par­ti­cu­liè­re­ment la ta­blette !

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