Suc­cès pour la na­vette flu­viale

L'Informateur - - LA UNE - TEXTES ET PHO­TOS : CHARLES-AN­TOINE RONDEAU / AVE­NIR DE L’EST

TRAN­SPORT. Nom­breux sont les cu­rieux qui ont vou­lu tes­ter le ser­vice de na­vette flu­viale fai­sant le tra­jet de Pointe-aux-Trembles jus­qu’au Vieux-Port de Mon­tréal, à l’oc­ca­sion de la pre­mière jour­née de mise à l’es­sai, le lun­di 28 mai. L’Ave­nir de l’Est était de l’un des pre­miers voyages, en ma­ti­née.

Après les trois pre­miers al­lers-re­tours re­liant le quai Saint-Jean-Bap­tiste à Pointe-aux-Trembles et le quai Jacques-Car­tier dans le Vieux-Port, le pré­sident de Na­vark, Nor­mand Noël, était heu­reux de la ré­ponse de la po­pu­la­tion. « On est très content de l’af­fluence, mais aus­si de la di­ver­si­té des uti­li­sa­teurs. On a des gens d’un peu par­tout, qui se di­rigent à dif­fé­rents en­droits éga­le­ment. On connait un bon dé­but», af­firme-t-il, alors que la plu­part des pre­miers tra­jets de la na­vette, pou­vant ac­cueillir jus­qu’à 50 per­sonnes, se sont ef­fec­tués presque à pleine ca­pa­ci­té.

L’en­tre­prise ba­sée à Lon­gueuil comp­tait quatre em­ployés sur le ba­teau pour cette pre­mière jour­née sur l’eau. « En temps nor­mal, on ne se­rait que deux, mais puisque c’est le com­men­ce­ment, il y a beau­coup de ques­tions et d’in­for­ma­tion à don­ner, ain­si que cer­tains ajus­te­ments à faire. On ai­me­rait entre autres avoir des billet­te­ries fixes aux quais, ce qui nous per­met­trait de tra­vailler plus ra­pi­de­ment», de pour­suivre M. Noël.

Un pas­sage pour l’al­ler, qui prend moins de 30 mi­nutes, coûte 3,25 $. Les vé­los et les pous­settes sont les bien­ve­nus, mais pour l’ins­tant, l’ac­cès à la na­vette peut s’avé­rer com­pli­qué pour des per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite. « La mise à l’es­sai nous per­met entre autres de vé­ri­fier l’in­té­rêt des gens et de dé­ter­mi­ner si ce sont les ba­teaux idéals, mais aus­si d’ana­ly­ser l’ac­ces­si­bi­li­té. C’est cer­tain qu’on veut que ce pro­jet ait une ac­ces­si­bi­li­té uni­ver­selle, ce qui n’est pas le cas pré­sen­te­ment, car ça de­mande des in­ves­tis­se­ments plus im­por­tants », ex­plique Chan­tal Rou­leau.

Au mo­ment de l’im­pres­sion du jour­nal, les don­nées of­fi­cielles n’étaient pas en­core dé­voi­lées. Tou­te­fois, jeu­di der­nier en fin de jour­née, M. Noël in­di­quait que presque tous les dé­parts des quatre pre­miers jours de la mise à l’es­sai ont af­fi­ché com­plet, alors que les billets du jour sui­vant étaient dé­jà ven­dus à 85 %. Près de 900 per­sonnes ont donc quo­ti­dien­ne­ment uti­li­sé le ser­vice.

Deux bonnes amies ori­gi­naires de Poin­teaux-Trembles, Car­men Pa­ra­dis et Ni­cole Li­moges, ont ame­né leur vé­lo à bord, dé­si­rant al­ler se pro­me­ner au centre-ville. « C’est vrai­ment mer­veilleux. On part du bout de l’île en vé­lo pour se rendre ici, et en­suite, on nous amène jus­qu’en ville. J’en pro­fite au­jourd’hui, car c’est ma jour­née de congé, mais ce se­rait su­per qu’on puisse en pro­fi­ter les fins de se­maine éga­le­ment », de dire Mme Pa­ra­dis.

Les tou­ristes pro­fitent aus­si de cette nou­velle offre de tran­sport, alors que Syl­vie La­fre­nière, ori­gi­naire de TroisRi­vières, a pro­fi­té du congrès de son ma­ri pour ve­nir dé­cou­vrir Pointe-aux-Trembles. « Je trouve que c’est un ser­vice gé­nial, car je suis vrai­ment pour la di­ver­si­fi­ca­tion des tran­sports. C’est une ex­cel­lente fa­çon de voir le fleuve, et en plus, ça pol­lue moins. De plus, ve­nant de l’ex­té­rieur, on passe gé­né­ra­le­ment par l’au­to­route 40, alors on ne vient pas né­ces­sai­re­ment dans ce coin de la ville », laisse-t-elle en­tendre.

La mai­resse de Ri­vière-des-Prai­ries– Pointe-aux-Trembles, Chan­tal Rou­leau, était du pre­mier tra­jet. «On uti­lise le fleuve de­puis tou­jours, mais on a ou­blié qu’on pou­vait l’uti­li­ser comme moyen de tran­sport pour les per­sonnes, alors qu’on l’uti­lise pour les mar­chan­dises. Il y a un be­soin pour le tran­sport col­lec­tif, et il est re­con­nu que l’uti­li­sa­tion du ba­teau peut être beau­coup plus éco­lo­gique que l’uti­li­sa­tion de mul­tiples voi­tures».

Le Poin­te­lier Sa­muel Boivin, qui tra­vaille dans le Vieux-Port, es­père que de se rendre au tra­vail en ba­teau de­vien­dra une pos­si­bi­li­té sur une base plus ré­gu­lière. « Tous les ma­tins, je prends l’au­to­bus pour me rendre au tra­vail. C’est bien, mais il y a du tra­fic, et j’ai le fleuve juste à cô­té de moi qui est une voie de tran­sport. Je trouve ça agréable d’avoir cette op­tion, et ça me fait aus­si voir une autre fa­cette de ma ville », fait-il va­loir.

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