La lutte contre l’herbe à poux se pour­suit

L'Informateur - - ACTUALITÉS - CHAR­LOTTE LO­PEZ char­lotte.lo­pez@tc.tc

EN­VI­RON­NE­MENT. La sai­son des al­ler­gies a com­men­cé et, comme chaque an­née, l’herbe à poux va nuire à la san­té de mil­liers de per­sonnes au Qué­bec, et par­ti­cu­liè­re­ment dans les grandes villes comme Mon­tréal. Les mu­ni­ci­pa­li­tés sen­si­bi­lisent les ci­toyens à l’ar­ra­chage de cette plante, qui pousse prin­ci­pa­le­ment dans les ter­rains vagues.

Plante vi­vace qui pousse dans les sols arides par­tout à tra­vers la pro­vince, l’herbe à poux ou Am­bro­sia en la­tin, est un des prin­ci­paux res­pon­sables des al­ler­gies lors de la pé­riode es­ti­vale. Dans tout le nord-est de l’Amé­rique du Nord, son pol­len se­rait res­pon­sable d’en­vi­ron 75 % des symp­tômes de la rhi­nite al­ler­gique, com­mu­né­ment ap­pe­lé rhume des foins.

«C’est un élé­ment dé­clen­cheur de crise res­pi­ra­toire, de perte de contrôle au ni­veau de l’asthme, ou d’in­flam­ma­tion au ni­veau des bronches pour tous ceux qui ont des pro­blèmes res­pi­ra­toires», ex­plique Ma­rie-Ève Gi­rard, co­or­don­na­trice des soins de san­té et in­ha­lo­thé­ra­peute à l’As­so­cia­tion pul­mo­naire du Qué­bec (APQ).

Se­lon l’As­so­cia­tion, les coûts de san­té as­so­ciés à cette pro­blé­ma­tique ont été éva­lués entre 157 et 240 M$ par an­née au Qué­bec.

Les graines pro­duites par la plante vont se re­trou­ver dans le sol et ont une du­rée de lon­gé­vi­té qui peut al­ler jus­qu’à 40 ans. Même si on ar­rache le plant, on pal­lie aux ef­fets à court terme, mais il faut le faire an­née après an­née. »

Ma­rie-Ève Gi­rard, co­or­don­na­trice des soins de san­té et in­ha­lo­thé­ra­peute à l’As­so­cia­tion pul­mo­naire du Qué­bec.

L’As­so­cia­tion pul­mo­naire du Qué­bec es­time qu’une per­sonne sur huit au Qué­bec est at­teinte d’al­ler­gie au pol­len de l’herbe à poux.

Sa­chant qu’un plant peut faire jus­qu’à 3000 graines, il est né­ces­saire d’en ar­ra­cher le plus pos­sible pour que les ac­tions po­sées portent fruit sur le long terme. L’APQ sen­si­bi­lise donc la po­pu­la­tion et les mu­ni­ci­pa­li­tés à ar­ra­cher cette mau­vaise herbe, qui se si­tue dans des ter­rains vagues, en bor­dure de voies fer­rées, ou en­core sur des routes et trot­toirs.

AR­RA­CHER DEUX À TROIS FOIS PAR AN

«On conseille de cou­per l’herbe à poux dès qu’il com­mence à pous­ser, soit deux fois dans l’été, à la mi-juillet et à la mi-août», com­mente Mme Gi­rard, avant d’ajou­ter qu’il n’y a pas de dan­ger de la tou­cher avec les mains, à moins d’avoir des al­ler­gies à cette plante.

L’idéal est de l’ar­ra­cher ou de la tondre avant sa pé­riode de flo­rai­son, qui se si­tue entre le mois d’août et la mi-sep­tembre.

Une fois la plante ar­ra­chée, il est im­por­tant de se­mer des graines de ga­zon ou de la rem­pla­cer par une plante couvre-sol ou par du paillis afin de li­mi­ter la crois­sance des graines d’herbes à poux dans les an­nées fu­tures ou au cours de la sai­son.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

L’herbe à poux pro­li­fère sur­tout dans des friches ou des ter­rains vagues, en bor­dure des voies fer­rées, des trot­toirs et des routes.

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