L’ES­PRIT DU LIEU

Ma ville - La Cite-Limoilou - - Par Les Sites Et Les Siècles -

Dé­jà en 1667, Charles Au­bert de La Ches­naye, prin­ci­pal homme d’af­faires de la Nou­velle-France au 17e siècle, pos­sède un do­maine agri­cole ri­cole dans ce qui est en voie de de­ve­nir la deuxième basse-ville de Québec. Il s’y rend ré­gu­liè­re­ment pour veiller au ren­de­ment de ses terres, mais aus­si pour s’oc­cu­per de ses in­té­rêts dans la fa­brique de po­tasse et dans le chan­tier na­val à proxi­mi­té. À la fin de la dé­cen­nie sui­vante, tout pro­ba­ble­ment, le mar­chand y fait bâ­tir une «mai­son blanche», coif­fée d’un toit man­sar­dé. Pro­fi­tant des qua­li­tés por­tuaires de la ri­vière Saint-Charles, il uti­lise sans doute cette mai­son pour ses ac­ti­vi­tés com­mer­ciales, à l’exemple de sa ré­si­dence prin­ci­pale de la rue du Sault-au-Ma­te­lot. Après la Conquête, elle de­vient le ma­noir de Saint-Roch. Agran­die, in­cen­diée et par­tiel­le­ment re­cons­truite, la mai­son Blanche a conser­vé une par­tie de ses caves voû­tées. Grâce à l’in­té­rêt et à la col­la­bo­ra­tion des pro­prié­taires ac­tuels, il a été pos­sible d’en fouiller les abords l’été der­nier, à la fa­veur de tra­vaux ef­fec­tués aux fon­da­tions. Ces re­cherches per­mettent de po­ser un re­gard nou­veau sur l’évo­lu­tion de l’édi­fice et sur la vie de ses oc­cu­pants suc­ces­sifs – Hen­ry Hi­ché, William Grant, Pierre Bre­haut –, tous des per­son­nages bien en vue de leur époque.

La mai­son Blanche en 1829. L’édi­fice se­ra in­cen­dié peu après. James Pat­ti­son Cock­burn, The Ma­nor House in St. Roche’s Sub­urb, Mu­sée royal de l’On­ta­rio, ROM-7696.

As­siette en terre cuite com­mune de la fin du 17e siècle pro­ve­nant de la mai­son prin­ci­pale de Charles Au­bert de La Ches­naye, rue du Sault-au-Ma­te­lot, fouillée en 1992. Ville de Québec, par Bri­gitte Os­ti­guy.

Fouilles à la mai­son Blanche à l’été 2009. Ville de Québec, par Serge Rou­leau.

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