se pour­suit

De­puis 2008, la Ville prend les bou­chées doubles pour ra­jeu­nir son ré­seau rou­tier. Choix ri­gou­reux des in­ter­ven­tions à faire, in­ves­tis­se­ments ap­pro­priés, ap­proches in­no­va­trices : un vi­rage ra­di­cal a été pris… et ça marche! La cure de jeu­nesse

Ma ville - La Cite-Limoilou - - Dossier -

De­vant le re­tard pris dans l’en­tre­tien de ses in­fra­struc­tures au cours des der­nières dé­cen­nies, la ville a en­tre­pris un plan vi­sant leur ré­fec­tion com­plète sur un ho­ri­zon de 15 ans.

ain­si, de 2008 à 2010, la ville a in­ves­ti en moyenne 283 mil­lions$ par an­née pour as­su­rer la pé­ren­ni­té de l’en­semble de ses in­fra­struc­tures, com­pa­ra­ti­ve­ment à 102 mil­lions$ du­rant les an­nées 2002 à 2007.

seule­ment dans le do­maine des chan­tiers rou­tiers, la ville pré­voit in­ves­tir 172 mil­lions$ cette an­née. s’y ajou­te­ront des tra­vaux pour la ré­fec­tion de di­verses autres in­fra­struc­tures, comme des ponts, des via­ducs et des bâ­ti­ments.

vive Le pepc!

en 2011, la ville pour­sui­vra son pro­gramme d’en­tre­tien pla­ni­fié des chaus­sées (pepC), qu’elle avait en­tre­pris en 2009. elle y in­ves­ti­ra 10,5 mil­lions$ dans la ré­fec­tion de 34km­de­rue­setde1,7km­de­trot­toirs.

pour­quoi un pepC? Chaque an­née, la ville doit réa­li­ser bon nom- bre de tra­vaux de ré­fec­tion com­plète de ses rues. Les au­to­mo­bi­listes et les ré­si­dants ne peuvent alors que se ré­si­gner à at­tendre la fin de longs tra­vaux pour en­fin bé­né­fi­cier d’une rue toute neuve.

une fa­ta­li­té? La ville ré­pond «non». après avoir aus­cul­té son ré­seau rou­tier et com­pa­ré les so­lu­tions, elle a conclu qu’il pou­vait être ren­table de re­faire à neuf uni­que­ment la couche de sur­face d’une rue ou d’un trot­toir… pour­vu que ce tra­vail soit réa­li­sé au mo­ment op­por­tun.

C’est que la chaus­sée se dé­grade ra­pi­de­ment une fois pas­sé un seuil cri­tique. Ce­lui-ci est at­teint, sur les ar­tères im­por­tantes, lorsque la chaus­sée est âgée entre 8 et 10 ans. avant l’at­teinte de ce point de bas­cule, la ville a donc tout in­té­rêt à in­ter­ve­nir.

par des tech­niques peu en­va­his­santes, la ville par­vient à of­frir aux au­to­mo­bi­listes une voie de cir­cu­la­tion qui a tous les as­pects du neuf, à une frac­tion du prix d’une ré­fec­tion com­plète : de trois à cinq fois moins cher, pour une du­rée de vie sup­plé­men­taire de 5 à 8 ans.

La tech­nique la plus sou­vent em­ployée est ap­pe­lée «pla­nage et pa­vage». elle consiste à en­le­ver une couche su­per­fi­cielle d’as­phalte, de ma­nière à faire dis­pa­raître les fis­sures. un ap­prêt est en­suite po­sé et le re­vê­te­ment re­ti­ré au dé­part est re­cy­clé et in­cor­po­ré, en par­tie, à un nou­veau mé­lange de pa­vage. une tech­nique éco­no­mique… mais aus­si éco­lo­gique puisqu’elle re­quiert moins de ma­tières pre­mières et pro­duit moins de re­jets.

Le pro­gramme d’en­tre­tien pla­ni­fié des chaus­sées a va­lu à la ville de Qué­bec d’être fi­na­liste, dans la ca­té­go­rie «in­fra­struc­tures», dans le cadre de la re­mise des Grands Prix d’ex­cel­lence en trans­port 2010 or­ga­ni­sée par l’as­so­cia­tion qué­bé­coise du trans­port et des routes du Qué­bec (aQTr).

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