LES IR­RÉ­DUC­TIBLES AU­CLAIR

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Des fermes, il en reste à Qué­bec. Prenez la ferme lai­tière Ma­rie-Claire, par exemple. Les Au­clair l’ex­ploitent de­puis quatre gé­né­ra­tions. Et ils en­tendent bien pas­ser le flam­beau

aux plus jeunes! Por­trait d’une fa­mille... bien en­ra­ci­née.

Luc

Au­clair, 33 ans, et son frère Mar­tin, 42 ans, pos­sèdent une ferme lai­tière dans le rang Sainte-Anne, au nord de l’aé­ro­port de Qué­bec. Ils y cultivent 200 hec­tares en plantes four­ra­gères (du foin) pour nour­rir leurs vaches.

L’en­tre­prise compte 150 têtes, toutes de race Hol­stein : « le top », dit Luc. Ces bêtes sont de vraies usines sur pattes! « Il y a 30 ans, une vache don­nait 7 000 litres de lait par an; au­jourd’hui, plus de 9 000 litres, voire 12 000! » Les gé­né­ti­ciens y sont pour quelque chose...

DE­BOUT AVANT LE COQ

« Quand j’ar­rive à l’étable à 6 h du ma­tin, je suis en re­tard », ex­plique Luc. À l’aube, il com­mence le train, aus­si ap­pe­lé « la be­sogne » dans le Bas-du-Fleuve. En gros, ça consiste à traire les vaches, à les nour­rir et à chan­ger leur li­tière.

Mais il faut aus­si s’oc­cu­per des en­fants, me­ner le pe­tit der­nier à la gar­de­rie... Bref, la vie! Après le dî­ner, Luc fi­le­ra « d’une trette » jus­qu’à 19 h 30 pour le deuxième train. Au­pa­ra­vant, il au­ra se­mé, fau­ché, ré­pa­ré un trac­teur...

Luc l’ad­met : « Les jour­nées sont longues… » Et les va­cances... rares. La pe­tite fa­mille se paie deux pe­tits week-ends par an pour se chan­ger les idées... dans les bois. Elle pour le cam­ping, lui pour la pêche.

« C’est clair : être agri­cul­teur, c’est un mode de vie. Mais je suis à mon compte, le tra­vail est va­rié, on fait les choses à notre rythme, dé­clare le jeune agri­cul­teur. Je me sens bien. »

L’EN­VI­RON­NE­MENT À L’ORDRE DU JOUR

Les Au­clair font de la for­ma­tion conti­nue, comme chez les autres corps de mé­tier. Di­plô­més en agri­cul­ture, ils se fa­mi­lia­risent avec les plus ré­centes dé­cou­vertes, les nou­velles ap­proches. En somme, ils sont dans le coup.

D’ailleurs, Luc a tâ­té la tech­nique du se­mis di­rect, une ap­proche plus éco­lo­gique qui mé­nage le sol et éco­no­mise le car­bu­rant. La tech­nique lui plaît. Cô­té en­grais, on y va avec le fu­mier. Les her­bi­cides? Le moins pos­sible.

SAINT-GLIN-GLIN OU QUÉ­BEC?

Être agri­cul­teur en ville : avan­ta­geux ou pas? Pour Luc, c’est oui. « Ici, il y a plein de com­pa­gnies qui ont les pièces de re­change pour ré­pa­rer la ma­chi­ne­rie. »

Par contre, la main-d’oeuvre n’abonde pas pour un dé­pan­nage oc­ca­sion­nel : fau­cher un champ, par exemple. « Mais on en­tre­tient de bonnes re­la­tions avec nos voi­sins. On sait s’en­trai­der. »

Luc, comme son frère, sou­haite lé­guer la ferme à la gé­né­ra­tion sui­vante. Si les deux frères trans­mettent leur amour de la terre aux en­fants, c’est dans la poche!

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