Ges­tev : deux lo­co­mo­tives, un leit­mo­tiv

« À l’im­pos­sible, TOUS sont te­nus » , clame le site Web de Ges­tev, firme spé­cia­li­sée dans l’or­ga­ni­sa­tion d’évé­ne­ments spor­tifs. Grosse com­mande! Mais c’est dans les cordes de Pa­trice Drouin et de Chan­tal La­chance, les « pa­rents » de la boîte!

Ma ville - La Cite-Limoilou - - Première Page -

Ges­tev, c’est no­tam­ment les épreuves de la Coupe du monde de vé­lo de mon­tagne au MontSainte-anne, le Snow­board Jamboree, le Red Bull Cra­shed Ice, 10 ans de Fêtes de la Nou­velle-france et pro­chai­ne­ment, la Tran­sat Qué­bec / Saint-ma­lo et la Coupe du monde

de ski de fond... dans la Haute-ville!

Voi­là pour les pré­sen­ta­tions.

UNE COURSE DE FOND

Or­ga­ni­ser un évé­ne­ment est une épreuve en soi. Il faut voir à tout : re­cherche de fi­nan­ce­ment, amé­na­ge­ment du site, équi­pe­ment, ac­cueil des ath­lètes, com­pé­ti­tion, contrats, re­cru­te­ment des bé­né­voles – entre 600 et 800 par évé­ne­ment…

« C’est une mon­tagne à gra­vir, ad­met Chan­tal, an­cienne spor­tive ac­com­plie. En moyenne, on parle de 18 mois de pré­pa­ra­tion ». « En moyenne », dit-elle, parce que cer­tains évé­ne­ments sup­posent une in­ter­mi­nable course de fond, comme le Cham­pion­nat du monde

de surf des neiges en 2013, sur

le­quel le duo « pioche » de­puis

2003. Huit ans, quoi!

Et quand l’évé­ne­ment prend forme sur le ter­rain, ac­cro­chez­vous : « Il faut comp­ter entre 25 et

30 jours de tra­vail consé­cu­tifs ».

Heu­reu­se­ment, le fruit des ex­pé­riences pas­sées fa­ci­litent et ac­cé­lèrent au­jourd’hui la nais­sance des évé­ne­ments.

La clé : les bons contacts dans les bonnes or­ga­ni­sa­tions, dou­blés d’une cré­di­bi­li­té en bé­ton. « Nous sommes par­fois ci­tés en exemple par les fé­dé­ra­tions in­ter­na­tio­nales de sport, et même in­vi­tés comme confé­ren­ciers », confirme Pa­trice. Et quand des joueurs de ce ca­libre ont un faible pour vous, vous êtes « en bu­si­ness ».

Dans les an­nées 90, cette cré­di­bi­li­té se bâ­tit ra­pi­de­ment, alors que leur brio est ré­cla­mé à l’étran­ger : Chine, Suède, Nou­velle-zé­lande… Ex­por­ter son sa­voir-faire aux confins du globe, c’est un signe qui ne trompe pas.

RE­TOUR À LA MAI­SON

« Au­jourd’hui, on se concentre

sur le 418 ». Non que Ges­tev n’ait

plus p d’ave­nir ailleurs, mais Pa­trice, à l’heure des choix, c a eu une bonne pen­sée pour la ré­gion.

« On a com­men­cé en e 1992 avec le vé­lo de d mon­tagne, un sport d’été, d rap­pelle-t-il. Pour di­ver­si­fier nos ac­ti­vi­tés, on o a vu dans les sports de glisse de beaux dé­bou­chés d lo­caux. »

Il n’en fal­lait pas plus pour lor­gner du d cô­té du surf des neiges ou des folles des­centes d en pa­tins dans d le VieuxQué­bec. Q TTRAVAILLER AAUTREMENT

Pour Ges­tev, une épreuve spor­tive ne se ré­sume pas à « Un, deux, trois, GO… et on re­met les mé­dailles! », s’em­balle Chan­tal. Un évé­ne­ment, ça prend ra­cine dans un contexte ur­bain, so­cial et com­mer­cial pré­cis. Il faut mettre en va­leur la ville et maxi­mi­ser les re­tom­bées. »

Dès lors, le cadre ex­cep­tion­nel de Qué­bec fait par­tie du « pro­duit ». On verse dans l’ori­gi­na­li­té et l’au­dace pour vendre la ville à l’étran­ger. « Le Big Air et le Snow­board Jamboree, par exemple : 50 heures de dif­fu­sion dans 150 pays! C’est une vi­trine in­croyable! », lance Chan­tal.

La « re­cette Ges­tev » fait mouche :

un hap­pe­ning so­cial au­tour de l’évé­ne­ment et des re­tom­bées éco­no­miques qui se chiffrent en mil­lions $ pour la ré­gion. « On parle de

200 mil­lions $ de­puis 20 ans »,

dé­clare Pa­trice. De gros sous.

GES­TEV AU VERT

Plus l’évé­ne­ment res­pecte son contexte, moins il y a de « dom­mages col­la­té­raux ». « Le Red Bull Cra­shed Ice a été une bonne école pour nous. Au dé­but, on a com­mis des er­reurs, mais on a ap­pris de­puis », re­con­naît celle qui pousse fort sur le plan vert de Ges­tev, ap­pe­lé Gest­vert.« Ce plan, c’est pas juste pour faire cute. » Il pri­vi­lé­gie le dia­logue avec le mi­lieu ain­si que l’em­preinte éco­lo­gique la plus faible pos­sible… « Au Qué­bec, Ges­tev a été la pre­mière firme de ges­tion d’évé­ne­ments ma­jeurs à dé­cro­cher une ac­cré­di­ta­tion éco­res­pon­sable du Bu­reau de la nor­ma­li­sa­tion du Qué­bec. »

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