L’ h o m m e d e r r i è r e le mé­cène

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Le jour, Gil­bert Dion fa­brique et vend des foyers sur me­sure dans son en­tre­prise, rue Saint-val­lier. Le soir ve­nu, il grimpe l’es­ca­lier qui le mène au-des­sus de son com­merce, dans son loft, et là, le temps sus­pend son vol, au mi­lieu d’une so­nate

de mu­sique sa­crée. Tôt ou tard, le mé­lo­mane al­lait de­ve­nir mé­cène. par la mu­sique sa­crée, les orgues, l’acous­tique des églises. De­puis qu’il est tout jeune. Et adulte, c’est sou­vent sur le par­vis des grandes ca­thé­drales que ses pé­riples ur­bains com­mencent sur le Vieux Con­tinent.

D’ailleurs, il voit dans les concerts et les fes­ti­vals une fa­çon d’ani­mer les églises et de les ai­der à faire leur frais pour as­su­mer leur en­tre­tien. « Ce patrimoine est lié à notre his­toire. Il doit sur­vivre à la dé­ser­tion des pa­rois­siens. »

« Pas fa­cile de faire vivre un évé­ne­ment comme ce­lui de l’in­ter­na­tio­nal des mu­siques sa­crées, dé­clare Gil­bert Dion. Faire ve­nir des ar­tistes étran­gers, pour la plu­part eu­ro­péens, il faut des sous. » Hé­ber­ge­ment, voyage, ca­chet…

Pour lui, c’est clair : le monde des af­faires doit sou­te­nir les arts. Les fonds pu­blics se ra­ré­fient. « Je ne cherche à per­sua­der per­sonne, mais tant mieux si je donne l’exemple. »

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