L’hom­me­der­rière le mé­cène

Le jour, Gil­bert Dion fa­brique et vend des foyers sur me­sure dans son en­tre­prise, rue Saint-val­lier. Le soir ve­nu, il grimpe l’es­ca­lier qui le mène au-des­sus de son com­merce, dans son loft, et là, le temps sus­pend son vol, au mi­lieu d’une so­nate de mu­siq

Ma ville - La Cite-Limoilou - - PASSIONNÉMENT... LA MUSIQUE SACREÉE -

Mé­cène : n. m. Pro­tec­teur gé­né­reux des lettres, des arts et des sciences. On ne sau­rait mieux dé­crire l’homme d’af­faires, com­man­di­taire prin­ci­pal de l’in­ter­na­tio­nal des mu­siques sa­crées de Qué­bec de­puis deux ans.

At­tend-il quelque chose en re­tour de son geste? « Je ne vois pas… Les clien­tèles ne se re­coupent pas. » Des pri­vi­lèges, peut-être? Non plus! Il ne siège pas au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’évé­ne­ment, il n’in­fluence pas sa pro­gram­ma­tion…ils’agitd’au­tre­chose.

Gil­bert Dion se dé­crit d’abord comme un ana­ly­tique et un scep­tique. Ce qui ne l’em­pêche pas de ca­res­ser des idéaux, dont ce­lui de com­mu­ni­quer sa pas­sion à ses conci­toyens, voire de « contri­buer à rendre le monde meilleur par la mu­sique ».

« Cette mu­sique mé­rite d’être mieux connue et par­ta­gée. C’est une mu­sique de paix qui élève notre es­prit, qui ins­pire l’har­mo­nie entre les peuples, entre l’homme et la na­ture », ex­plique-t-il avec convic­tion.

LE DI­VIN SUR SON DIVAN

Pour Gil­bert Dion, un monde sans mu­sique est im­pen­sable. Il en écoute de quatre à cinq heures par jour. Beau­coup de Bach – « le plus grand », se­lon lui. Dans son divan, les deux pieds sur le pouf, il si­rote un thé vert de­vant le foyer, puis il s’aban­donne. « Je suis ailleurs. C’est comme de la mé­di­ta­tion. Lorsque j’écoute cette mu­sique, il se crée un si­lence in­té­rieur : je me re­trouve. »

Ni mu­si­cien, ni croyant, l’homme d’af­faires a tou­jours été fas­ci­né

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