Le pour­quoi et le comment du mas­sage pour bé­bé

Mas­sage pour bé­bé

Maman & Moi - - Sommaire - Par Sa­rah Rioux

LES BIEN­FAITS DU MAS­SAGE

Lorsque bé­bé est tout pe­tit et qu’il ne vous parle pas en­core, le sens du tou­cher est votre prin­ci­pal moyen d’en­trer en com­mu­ni­ca­tion avec lui. À ce titre, le mas­sage est per­çu par nombre de spé­cia­listes comme un vé­ri­table lan­gage cor­po­rel. Pour bé­bé, qui était en­core, il n’y a pas si long­temps, bien au chaud dans le ventre de ma­man, le mas­sage est sy­no­nyme de sé­cu­ri­té puis­qu’il passe par le contact phy­sique avec ma­man ou pa­pa. Pour les pa­rents aus­si, ce mo­ment peut s’avé­rer apai­sant, puis­qu’il per­met sou­vent de cal­mer bé­bé et qu’il s’agit d’une bonne ma­nière d’ap­pri­voi­ser bé­bé. Nombre de pa­rents sont sur­pris de consta­ter que lorsque plus rien ne va et que bé­bé pleure et hurle, quelques mi­nutes de mas­sage peuvent le cal­mer illi­co!

De­puis sa nais­sance, vous ca­jo­lez bé­bé, le pre­nez dans vos bras et lui faites des ca­resses. Pour­quoi ne pas en­vi­sa­ger le mas­sage pour bé­bé ? Un mo­ment de ten­dresse unique que vous pou­vez pas­ser avec votre pou­pon et qui se­ra aus­si bé­né­fique pour lui que pour vous.

En plus de fa­vo­ri­ser une com­mu­ni­ca­tion entre les pa­rents et leur bé­bé, le mas­sage en­cou­rage bé­bé à dé­ve­lop­per ses fa­cul­tés mo­trices. En ef­fet, par vos gestes et ca­resses, bé­bé ap­pré­cie­ra le sens du tou­cher et se­ra plus en­clin à dé­cou­vrir son en­vi­ron­ne­ment de cette ma­nière. Il se­ra aus­si ras­su­ré par ce mo­ment de ten­dresse et de proxi­mi­té. D’un point de vue pu­re­ment phy­sio­lo­gique, le mas­sage pré­sente éga­le­ment bien des avan­tages pour bé­bé. En mas­sant et en dé­liant les muscles de ses bras et de ses jambes, vous pré­pa­rez len­te­ment son corps à adop­ter une po­si­tion as­sise, puis de­bout, alors que de­puis sa nais­sance il passe le plus clair de son temps cou­ché dans une po­si­tion sem­blable à celle qu’il avait dans votre ventre. Le mas­sage sti­mule aus­si la bonne cir­cu­la­tion san­guine et lym­pha­tique, en plus de fa­vo­ri­ser le tran­sit in­tes­ti­nal.

COMMENT FAIRE?

Pre­mier mot d’ordre en ce qui concerne le mas­sage de bé­bé : choi­sir un mo­ment de la jour­née où il est calme. Si bé­bé ba­bille sans cesse, rit et s’agite dans tous les sens, ce n’est pas le temps de ten­ter l’ex­pé­rience. Pri­vi­lé­giez des mo­ments tran­quilles comme l’heure du bain, le mo­ment avant la sieste ou en­core avant de le cou­cher pour la nuit. Choi­sis­sez une pièce ou un en­droit calme, bien chauf­fé et sans cou­rants d’air pour évi­ter que bé­bé ne fris­sonne entre vos ca­resses. Vous pou­vez aus­si faire jouer une mu­sique douce.

Vous pou­vez vous ins­tal­ler de di­verses fa­çons, la meilleure étant celle dans la­quelle vous vous trou­vez la plus confor­table. Vous pou­vez ins­tal­ler bé­bé sur vos ge­noux alors que vous êtes as­sise dans une chaise, sur la table à lan­ger si vous êtes de­bout près de lui ou, en­core, par terre sur une couverture si vous vou­lez évi­ter tout risque de chute dans le cas où bé­bé bou­ge­rait beau­coup. Se­lon la tem­pé­ra­ture, désha­billez plus ou moins bé­bé; vous pou­vez uti­li­ser des huiles ou des lo­tions, tou­jours en pre­nant soin de choi­sir des pro­duits na­tu­rels qui conviennent à la fra­gi­li­té de la peau de bé­bé. Dans le doute, consul­tez votre phar­ma­cien qui sau­ra vous re­com­man­der des pro­duits adé­quats pour le mas­sage de bé­bé.

Pour les pre­miers mas­sages, ten­tez de ne mas­ser qu’une seule par­tie du corps de votre pou­pon, et soyez at­ten­tive à sa ré­ac­tion. S’il semble ap­pré­cier, conti­nuez. Dans le cas contraire, ar­rê­tez-vous pour le mo­ment et as­su­rez-vous d’y al­ler pro­gres­si­ve­ment. Ne mas­sez qu’une seule par­tie du corps du­rant quelques mi­nutes. De jour en jour, aug­men­tez gra­duel­le­ment la du­rée du mas­sage. Non seule­ment bé­bé s’ha­bi­tue­ra à ce contact pri­vi­lé­gié, mais il ap­pré­cie­ra de plus en plus ces mas­sages que vous lui pro­di­guez avec amour.

QUELQUES SUGGESTIONS…

Vous de­vez faire la nuance entre mas­sage et ca­resses. Lors du mas­sage, votre contact se doit d’être chaud, et vos pres­sions stimulantes et fermes, bien que dé­li­cates. Les spé­cia­listes s’en­tendent pour dire que, lors du mas­sage, un contact constant doit être main­te­nu entre vos mains et le corps de bé­bé. Ain­si, par exemple, si vous pro­cé­dez à un mas­sage du bras de bé­bé avec une main, votre autre main se doit d’as­su­rer en contact avec le corps de bé­bé; vous pour­riez la lais­ser po­sée sur son ventre ou son épaule, ce qui évi­te­ra les sur­sauts de bé­bé.

Il faut por­ter une at­ten­tion constante à la tête de bé­bé. En ef­fet, puisque ce der­nier de­meure fra­gile pen­dant quelques mois suite à la nais­sance, il faut évi­ter de le mas­ser ou de le tou­cher de ma­nière trop ferme. Si bé­bé s’agite, ra­len­tis­sez la ca­dence, et si ses pleurs per­sistent, ces­sez le mas­sage. Vous pour­rez re­ten­ter l’ex­pé­rience le len­de­main ou un autre jour où bé­bé se­ra plus calme. N’ou­bliez pas que ce type de contact est nou­veau pour lui. Bien que cer­tains bé­bés l’ap­pré­cient dès la pre­mière ten­ta­tive, il ar­rive que ce soir plus long. As­su­rez-vous de res­pec­ter le rythme de votre pou­pon.

Lais­sez-vous gui­der par les ré­ac­tions de votre en­fant. Il n’est après tout pas es­sen­tiel de faire un mas­sage de tout le corps. Si vous consta­tez qu’il pré­fère le mas­sage du haut du corps, par exemple, conti­nuez dans cette voie en in­té­grant les jambes au mas­sage de ma­nière pro­gres­sive et lente.

Si vous consta­tez que bé­bé est ré­cep­tif au mas­sage, as­su­rez-vous de le bou­ger dé­li­ca­te­ment lors des chan­ge­ments de po­si­tion, no­tam­ment lorsque vous le faites pas­ser d’une po­si­tion ven­trale à une po­si­tion dor­sale.

Lorsque bé­bé se se­ra bien ha­bi­tué au mas­sage cor­po­rel, vous pour­rez ten­ter de pour­suivre avec le mas­sage fa­cial, com­po­sé de lé­gères pres­sions faites du bout des doigts. Lors de ce mas­sage, as­su­rez-vous de tou­jours tra­vailler de l’in­té­rieur vers l’ex­té­rieur du vi­sage.

Lorsque bé­bé se­ra près de son pre­mier an­ni­ver­saire, il est nor­mal que le mas­sage de­vienne plus dif­fi­cile; il ne veut que bou­ger et ex­plo­rer. Par­ti­cu­liè­re­ment du­rant cette pé­riode, il est im­por­tant de ré­ser­ver le mas­sage aux mo­ments de fa­tigue. M&M

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