Pho­to­gra­phier bé­bé

Bé­bé

Maman & Moi - - Sommaire - Par Serge Caya

La pho­to­gra­phie est de­ve­nue un loi­sir très po­pu­laire de­puis l’avè­ne­ment des ap­pa­reils nu­mé­riques de pe­tits for­mats et des pho­to­phones de plus en plus per­for­mants. Le nombre de pixels (contrac­tion de Pic­ture Ele­ment) aug­mente sans cesse et la qua­li­té de l’image y gagne du même coup. Ces pe­tits ap­pa­reils nu­mé­riques per­mettent aux ama­teurs d’ob­te­nir im­mé­dia­te­ment des pho­tos de très bonne qua­li­té. Et si vous pos­sé­dez un ap­pa­reil ré­flex (SLR) ou di­gi­tal (DSLR), tant mieux! Vous ac­crois­sez vos pos­si­bi­li­tés ar­tis­tiques.

Bé­bé est sur le point de naître ou il fait par­tie de votre fa­mille de­puis peu. Vous dé­si­rez sû­re­ment pré­ser­ver les dé­li­cieux mo­ments de son évo­lu­tion. Pour ce­la, il suf­fit de gar­der votre ap­pa­reil pho­to sous la main. Dès lors vous ne ris­quez pas de man­quer des oc­ca­sions uniques.

L’ABC DE LA TECH­NIQUE

Tout d’abord, il faut sa­voir que votre ap­pa­reil pho­to et vous ne voyez pas le monde de la même fa­çon. Votre ap­pa­reil pho­to, quel qu’il soit, ne per­çoit qu’une par­tie de ce que votre oeil dis­tingue : d’abord la dé­fi­ni­tion est meilleure à l’oeil nu et les cou­leurs dif­fèrent pas­sa­ble­ment. Il im­porte donc de pra­ti­quer l’art de la pho­to­gra­phie avant les oc­ca­sions « of­fi­cielles ».

Plus vous pren­drez de pho­tos, plus vous se­rez à même d’an­ti­ci­per ou de vi­sua­li­ser la pho­to avant même de vi­ser et de dé­clen­cher. D’ailleurs, com­men­cez dès main­te­nant. Les oc­ca­sions abondent au­tour de vous : les ob­jets dans la mai­son, votre ani­mal de com­pa­gnie, la vue de­puis votre fe­nêtre, sans ou­blier les lieux

pu­blics! Pre­nez des pho­tos sous des angles dif­fé­rents afin d’en aug­men­ter l’in­té­rêt. Ain­si, lorsque vous ana­ly­se­rez soi­gneu­se­ment et ob­jec­ti­ve­ment vos cli­chés, vous se­rez à même de les amé­lio­rer.

LA LU­MIÈRE

La lu­mière consti­tue un élé­ment es­sen­tiel en pho­to­gra­phie. Elle fait la dif­fé­rence entre une bonne pho­to et une ex­cel­lente pho­to. Ce sont plu­tôt ses sub­ti­li­tés qu’il faut ex­ploi­ter : lu­mière ar­ti­fi­cielle ou naturelle, son orien­ta­tion, ses contrastes, et l’am­biance qu’elle crée : douce, cha­leu­reuse ou dra­ma­tique. Vous sau­rez adap­ter vos prises de vue avec un peu d’ex­pé­rience et vous pro­fi­te­rez de toutes les sortes de lu­mière qui sus­ci­te­ront l’in­té­rêt de vos pa­rents et amis. Il im­porte peu qu’elle soit très faible ou très in­tense, car avec les cap­teurs ac­tuels des ap­pa­reils nu­mé­riques mo­dernes, tout ce qui est vu peut être pho­to­gra­phié!

Par ailleurs, le flash in­té­gré à la plu­part des ap­pa­reils per­met d’amé­lio­rer la qua­li­té des pho­tos sur­tout lorsque vous êtes à l’in­té­rieur : il contri­bue à la net­te­té de l’image. Ce­pen­dant, il faut en res­pec­ter la por­tée qui se si­tue ha­bi­tuel­le­ment entre 1m 25 et 3,5 m. En cas de doute, consul­tez le ma­nuel de l’uti­li­sa­teur four­ni avec votre ca­mé­ra pour vous en as­su­rer. Évi­dem­ment, le flash s’avère utile pour prendre des pho­tos à l’ex­té­rieur non seule­ment pour éclai­rer votre su­jet mais aus­si pour adou­cir les ombres et re­haus­ser les cou­leurs.

L’ÉCRAN DE VI­SUA­LI­SA­TION ET LE RYTHME

L’écran de vi­sua­li­sa­tion re­pré­sente sans conteste l’un des avan­tages les plus im­por­tants de la pho­to­gra­phie nu­mé­rique. Il per­met de vé­ri­fier im­mé­dia­te­ment le ca­drage de la pho­to et, au be­soin, la re­prise. D’un autre cô­té, cer­tains pho­to­graphes ama­teurs perdent un temps pré­cieux à consul­ter cet écran. Non seule­ment ils manquent énor­mé­ment d’oc­ca­sions de sai­sir leur su­jet sur le vif, mais en plus, ils brisent le rythme de leur séance pho­tos per­dant du même coup leur concen­tra­tion sur le su­jet. C’est un dé­faut qu’il faut ab­so­lu­ment cor­ri­ger! Ils de­vraient plu­tôt ré­ser­ver le vi­sion­ne­ment des pho­tos prises à plus tard afin de choi­sir les meilleurs cli­chés. En­core une fois, les mo­ments cap­tés sur le vif sont sou­vent les meilleurs et bé­bé n’at­tend pas!

L’EX­PO­SI­TION

L’ex­po­si­tion est la quan­ti­té de lu­mière qui at­teint les cap­teurs de l’ap­pa­reil pho­to. Une bonne ex­po­si­tion per­met d’ob­te­nir une pho­to de grande qua­li­té. Avec le mode au­to­ma­tique des ap­pa­reils ré­cents et le po­se­mètre in­té­gré, la tâche est vrai­ment sim­pli­fiée à ce point de vue. La vi­tesse d’ob­tu­ra­tion et l’ou­ver­ture né­ces­saires sont ajus­tées et in­di­quées au­to­ma­ti­que­ment pour of­frir une ex­po­si­tion adé­quate. Un po­se­mètre in­dé­pen­dant pour­rait être né­ces­saire si vous pré­fé­rez tra­vailler en mode ma­nuel afin de ré­gler ces deux pa­ra­mètres à votre guise.

LA STA­BI­LI­TÉ

Évi­dem­ment, ce qu’on re­cherche avant tout, ce sont des images nettes, sans au­cun flou! Au tout dé­but de la pho­to­gra­phie, le tré­pied était un ou­til es­sen­tiel pour ob­te­nir des prises de vue de grande qua­li­té. Les pre­miers ap­pa­reils pho­to étaient plu­tôt lourds et sur­tout moins pré­cis. Plus tard, ils sont de­ve­nus plus per­fec­tion­nés et les tré­pieds ont dis­pa­ru. Au­jourd’hui, ces der­niers ef­fec­tuent un re­tour en force afin d’ob­te­nir le plein po­ten­tiel des ap­pa­reils pho­to plus mo­dernes.

Un tré­pied de qua­li­té est ri­gide et sans join­tures lâches. Il est lé­ger et fa­bri­qué en fibre de car­bone, si­non en alu­mi­nium. Il n’y a pas si long­temps, les tré­pieds en fibre de car­bone coû­taient les yeux de la tête, mais de­puis quelque temps, on en offre cer­tains mo­dèles à des prix très abor­dables.

De plus, les mé­ca­nismes de sta­bi­li­sa­tion de l’image (sou­vent dé­si­gnés par les lettres IS ou OS) ont mar­qué un im­mense progrès quant à l’ob­ten­tion de la net­te­té ab­so­lue. Ra­pi­de­ment, ce sont des dé­tec­teurs si­tués à l’in­té­rieur de l’ob­jec­tif ou du boî­tier qui com­pensent les mou­ve­ments in­ap­pro­priés. Ces mé­ca­nismes sont très utiles pour les plans rap­pro­chés, entre autres.

À dé­faut de cette tech­no­lo­gie ou d’un tré­pied, vous pour­riez avoir be­soin d’une main sûre; qu’à ce­la ne tienne, il

suf­fit de dé­po­ser l’ob­jec­tif dans le creux de votre main et de ser­rer les coudes contre le corps; vi­sez et dé­clen­chez! Au­tre­ment, avec un ap­pa­reil pho­to com­pact, vous pour­riez uti­li­ser la cour­roie de main et vous ap­puyer sur un sup­port ferme.

LES FILTRES

On re­trouve dans les bou­tiques spé­cia­li­sées un cer­tain nombre d’ob­jets sus­cep­tibles d’élar­gir votre créa­ti­vi­té. Tout dé­pen­dant du type d’ap­pa­reil pho­to dont vous dis­po­sez, des filtres et cer­tains autres ac­ces­soires d’ob­jec­tif per­mettent d’ob­te­nir des ef­fets spé­ciaux pou­vant ac­cen­tuer ou mo­di­fier l’am­biance d’une scène.

Par exemple, des filtres de dif­fé­rentes cou­leurs contri­bue­ront soit à ré­chauf­fer une scène ou à lui don­ner un as­pect plus sobre tan­dis que d’autres four­ni­ront une am­biance plus ta­mi­sée. Par ailleurs, un filtre dif­fu­sant (of­fert avec des de­grés de dif­fu­sion) pro­dui­ra une image plus floue pour un ef­fet plus ar­tis­tique. En­core une fois, votre ma­nuel de l’uti­li­sa­teur pour­ra vous en dire plus long sur les dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés de votre ap­pa­reil.

PHO­TO­GRA­PHIER BÉ­BÉ (EN­FIN!)

As­sez pour la tech­nique! On sait que l’ar­ri­vée d’un en­fant re­pré­sente un grand évè­ne­ment dans la vie d’un couple. Mais le temps passe si vite que, sans s’en rendre compte, bé­bé a gran­di et il est dé­jà à l’école. Donc pour ne rien man­quer de ses pre­miers ins­tants de vie, il est né­ces­saire d’avoir ac­cès en per­ma­nence à votre ap­pa­reil pho­to!

Un bé­bé dort presque tout le temps et pleure beau­coup du­rant les pre­mières se­maines. Alors il faut ou­blier les pé­riodes du­rant les­quelles il est af­fa­mé, stres­sé, très fa­ti­gué ou ma­lade, car il se­ra d’hu­meur maus­sade. Par consé­quent, il im­porte de pri­vi­lé­gier les pé­riodes de calme et de re­pos, soit après la té­tée ou le bi­be­ron, entre autres. Bien sûr, il au­ra ten­dance à s’en­dor­mir pai­si­ble­ment mais il au­ra le vi­sage d’un ange…

En­suite, il faut por­ter at­ten­tion à la lu­mière. La lu­mière naturelle est la meilleure pour éclai­rer une scène. Mal­gré tout, si la chambre de bé­bé est fai­ble­ment éclai­rée, une lu­mière ar­ti­fi­cielle suf­fi­sante et di­ri­gée vers le pla­fond peut ré­gler le pro­blème. Sur­tout pas de flash! Et si vous êtes à l’ex­té­rieur, lorsque la lu­mière est trop forte, par exemple sous un so­leil écla­tant, les gens et même les bé­bés tendent à plis­ser les yeux. Les traits du vi­sage se dur­cissent donc et des ombres très mar­quées ap­pa­raissent, mal­heu­reu­se­ment. Alors la lu­mière ta­mi­sée par un ciel voi­lé ou cou­vert a ten­dance à les adou­cir fa­vo­ra­ble­ment.

D’autre part, il fut une époque où le por­trait avait ses règles et s’avé­rait plus cé­ré­mo­nieux et guin­dé. Au­jourd’hui, tout est per­mis et un vi­sage peut être clai­re­ment dé­fi­ni ou se si­tuer dans un flou de mise au point. Par exemple, lorsque votre bé­bé est dans son lit, pla­cez-vous à son ni­veau; ça vous évi­te­ra de faire une pho­to trop en plon­gée! Por­tez éga­le­ment une at­ten­tion par­ti­cu­lière à l’en­vi­ron­ne­ment et à l’ar­rière-plan. On peut bien pho­to­gra­phier son pou­pon par­mi ses pe­luches mais il faut évi­ter de sur­char­ger le dé­cor. Il ne faut pas perdre de vue que c’est votre pou­pon qui est la ve­dette. Et chaque étape de son dé­ve­lop­pe­ment re­pré­sente une source in­épui­sable d’oc­ca­sions de cap­ter la vie de votre en­fant : pre­mier sou­rire, pre­mière dent, etc.

Par ailleurs, vous vou­drez sans doute créer des pho­tos ori­gi­nales. Alors faites en sorte que votre su­jet oc­cupe tout le cadre du vi­seur. Rap­pro­chez­vous pour mettre en va­leur ce qui est im­por­tant, c’est-à-dire son ex­pres­sion fa­ciale. Si votre ap­pa­reil est équi­pé d’un zoom, pro­fi­te­zen pour ef­fec­tuer un plan rap­pro­ché.

Faites la mise au point sur les yeux du bé­bé même si ce n’est pas tou­jours fa­cile. Quant au risque d’ob­ser­ver des yeux rouges sur la pho­to, n’ayez crainte car il est sou­vent fa­cile d’ap­por­ter les cor­rec­tifs né­ces­saires après coup. Avec de la pa­tience, vous y ar­ri­ve­rez.

Adop­tez éga­le­ment plu­sieurs points de vue : bé­bé cou­ché sur le dos, sur le ventre, sur les ge­noux de pa­pa, éveillé, en­dor­mi et dans les bras de ma­mie. Pho­to­gra­phiez-le lorsque sa grande soeur lui donne à boire ou à man­ger, ou lorsque grand-père danse ten­dre­ment avec lui. Les bé­bés sont très spon­ta­nés, pro­fi­tez-en pour en cro­quer toute sa vi­va­ci­té. Par­fois, ils af­fichent un pe­tit sou­rire mo­queur ou un air bou­deur, bref cap­tez leurs émo­tions, c’est ça la vraie vie! M&M

PE­TIT CON­SEIL :

Mul­ti­pliez les pho­tos de votre pe­tit ange, mais n’ou­bliez ja­mais qu’il doit être en sé­cu­ri­té en tout temps du­rant vos séances pho­to !

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