Les ques­tions que les fu­tutres ma­mans se posent

Que les fu­tutres ma­mans se posent

Maman & Moi - - Sommaire - Par Sa­rah Rioux

Soyons hon­nête, si nombre de femmes rêvent d’être ma­man un jour et ca­ressent ce rêve du­rant des mois, voire des an­nées, rares sont celles qui n’ont pas éprou­vé quelques in­quié­tudes quant à la gros­sesse. Voi­ci quelques faits mé­con­nus qui concernent ce mo­ment qui peut être source de stress... mais aus­si por­teur d’une joie im­mense.

L’AC­COU­CHE­MENT ME TERRORISE... COM­MENT ME PRÉ­PA­RER?

À cha­cune de trou­ver les moyens d’en­vi­sa­ger l’ac­cou­che­ment comme un mo­ment éprou­vant, certes, mais en ayant le sen­ti­ment d’y être bien pré­pa­rée. Tou­te­fois, le mot d’ordre de­meure le même... IN­FOR­MEZ-VOUS. En ef­fet, l’ac­cou­che­ment, comme toutes les nou­veau­tés, fait craindre le pire parce qu’il re­pré­sente l’in­con­nu. Oui, la fu­ture ma­man s’in­quiète des contrac­tions et de la dou­leur... mais de­man­dez-lui ce qui l’ef­fraie vrai­ment, et il y a fort à pa­rier qu’elle vous ré­pon­dra : « Je ne sais pas com­ment ce­la se pas­se­ra. » Les amies, les membres de la fa­mille étant dé­jà ma­man peuvent être une source de ré­con­fort im­por­tante! Veillez ce­pen­dant à ne pas vous concen­trer sur cette amie ou cette cou­sine qui a eu un ac­cou­che­ment dif­fi­cile. Chaque en­fant vient au monde dans des cir­cons­tances uniques. De nom­breux livres et des vi­déos peuvent être

utiles pour vous pré­pa­rer à ce mo­ment. De plus, n’ou­bliez pas que les cours pré­na­taux sont aus­si une op­tion qui s’offre à vous. En plus d’y trou­ver ré­ponses à nombre de vos ques­tions, vous pour­rez y cô­toyer des fu­tures ma­mans comme vous, et consta­ter, par le fait même, que vos craintes ne sont pas uniques.

COM­MENT ÊTRE ZEN POUR CE GRAND MO­MENT?

En plus de vous in­for­mer, le fait de pré­pa­rer à l’avance tout ce qui peut l’être concer­nant votre ac­cou­che­ment se­ra votre meilleure arme. Bien en­ten­du, il est im­pos­sible de tout pré­voir et c’est le propre de l’ac­cou­che­ment que de vous ré­ser­ver quelques sur­prises. Par contre, si cer­tains points tels que l’achat des ar­ticles de base né­ces­saires à l’ar­ri­vée de bé­bé à la mai­son sont ré­glés à l’avance, ce­la vous per­met­tra de di­mi­nuer votre stress le jour J ve­nu. Si vous avez d’autres en­fants, veillez à trou­ver à l’avance quel­qu’un qui s’en oc­cu­pe­ra lors de votre sé­jour à l’hô­pi­tal. Des femmes l’ayant dé­jà vé­cu vous le di­ront, le fait de prendre le che­min de la ma­ter­ni­té avec la tête vide de tous autres sou­cis fait toute la dif­fé­rence. Dans le même état d’es­prit, veillez à pré­voir une per­sonne que vous pour­rez joindre en tout temps dans le cas où votre conjoint se­rait dans l’im­pos­si­bi­li­té de vous conduire à l’hô­pi­tal. Le fait de sa­voir que vous au­rez quel­qu’un sur qui comp­ter sau­ra vous apai­ser et li­mi­ter vos in­quié­tudes.

AC­COU­CHER SOUS L’EAU, POUR­QUOI PAS?

Toute une nou­veau­té dans notre culture que cette op­tion de don­ner nais­sance à bé­bé sous l’eau! Bien des fu­tures ma­mans ne savent pas com­ment ré­agir de­vant cette pos­si­bi­li­té. N’est-ce pas dan­ge­reux? Com­ment un bé­bé sau­rait-il na­ger en nais­sant alors que les en­fants mettent plu­sieurs an­nées à pa­tau­ger conve­na­ble­ment? Et si des com­pli­ca­tions sur­ve­naient? Soyez ras­su­rée, l’ac­cou­che­ment dans l’eau n’a rien d’une pra­tique dan­ge­reuse ou bi­zar­roïde. Cette pra­tique, dé­cou­verte en of­frant un bain à une femme dont les contrac­tions étaient longues et pé­nibles, a la par­ti­cu­la­ri­té de ré­duire lar­ge­ment la du­rée de l’ac­cou­che­ment. En ef­fet, cette fa­çon de faire fa­ci­lite la di­la­ta­tion et les ver­tus re­laxantes de l’eau calment ses dou­leurs. Des ma­ter­ni­tés sont donc dé­sor­mais équi­pées de bai­gnoires de ma­ter­ni­té dans les­quelles il est pos­sible, grâce à de nom­breux mo­ni­teurs, de sur­veiller le dé­rou­le­ment de l’ac­cou­che­ment, de même que la fré­quence car­diaque du bé­bé tant at­ten­du. Fait à no­ter : cette pra­tique per­met aus­si la pra­tique de la pé­ri­du­rale.

LES SAGES-FEMMES... POUR­QUOI CE RETOUR AUX SOURCES?

C’est avant tout un dé­sir des femmes de don­ner nais­sance dans un cadre plus fa­mi­lial et cha­leu­reux qui a en­gen­dré le grand retour des sa­ges­femmes au cours de la der­nière dé­cen­nie. Con­trai­re­ment à ce que l’on pour­rait pen­ser au pre­mier abord, faire le choix d’ac­cou­cher en com­pa­gnie d’une sage-femme n’est pas né­ces­sai­re­ment sy­no­nyme d’ac­cou­che­ment à do­mi­cile. En ef­fet, plu­sieurs mai­sons de nais­sance ont vu le jour au Qué­bec et per­mettent un com­pro­mis entre l’ac­cou­che­ment à la mai­son, qui peut s’avé­rer une op­tion stres­sante, et l’ac­cou­che­ment en hô­pi­tal qui, se­lon cer­taines, manque de na­tu­rel et de cha­leur hu­maine. Une op­tion qui peut s’avé­rer in­té­res­sante donc, tant que l’on se rap­pelle bien l’im­por­tance de faire ap­pel à une sage-femme com­pé­tente et di­plô­mée.

PÉ­RI­DU­RALE OU NON?

Alors que pour cer­taines femmes il n’y a même pas ma­tière à ré­flexion (la mé­de­cine a évo­lué et per­met l’ac­cou­che­ment sans dou­leur, pour­quoi m’en pri­ver?) et que pour d’autres, la pé­ri­du­rale in­ter­vient dans le pro­ces­sus na­tu­rel de l’ac­cou­che­ment, il en reste qui sont in­cer­taines de leur dé­ci­sion à ce su­jet.

L’es­sen­tiel est de pe­ser le pour et le contre de la pé­ri­du­rale, et ce, avant le mo­ment de l’ac­cou­che­ment, même si vous se­rez tou­jours libre de change d’idée à la der­nière mi­nute. En plus d’en dis­cu­ter avec votre mé­de­cin ou votre sage-femme, pre­nez en compte votre ca­pa­ci­té de gé­rer la dou­leur, votre stress face à l’ac­cou­che­ment, de même que la fa­çon dont vous dé­si­rez vivre ce mo­ment. Quoi qu’il en soit, vous êtes la seule à pou­voir prendre cette dé­ci­sion, et tâ­chez de faire fi de ce que votre en­tou­rage en pen­se­ra.

Ac­cou­cher avec... ou sans la com­pa­gnie du fu­tur pa­pa? Vi­rés d’of­fice dès que le tra­vail com­men­çait dans les salles d’ac­cou­che­ment du siècle der­nier, par­tie in­té­grante du grand mo­ment de­puis quelques dé­cen­nies, la place du fu­tur pa­pa lors de l’ac­cou­che­ment de­meure un su­jet de dis­cus­sion. Pour les psy­cho­logues spé­cia­listes en re­la­tions de couple et en fa­mille, une chose de­meure claire : c’est la per­son­na­li­té des fu­turs pa­rents qui dé­ter­mi­ne­ra le meilleur choix à faire à ce cha­pitre. En ef­fet, un pa­pa mis à l’écart lors de la ve­nue au monde de son en­fant pour­rait le sen­tir comme un re­jet et avoir, par la suite, du mal à trou­ver sa place entre sa conjointe et son en­fant.

À l’op­po­sé, cer­taines fu­tures ma­mans peuvent être mal à l’aise que leur conjoint les ac­com­pagne lors de ce mo­ment phy­si­que­ment fort éprou­vant... N’ou­blions pas non plus les pa­pas qui craignent ce mo­ment en rai­son de leur pho­bie du sang. L’im­por­tant est donc d’en dis­cu­ter avec votre conjoint afin de vous as­su­rer d’un res­pect mu­tuel et de la meilleure op­tion pour vous, comme pour lui.

COM­MENT RE­VE­NIR AU TRAIN-TRAIN QUO­TI­DIEN APRÈS L’AC­COU­CHE­MENT?

Si l’ac­cou­che­ment en lui-même est un mo­ment dif­fi­cile pour la mère et pour l’en­fant, le retour à la rou­tine du quo­ti­dien peut l’être tout au­tant. L’es­sen­tiel, pour se re­mettre les pieds dans le quo­ti­dien en li­mi­tant les tur­bu­lences se ré­sume en trois points :

• Prio­ri­sez : Non, avec un pou­pon, votre mai­son ne se­ra pas aus­si étin­ce­lante qu’au­pa­ra­vant, et les sou­pers ne se­ront peut-être pas aus­si éla­bo­rés. Par contre, ap­pre­nez à fixer vos prio­ri­tés et ten­tez de lâ­cher prise sur cer­tains points : les pre­miers mois avec bé­bé sont pré­cieux, ne les gâ­chez as en vou­lant tout faire!

• Respectez vos ca­pa­ci­tés : Oui, vous vou­liez vous re­mettre en forme aus­si­tôt bé­bé ar­ri­vé et vous aviez pré­vu tra­vailler de la mai­son quelques heures par jour dès que votre pou­pon se­rait en­dor­mi... Par contre, vous ne ga­gne­rez rien à épui­ser vos éner­gies par obs­ti­na­tion. Ac­cor­dez-vous le temps de vous re­mettre de l’ac­cou­che­ment. Respectez votre rythme... et ce­lui de bé­bé.

• Lais­sez-vous ai­der : Avoir un bé­bé de­mande du temps et une quan­ti­té in­com­men­su­rable d’énergie. Votre ho­raire dé­bor­dait dé­jà avant l’ar­ri­vée de bé­bé... Main­te­nant qu’il est là, ap­pre­nez à vous lais­ser ai­der. Ac­cep­tez avec le sou­rire les pe­tits plats cui­si­nés par votre belle-mère et n’hé­si­tez pas à de­man­der l’aide d’une amie ou d’une soeur pour quelques heures. Vous n’en se­rez que plus re­po­sée, et plus à même de prendre soin de bé­bé. M&M

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