Gros­sesse ali­tée : Pe­tits trucs pour gar­der le mo­ral

Pe­tits trucs pour gar­der le mo­ral

Maman & Moi - - Sommaire - Par Sa­rah Rioux

Cer­taines femmes en­ceintes ont be­soin de beau­coup de re­pos. Res­ter al­lon­gée pen­dant quelques se­maines ou quelques mois est par­fois né­ces­saire au bon dé­rou­le­ment de la gros­sesse. Même si elle se dé­roule moins ac­ti­ve­ment qu’une autre, la gros­sesse ali­tée peut tout de même se ré­vé­ler très épa­nouis­sante.

Si la gros­sesse n’est pas une ma­la­die, elle consti­tue tout de même un état qui fa­tigue votre corps. Pour cer­taines fu­tures ma­mans, les neuf mois de gros­sesse se passent un peu moins fa­ci­le­ment que pré­vu.

UNE GROS­SESSE ALI­TÉE CAR LA SAN­TÉ DE BÉ­BÉ EST EN JEU

Cer­taines femmes se voient re­com­man­der une gros­sesse ali­tée, pas parce qu’elles sont par­ti­cu­liè­re­ment fa­ti­guées mais parce que leur san­té ou celle de leur bé­bé est en jeu. No­tam­ment :

En cas de contrac­tions. Liées à une hy­per­ac­ti­vi­té de l’uté­rus, les contrac­tions en­trainent des mo­di­fi­ca­tions du col qui s’ouvre et se rac­cour­cit. Ce sont les signes avant-cou­reurs d’un ac­cou­che­ment pré­ma­tu­ré. Il faut donc ab­so­lu­ment évi­ter que votre bé­bé ne pèse sur votre col de l’uté­rus, et res­ter al­lon­gée est le seul moyen.

En cas de pla­cen­ta prae­via. On qua­li­fie de prae­via un pla­cen­ta dont la po­si­tion est anor­male : au lieu d’être si­tué as­sez haut dans l’uté­rus, il se trouve plus bas, à proxi­mi­té du col qu’il re­couvre en par­tie, gê­nant le pas­sage du foe­tus. Cette po­si­tion par­ti­cu­lière fa­vo­rise le sai­gne­ment, car le pla­cen­ta se dé­colle fa­ci­le­ment lorsque l’uté­rus se contracte. Res­ter al­lon­gée évite les hé­mor­ra­gies liées au pla­cen­ta prae­via.

En cas de re­tard de crois­sance in­tra-uté­rin. Ce­la si­gni­fie que le bé­bé in ute­ro est plus pe­tit qu’il de­vrait pour l’âge de la gros­sesse. Le bé­bé ne gros­sit pas as­sez et a des men­su­ra­tions in­suf­fi­santes pour son terme. Une obli­ga­tion de re­pos s’im­pose, sur le cô­té gauche de pré­fé­rence pour évi­ter de faire pres­sion sur la veine cave (veine qui ra­mène la cir­cu­la­tion san­guine du bas du corps vers le haut et qui passe à droite de l’uté­rus). Le pla­cen­ta est ain­si mieux nour­ri et votre bé­bé peut rat­tra­per son re­tard de crois­sance.

En cas d’hy­per­ten­sion ar­té­rielle. L’hy­per­ten­sion ar­té­rielle dé­signe une pres­sion trop éle­vée du sang qui cir­cule à l’in­té­rieur de vos ar­tères. L’hy­per­ten­sion peut se com­pli­quer et en­traî­ner une toxé­mie gra­vi­dique avec un risque de crise d’éclamp­sie. Cette crise s’an­nonce par une dou­leur ab­do­mi­nale droite in­tense, une per­cep­tion de mouches vo­lantes de­vant les yeux, des bour­don­ne­ments d’oreilles et des maux de tête. Pen­dant la crise, la fu­ture ma­man est se­couée par des convul­sions et perd connais­sance. La vie de la fu­ture ma­man et de son en­fant est en jeu.

En cas de cer­clage. Le cer­clage consiste à fau­fi­ler un fil de ny­lon au­tour du col de l’uté­rus pour le fer­mer. C’est une opé­ra­tion qui se pra­tique lorsque le col ne sait plus jouer son rôle de ver­rou. Le plus sou­vent, la béance du col est due à un cu­re­tage, une IVG, un ac­cou­che­ment dif­fi­cile d’un gros bé­bé ou d’une mal­for­ma­tion de l’uté­rus.

C’est en fonc­tion de la san­té de la fu­ture ma­man, de son bé­bé et du terme de la gros­sesse que le gy­né­co­logue choi­si­ra le type de re­pos (à la mai­son ou à l’hô­pi­tal, ab­so­lu ou par­tiel).

PE­TITS TRUCS POUR GAR­DER LE MO­RAL

Parce qu’une gros­sesse ali­tée n’est pas tou­jours gaie, sui­vez ces conseils pour gar­der le mo­ral pen­dant vos quelques se­maines d’inactivité.

Amé­na­gez votre es­pace. Dans votre lit ou sur le ca­na­pé, ca­lez votre dos avec des oreillers. Aé­rez la pièce tous les jours : mieux vaut un chan­dail sup­plé­men­taire qu’un air confi­né. Chan­gez vos draps ré­gu­liè­re­ment. Em­bel­lis­sez la pièce avec un bou­quet de fleur.

Pre­nez soin de vous. Vous vous sen­ti­rez mieux si vous soi­gnez votre ap­pa­rence. Pre­nez une bonne douche, évi­tez de res­ter en py­ja­ma et ma­quillez-vous un peu...

Dis­trayez-vous. C’est le mo­ment de com­men­cer la pile de bou­quins que vous n’aviez pas eu le temps de lire. Abon­nez-vous à des ma­ga­zines, re­gar­dez la té­lé, met­tez à jour vos al­bums de pho­tos. C’est aus­si le bon mo­ment pour ap­prendre à tri­co­ter des chaus­sons ou pour ap­prendre une langue étran­gère. Sim­pli­fiez-vous la vie. Sim­pli­fiez-vous la vie en uti­li­sant les ser­vices à do­mi­cile : ali­men­ta­tion, fleurs, coif­feur, es­thé­ti­cienne...

Met­tez votre en­tou­rage à contri­bu­tion. Votre mère, amies, belle-mère se­ront en­chan­tées d’être sol­li­ci­tées pour al­ler cher­cher l’aî­né à l’école, faire un peu de mé­nage, rem­plir le ré­fri­gé­ra­teur.

In­for­mez les aî­nés. Ex­pli­quez à vos autres en­fants le pour­quoi de ce cham­bou­le­ment. Ils doivent com­prendre pour pou­voir ac­cep­ter cette nou­velle si­tua­tion.

Re­la­ti­vi­sez. Peu im­porte si la chambre de l’aî­né n’est pas bien ran­gée ou que votre conjoint pré­pare sou­vent le même sou­per.

Gar­dez l’in­dis­pen­sable à por­tée de vous : mé­di­ca­ments, té­lé­com­mande de la té­lé­vi­sion, ma­ga­zines, bloc-notes, sty­lo, livres... M&M

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