Hé­ma-Qué­bec

Maman & Moi - - Sommaire - Par Laurent Paul Mé­nard, Di­rec­teur, Re­la­tions pu­bliques

HÉ­MA-QUÉ­BEC ET LA BANQUE DE LAIT MA­TER­NEL...

Alors que le nom d’Hé­ma-Qué­bec vient tout na­tu­rel­le­ment en tête lorsque vient le su­jet des dons de sang, il y a fort à pa­rier qu’il en se­ra bien­tôt de même lorsque l’on abor­de­ra le su­jet du don de lait ma­ter­nel au Qué­bec. « En ef­fet, le dé­ve­lop­pe­ment et l’offre d’une ex­per­tise et de ser­vices spé­cia­li­sés et no­va­teurs dans le do­maine des pro­duits bio­lo­giques hu­mains nous a me­nés tout na­tu­rel­le­ment vers la mise sur pied d’une banque de lait ma­ter­nel. De plus, notre or­ga­nisme est dé­jà re­con­nu pour la qua­li­té de ses pro­duits bio­lo­giques, son contrôle de qua­li­té, tout comme pour son vaste ré­seau de dis­tri­bu­tion et les in­fra­struc­tures né­ces­saires au lan­ce­ment d’un tel pro­jet d’en­ver­gure. » La banque de lait ma­ter­nel s’ins­cri­vait donc fort bien dans les cordes d’Hé­ma-Qué­bec.

Après tout, comme un don de sang, un don de lait ma­ter­nel est sy­no­nyme de don de vie... c’est dans cet op­tique qu’Hé­ma-Qué­bec offre aux centres hos­pi­ta­liers dans les­quels sont soi­gnés les grands pré­ma­tu­rés du Qué­bec. Par cette nou­velle banque, Hé­ma-Qué­bec di­ver­si­fie son offre de pro­duits bio­lo­giques, en plus d’ac­croître son ex­per­tise dans son do­maine.

QUI PEUT RE­CE­VOIR DU LAIT MA­TER­NEL DE LA BANQUE D’HÉ­MA-QUÉ­BEC ?

Tel que men­tion­né pré­cé­dem­ment, le lait ma­ter­nel re­cueilli par Hé­ma-Qué­bec est des­ti­né aux bé­bés grands pré­ma­tu­rés, c’est-à-dire qui naissent après 32 se­maines ou moins pas­sées dans le ventre de la mère, et qui ne peuvent pas, pour di­verses rai­sons, re­ce­voir le lait de leur mère. « Pour com­bler les be­soins en lait ma­ter­nel de ces bé­bé qui naissent plus fra­giles et vul­né­rables que les autres, c’est en­vi­ron 3 700 litres de lait qui sont né­ces­saires, et ce, chaque an­née au Qué­bec. » Pour ces bé­bés, le lait ma­ter­nel fait toute une dif­fé­rence. En ef­fet, ce­la ré­duit consi­dé­ra­ble­ment le risque d’en­té­ro­co­lite né­cro­sante, une ma­la­die du nou­veau-né qui touche les in­tes­tins et que l’on re­trouve chez près de 6 % des grands pré­ma­tu­rés et qui peut en­traî­ner de lourdes consé­quences chez l’en­fant.

Ce sont 300 don­neuses qui donnent leur lait chaque an­née pour per­mettre à Hé­ma-Qué­bec d’être à la hau­teur de la de­mande des centres hos­pi­ta­liers en lait ma­ter­nel. À l’échelle du Qué­bec, ce­la est re­la­ti­ve­ment peu; à titre de com­pa­rai­son, ce sont plus de 150 000 don­neurs qui rendent pos­sible le main­tien du ni­veau op­ti­mal de banques de sang.

QUI

Bien en­ten­du, afin de de­ve­nir don­neuse de lait ma­ter­nel, les femmes se doivent de ren­con­trer un cer­tains nombres de cri­tères, et ce, dans l’ob­jec­tif de four­nir aux re­ce­veurs un lait de la meilleure qua­li­té pos­sible. Évi­dem­ment, ces femmes doivent elles-mêmes al­lai­ter leur bé­bé et pré­sen­ter une sur­pro­duc­tion de lait afin d’être à même de faire des dons. Les femmes re­te­nues comme don­neuses doivent être en bonne san­té et être non fu­meuses (elles ne peuvent pas non plus consom­mer des pro­duits de sub­sti­tu­tion au ta­ba­gisme).

PEUT DON­NER ?

Afin d’éva­luer l’état de san­té des don­neuses po­ten­tielles, celles-ci doivent se sou­mettre à un bi­lan de san­té com­po­sé de pré­lè­ve­ments san­guins et d’un ques­tion­naire ex­haus­tif, et ce, tous les six mois. Elles sont éga­le­ment

tes­tées pour les vi­rus ou in­fec­tions qui pour­raient être trans­mis par le lait. Évi­dem­ment, il est pri­mor­dial pour Hé­ma-Qué­bec de ras­su­rer les mères qui pour­raient sou­hai­ter don­ner de leur lait : en tout temps, l’en­fant de la ma­man don­neuse de­meure prio­ri­taire et, dans l’éven­tua­li­té d’une baisse de pro­duc­tion de lait, cette der­nière peut, en tout temps, ces­ser les dons si la quan­ti­té de lait qu’elle pro­duit n’est plus suf­fi­sante que pour son seul en­fant. Dans le même ordre d’idées, il n’y a pas de quan­ti­té mi­ni­male de lait im­po­sé pour les dons qui, rap­pe­lons-le, sont tous fait sur une base vo­lon­taire et non ré­mu­né­rée.

Et le pro­ces­sus de don en tant que tel, à quoi ce­la res­semble-t-il ? En fait, il est as­sez simple. Le lait est re­cueilli et conge­lé par les mères, puis en­voyé à Hé­ma-Qué­bec au moyen de mes­sa­gers, à in­ter­valles ré­gu­liers. Chaque don­neuse re­çoit une trousse de don de lait in­cluant les bou­teilles et un guide d’in­for­ma­tion.

Une fois le lait re­cueilli, il est sou­mis à des ana­lyses bio­chi­miques qui per­mettent d’en éva­luer pré­ci­sé­ment la va­leur nu­tri­tion­nelle, puis, il est pas­teu­ri­sé afin d’en éli­mi­ner toute bac­té­rie ou vi­rus potentiels. Une fois pas­teu­ri­sé, le lait se conserve du­rant un an au congé­la­teur et peut ain­si être ache­mi­né aux centres hos­pi­ta­liers en quan­ti­té adé­quates se­lon la de­mande.des femmes qui étaient en­ceintes de 37 se­maines. Celles qui avaient été ex­po­sées le plus au so­leil avaient le plus haut ni­veau de vi­ta­mine D dans le sang. Leurs en­fants avaient de plus gros os et étaient en moyenne 0,5 cm plus grands que les en­fants nés dans les mois les plus sombres.

Les bé­bés nés en au­tomne et en hi­ver sont plus sus­cep­tibles de dé­ve­lop­per des al­ler­gies ali­men­taires. Per­sonne ne sait exac­te­ment pour­quoi, mais l’ex­po­si­tion au so­leil pen­dant la gros­sesse et le ni­veau de vi­ta­mine D pour­raient être en cause.

L’asthme est éga­le­ment plus fré­quent chez les en­fants nés en au­tomne. Pen­dant l’hi­ver, nous chauf­fons nos mai­sons et nous res­tons à l’in­té­rieur avec les fe­nêtres fer­mées. Donc, une des rai­sons pos­sibles est que les bé­bés sont ex­po­sés à plus d’al­ler­gènes au cours des pre­miers mois de leur vie, tels que les aca­riens de la pous­sière, par exemple.

Quant à la vi­sion, les bé­bés nés en été sont plus sus­cep­tibles d’être myope que les en­fants nés en hi­ver. Ce­la peut être dû à l’ex­po­si­tion ac­crue à la lu­mière na­tu­relle. M&M

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.