LE COM­MERCE AU DÉ­TAIL A-T-IL UN AVE­NIR?

Nord Info - - LA UNE - VA­LÉ­RIE SCHMALTZ

Homme de passion, Philippe Du­val, pré­sident et chef de la di­rec­tion du Groupe Uni­prix, a été le confé­ren­cier in­vi­té de la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie Thé­rèse-De Blain­ville. Ne ca­chant pas son pen­chant pour le com­merce au dé­tail, prin­ci­pal su­jet de son al­lo­cu­tion au­près des gens d’af­faires, il a rap­pe­lé com­bien cette fa­çon d’ache­ter était en­core consi­dé­rée comme une ave­nue mar­gi­nale pour cer­tains.

«Il y a dans le com­merce au dé­tail des opportunités de car­rière ex­po­nen­tielles. On vit un pro­fond chan­ge­ment, et il est faux de croire que le com­merce en ligne tue le com­merce tra­di­tion­nel», ex­plique l’homme d’af­faires.

IN­NO­VA­TION

Si les phar­ma­cies n’ont pas en­core suf­fi­sam­ment in­no­vé se­lon le confé­ren­cier, le consom­ma­teur, lui, est prêt et qué­mande même le chan­ge­ment.

«Oui, nous al­lons chan­ger notre po­si­tion­ne­ment. On se trans­forme pour jouer un rôle plus san­té. Vous sa­vez, peu d’en­tre­prises ont un plan stra­té­gique; or, il est pri­mor­dial et im­pé­ra­tif d’en avoir un pour se dé­mar­quer, ex­plique Philippe Du­val. Nous avons tra­vaillé pen­dant quatre mois à re­mettre en pra­tique ce qui a été fait, à se re­mettre en ques­tion. Oser, c’est se re­mettre en ques­tion et se trom­per. Ça prend beau­coup d’hu­mi­li­té, car chan­ger est la chose la plus dif­fi­cile à faire par­fois.»

PLAN STRA­TÉ­GIQUE

Puis­qu’on as­siste au­jourd’hui à la py­ra­mide in­ver­sée, c’est-à-dire que c’est le consom­ma­teur qui choi­sit les pro­duits, le chef d’en­tre­prise rap­pelle l’im­por­tance d’oser et de s’ou­vrir aux autres, mais aus­si d’écou­ter.

«Écou­ter est un art, sou­tient-il. C’est un gros pro­blème dans nos en­tre­prises, on veut tou­jours ré­pondre et non écou­ter.»

Sa­voir s’en­tou­rer des meilleurs de­vrait faire par­tie du plan stra­té­gique de chaque en­tre­prise se­lon le confé­ren­cier. Sou­te­nant que ces der­niers ne coûtent pas tou­jours plus cher à l’em­ployeur, Philippe Du­val men­tionne qu’il est im­por­tant d’éva­luer ses «meilleurs» puis­qu’ils rap­portent da­van­tage qu’un sa­la­rié.

«Il faut in­ves­tir et ces­ser de cou­per. Faire le tour du pro­jet avant de cou­per. Par­fois, on éteint nos gens au lieu de les va­lo­ri­ser.»

Parce qu’il prône l’ac­tion, le pré­sident et chef de la di­rec­tion du Groupe Uni­prix est convain­cu du bien-fon­dé d’une rencontre en chair et en os avec un client avant d’éta­blir un pro­gramme de fi­dé­li­sa­tion avec lui.

«Ma coif­feuse me de­mande 35 $ pour me cou­per les che­veux, alors qu’il ne me reste plus rien sur la tête! Et vous sa­vez quoi? J’y re­tourne tou­jours. Ça, c’est un vrai pro­gramme de fi­dé­li­sa­tion!» a-t-il conclu en plai­san­tant.

Photo Va­lé­rie Schmaltz

Le pré­sident et chef de la di­rec­tion du Groupe Uni­prix, Philippe Du­val, a été le ren­cier in­vi­té de la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie Thé­rèse-De Blain­ville. confé-

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